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Publié par Edouard Boulogne

Emmanuel Macron en Corse.

Il y a trois jours j'écrivais « nous verrons, en Corse , si E. Macron a un comportement de chef d'Etat, ou si missié cé selman on ti boug ki ka fè diez » ( c'est-à-dire un gamin qui fait le pitre ). Le Scrutateur, s'il n'est pas macronien s'efforce de juger honnêtement. Or, face aux sédicieux de l'île de beauté, Macron a fait le chef de l'Etat. S'il faut demeurer prudent, car en politique il y a le visible et le masqué, les paroles officielles, et les intrigues de couloir qui parfois démentent l'officiel.

Mais je ne ferai pas ce soir de procès d'intention au chef de l'Etat.

D'autres occupations ne m'ont pas permis d'en écrire plus long, et plus tôt. Aussi je reprendrai, dans l'ensemble à mon compte ce qu'en dit Charles de Saint-Sauveur dans Le Parisien ( LS ).

 

 

Macron, l’effet boomerang

 

 

 

de Charles de Saint-Sauveur

 

 
 

Mission réussie pour Emmanuel Macron. Sa visite en Corse s’annonçait piégeuse après la victoire des nationalistes aux élections territoriales de décembre. Et la pression minutieusement orchestrée depuis deux mois par le duo Talamoni-Siméoni, à renforts de déclarations et de manifestation. Le président était donc attendu au tournant. Il en a fait une sorte de défi institutionnel, en mode «je vais leur montrer qui c’est Raoul». D’abord Ajaccio pour un premier acte tout en symboles. Avec l’hommage à Claude Erignac, le message aux dirigeants nationalistes, renvoyés à leurs paroles parfois ambigües sur cet assassinat, a été très clair : «Ce qui s'est passé ici ne se justifie pas, ne se plaide pas ». Les mots dignes mais implacables de la veuve du préfet, juste avant, ont fait résonner les siens comme une évidence. Le second acte, cet après-midi à Bastia, a de quoi donner le tournis au nouveau pouvoir corse. Il a sèchement fermé la porte à leurs principales revendications (non à la co-officialité de la langue corse, non au statut de résident, pas un mot sur le rapprochement des prisonniers), mais l’a ouverte sur la mention de la Corse dans la Constitution... mais pour mieux l’ « ancrer dans la République» ! Evidemment, ce n’est pas le sens que les indépendantistes ou même les autonomistes donnent à la reconnaissance de leur spécificité. Le chef de l’Etat leur a enfin délivré une adresse subliminale en forme d’injonction : maintenant que vous tenez les leviers du pouvoir, c’est à vous que revient la responsabilité d’agir enfin efficacement pour la région.

 

 

 
 

 

 

 

 

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