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Publié par Edouard Boulogne

1 ) N. Sarkozy. 2 ) "Nous autres magistrats, nous connaissons trop les faiblesses des hommes pour nous permettre de regarder les nôtres avec une excessive sévérité" ( de Marcel Aymé ).
1 ) N. Sarkozy. 2 ) "Nous autres magistrats, nous connaissons trop les faiblesses des hommes pour nous permettre de regarder les nôtres avec une excessive sévérité" ( de Marcel Aymé ).

1 ) N. Sarkozy. 2 ) "Nous autres magistrats, nous connaissons trop les faiblesses des hommes pour nous permettre de regarder les nôtres avec une excessive sévérité" ( de Marcel Aymé ).

Si Sarkozy était coupable comme le dénoncent avec une persistance insidieuse les trotskistes de Mediapart, et une flopée de « juges » sur lesquels le faux procès fait à Fillon durant la campagne des élections présidentielles, qui a perdree à ce bon candidat une élection imperdable, nous enregistrerions le fait en murmurant que le pouvoir corrompt.

Mais nous n'en sommes pas là. L'article d'Ivan Rioufol le rappelle avec sa rigueur et son talent habituel. ( LS ).

( Dernière minute. M. Sarkozy a été mis en examen. Nous verrons si les juges peuvent se sortir d'affaire dans les mois qui vont suivre ).

 

Sarkozy face à une justice sous influence

Par Ivan Rioufol le 21 mars 2018 12h23 | 61 Commentaires

Nicolas Sarkozy a entamé, ce mercredi matin à 8h, sa deuxième journée
de garde à vue dans les locaux de l’office anticorruption de Nanterre.
Celle-ci peut durer jusqu’à jeudi matin, si les juges le décident. Par
eux : Serge Tournaire, réputé proche du Syndicat de la Magistrature.
C’est ce même juge qui instruit également l’affaire Fillon, ouverte en
janvier 2017 à l’initiative du parquet national financier, créée en
2013. Cette instance, qui dépend hiérarchiquement du ministère de la
Justice, a aussi à connaître du dossier Claude Guéant, soupçonné
d’avoir eu un rôle central dans la réception de fonds libyens qui
auraient financé la campagne présidentielle de Sarkozy de 2007. Bref,
cet environnement judiciaire ne donne pas les garanties d’une justice
autonome. Quand Bruxelles reproche ces jours-ci à la Pologne d’avoir
pris des mesures menaçant l’indépendance de la justice et la
soumettant au pouvoir politique, la Commission européenne serait bien
inspirée de s’inquiéter pareillement de la perméabilité de l’exécutif
français au cœur du parquet financier. Ce dernier fut particulièrement
véloce, en janvier 2017, pour embrayer sur les révélations du Canard
Enchaîné à propos de la conduite parlementaire de Fillon. C’est ce
bras judiciaire du pouvoir politique qui interrompit le sprint
présidentiel du candidat de la droite, au mépris de la séparation des
pouvoirs. Depuis, constatons que l’urgent dossier Fillon ne donne plus
aucun signe de vie…

Il est permis, dans ce contexte français d’une justice sous influence
politique, de s’interroger sur la nécessité de cette mise en garde à
vue, évidemment infâmante pour un ancien chef de l’Etat. Une audition
comme simple témoin, plus discrète, aurait eu les mêmes résultats.
Médiatiquement, la présomption de culpabilité pèse désormais sur
Sarkozy, alors même que les sommes dont il aurait bénéficié de la part
de l’ancien dictateur libyen Kadhafi ne seraient plus de 50 millions
d’euros mais de 5 millions, à en croire la presse. Il est évident que
si tout ceci était démontré, le scandale serait énorme. Mais,
visiblement, les preuves manquent toujours après 5 ans
d’investigations. Les témoins, notamment l’intermédiaire
franco-libanais Ziad Takkiedine, sont plus que douteux. Et l’ancien
chef de l’Etat, qui participa à la destitution de Kadhafi, tient un
raisonnement de bon sens lorsqu’il écrit : "Si Kadhafi avait eu le
moindre élément contre moi, pourquoi ne l’aurait-il pas utilisé de son
vivant ? On a donc attendu sa mort pour fabriquer un document sur le
prétendu financement et le publier entre les deux tours de l’élection
présidentielle. La justice fera litière de ces accusations. Je n’ai
aucun doute". A trop vouloir démontrer la corruption du monde
politique, la justice prend le risque de confondre sa mission avec
celle du justicier. Un doute pèse sur la prétendue impartialité de
l’institution.

 

( II ) Monsieur Sarkozy mis en examen :

 

( http://premium.lefigaro.fr/flash-actu/2018/03/21/97001-20180321FILWWW00359-financement-libyen-sarkozy-mis-en-examen.php )

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