Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

1 ) Représentation" commune" de Cupidon ( ou d'éros ). 2 ) Représentaion médiévale du vrai St Valentin. 3 ) En Guadeloupe, Valentin-Cupidon frappe encore ( beaucoup ).).
1 ) Représentation" commune" de Cupidon ( ou d'éros ). 2 ) Représentaion médiévale du vrai St Valentin. 3 ) En Guadeloupe, Valentin-Cupidon frappe encore ( beaucoup ).).
1 ) Représentation" commune" de Cupidon ( ou d'éros ). 2 ) Représentaion médiévale du vrai St Valentin. 3 ) En Guadeloupe, Valentin-Cupidon frappe encore ( beaucoup ).).

1 ) Représentation" commune" de Cupidon ( ou d'éros ). 2 ) Représentaion médiévale du vrai St Valentin. 3 ) En Guadeloupe, Valentin-Cupidon frappe encore ( beaucoup ).).

Le 14 février ce sera la St Valentin. Les réseaux sociaux vont vibrer ( pas seulement lesdits réseaux ). Mais qui était ce saint ? Etait-il ce Cupidon ( Cupidon, ce petit dieu fils d'Aphrodite ou de Vénus – éros chez les Grecs – est représenté sous la forme d'un petit garçon facétieux, armé de flèches qu'il décochait et qui rendaient amoureux fous ceux qui en étaient frappés, possédés par cet amour dont le poète arabe médiéval Ibn Ashm disait qu'il « était une maladie incurable, et que celui qui en était atteint ne voudrait pour rien au monde en être délivré". Comme chantait Dalida : » parolés, parolés, parolés ! ).

En fait, Valentin était un évêque romain. Il fut décapité sur ordre de l’empereur Claude en 268. Il avait osé transgresser les décisions impériales en célébrant un mariage chrétien entre Serapia et Sabin.


 

( https://www.dreuz.info/2018/02/10/st-valentin-devient-st-cupidon/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+(Dreuz) ).


 

Publié par Abbé Alain Arbez le 10 février 2018


 

Valentin était un évêque romain. Il fut décapité sur ordre de l’empereur Claude en 268. Il avait osé transgresser les décisions impériales en célébrant un mariage chrétien entre Serapia et Sabin.

A l’époque se déroulait chaque printemps la fête des Lupercales, donnant l’occasion à de jeunes hommes et à de jeunes femmes de déposer leurs noms dans des urnes pour pouvoir ensuite tirer au sort les partenaires d’un jour. Ces festivités orgiaques étaient organisées sous le patronage de la déesse Junon et du dieu Pan, et les prêtres de Lupercus organisaient des fêtes délirantes. Face à ces solennités païennes et leurs débordements, des chrétiens voulurent mettre en valeur un amour véritable entre un homme et une femme. Ils étaient à l’évidence à contre-courant de l’opinion majoritaire ! Ce n’étaient pas des rabat-joie, mais des êtres convaincus que l’amour vraiment respectueux des personnes serait fondé sur un engagement mutuel, selon les valeurs éthiques de la parole de Dieu.

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.

D’après la chronique, Serapia et Sabin ont fait appel à Valentin pour qu’il bénisse leur union basée sur un amour sincère et définitif. Comme pour d’autres mariages semblables célébrés par l’évêque Valentin en infraction des décrets de l’empereur, ces démarches furent réprimées par le martyre. Il faut préciser qu’une des raisons d’interdiction du mariage – outre la licence des mœurs – était qu’un soldat marié avait beaucoup moins de motivation pour partir faire la guerre.

Mais comment en est-on arrivé à confondre le témoignage courageux de Valentin avec un Cupidon capricieux décochant ses flèches pour des partenariats sans lendemains ?

On entend souvent l’argument selon lequel l’Eglise aurait été assez habile, dans les premiers siècles, pour évangéliser des rites païens. Or, si l’on observe bien le cours des choses, c’est exactement l’inverse qui s’est produit : la Saint Valentin, initialement dédiée à une union loyale et durable, est devenue la fête des amoureux pour partenaires provisoires. Au contraire des idées reçues, la société a donc paganisé et popularisé une fête aux motivations spirituelles en occultant les dimensions éthiques qui l’accompagnaient.

C’est au XIV° siècle que la Grande Bretagne a popularisé la St Valentin pour les amoureux. Mais le promoteur de la célébration était un Vaudois établi outre-Manche, le capitaine Othon de Grandson, qui dans ses poèmes mettait en valeur les serments d’avenir que se font les véritables âmes sœurs (« Le souhait de Saint Valentin »). William Shakespeare fait mention de la St Valentin dans Hamlet : il compare poétiquement les amoureux qui échangent de doux messages avec les oiseaux qui commencent leurs approches nuptiales.

C’est cette mise en valeur de l’amour d’un couple qui aurait préparé ce qui a donné naissance au rituel médiatique d’aujourd’hui.

Mais il est tout de même étonnant de voir St Valentin – qui a donné sa vie pour avoir consacré des mariages – devenir à notre époque un logo publicitaire de rencontres frivoles sous l’égide de Cupidon.

 


 

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article