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Publié par Edouard Boulogne

1 ) Lilian Thuram. 2 ) André Quidal.
1 ) Lilian Thuram. 2 ) André Quidal.

1 ) Lilian Thuram. 2 ) André Quidal.

André Quidal est un vieil ami du Scrutateur, depuis 1980 , au temps de Guadeloupe 2000, où il écrivit souvent, notamment son premier roman pastiche polémique et humoristique de la politique de ce temps là en Guadeloupe, dans le genre du fameux Boileau ( Nicolas Despréaux ). Plus récemment il publia aux éditions Nestor, un essai politique dans la même veine que l'ouvrage précédent.

Et voici qu'il publie sur son site de facebook, un court pamphlet sur le cher Lilian Thuram. Tout est dit en quelques phrases. Certains trouveront le libelle un peu dur. Moi, je ne trouve pas. Et puis qui aime bien châtie bien.

 

Le Scrutateur.

 

_________________________

 

 

 

DE LILIAN THURAM A LUIS BUNUEL.


Lilian THURAM est sans doute le footballeur guadeloupéen le plus talentueux, depuis son illustre aîné Marius TRESOR le bien nommé. Sur un terrain de foot, le bel athlète était plus qu’un footballeur, un seigneur, d’une correction parfaite. Mais aussi un guerrier. Je vis, lorsqu’on lui reprocha, avec raison, son mauvais placement sur le terrain qui permit à la Croatie de mener contre la France, en demi-finale de la coupe du monde, le Nègre Marron, le guerrier, ressusciter en lui, et il marqua coup sur coup deux buts (les seuls de sa brillante carrière) qui permirent à l’équipe de France d’aller en finale et de gagner la coupe du monde de 1998. Il monta sur un nuage et oublia d’en redescendre. Comme beaucoup de grands sportifs, il ne sut s’arrêter à temps comme Zidane, qui, d’un coup de tête stupide l’empêcha d’accrocher une seconde étoile à son palmarès, mais qui se refait une notoriété en tant qu’entraîneur du Réal Madrid, comme Deschamps, en tant qu’entraîneur de l’Equipe de France. Et il sortit par la petite porte lors d’une coupe d’Europe des Nations désastreuse.
Depuis désœuvré, et parce qu’il porte des lunettes, il se prend pour un maître à penser et donneur de leçons. Il se paie le service d’un nègre blanc pour écrire un petit livre puis un gros, puis un autre encore…s’investit dans la lutte contre le racisme qu’il décèle partout. Il reprocha à Alain Finkielkraut, un philosophe français, son racisme car celui-ci avait dit un jour : « Du temps de mon père, c’était les Polonais qui faisaient la gloire de l’équipe de France, aujourd’hui ce sont les Antillais ». Comparer les Antillais à Raymond Kopaszewsky dit Kopa, décédé récemment, quelle preuve de racisme ! Il s’en prit même ces temps derniers, à Edson Arentes do Nascimento dit Pelé à qui il reprochait de n’avoir rien fait contre le racisme. Le pauvre ! Pelé lui sait que le racisme est comme l’amour, une maladie incurable dont on ne peut guérir que par un miracle ; un miracle d’amour ? L’auteur de « Cyrano de Bergerac », Edmond Rostand, prétendait lui, que « Le racisme, c’est une affaire de place ». En Guadeloupe, c’est particulièrement vrai : le Blanc croit que le Nègre a un quiqui plus gros que le sien et qu’il va lui prendre sa place entre les jambes de sa femme. Le Nègre croit que le Blanc a un cerveau plus gros que le sien et qu’il va lui prendre sa place dans l’administration française. Ce n’est pas Serge Bilé qui me démentira, qui devisait, dans un livre, sur « La légende du sexe surdimensionné des Noirs ».
J’ai lu qu’un jour, dans un cinq étoiles bruxellois où il dînait, il fit un esclandre et cria au racisme parce que se rendant aux toilettes, une femme de chambre lui fit remarquer que les toilettes étaient réservées aux clients. La pauvre n’étant pas abonnée à l’Equipe, n’avait pas reconnu le Grand Lilian THURAM et quand bien même ; aujourd’hui on ne parle que de Lacazette, Martial ou Paillet. Thuram c’est passé de mode.
Combien de fois, ne m’a-t-on fait ce genre de remarque, en Guadeloupe ou ailleurs. Je commandais simplement et payais une boisson que je ne consommais même pas, pour pouvoir utiliser les toilettes. Même qu’un jour, il était urgent que je me serve de ces lieux d’aisance et je suis entré par mégarde dans ceux réservés aux dames. M’ayant aperçu de ma méprise j’en sortis aussi rapidement que possible, avec dans les mains « Cet obscur objet du désir » féminin selon Luis Buñuel, le grand cinéaste mexicain d’origine espagnole.
• Mais enfin Monsieur, c’est pour les dames, me dit une femme qui venait d’entrer !
• Moi, grivois, je lui balançai : Madame ce que je tiens dans ma main est aussi pour les dames. !
• Monsieur, me renvoya-t-elle, si ça tient dans une seule main, ça-ne-m’in-ter-resse- pas !
Chocking ! comme disent les Anglais, j’étais choqué. Tout fout le camp. Il n’y a plus de saisons, plus d’enfants, plus de faibles femmes, ya plus rien. Tout va à vau l’eau. Sniff,…je pleure.

 

André Quidal .

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