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Publié par Edouard Boulogne

Ouvrir le lien à la fin de l'article pour voir le petit garçon noir, supposé victime.

Ouvrir le lien à la fin de l'article pour voir le petit garçon noir, supposé victime.

De quoi s'agit-il ?

 

C'est très simple. Top simple, même : une polémique a commencé dimanche sur les réseaux sociaux. La blogueuse et mannequin Stephanie Yeboah, "découvre une photo à connotation raciste sur la version anglaise du site de H&M et la poste sur son compte Twitter". On y voit un petit garçon noir poser avec un sweat-shirt vert à capuche, avec pour inscription : "Coolest monkey in the jungle". Traduction : "Le singe le plus cool de la jungle".

 

Alors pour entrer dans le fond des choses, si la photo d'une petit garçon du même âge, vêtu du même sweat shirt avait été celle d'une petit garçon blanc, la prétendue connotation aurait-elle été la même ?

 

Pour aller plus loin dans le fond des choses : quelqu'un peut-il expliquer, montrer, préciser ou encore démontrer où réside la connotation raciste, sur cette photo ?

 

Et pourquoi alors que le principe qui préside à l'existence de la démocratie est que tous les hommes sont égaux et qu'il ne saurait être question de différence entre les personnes du fait d'origines généalogiques différentes - au point qu'il est même interdit de dire, croire ou penser le contraire -, en quoi la photo d'un petit garçon de couleur et celle d'un  petit garçon blanc vêtus de la même façon provoquerait-elle une accusation de connotation raciste dans un cas et pas dans l'autre sinon parce que, visiblement, et d'une manière aussi offensive qu'offensante, les "buzzers" ont l'air de le penser à partir de critères qui leur sont propres ? À moins que les dés soient pipés et qu'il s'agisse d'une escroquerie à l'indignation de plus dans un registre où les plus bruyants ténors de foire excellent, en laissant entendre qu'un éventuel sous-entendu - sans préciser lequel - aurait rendez-vous avec le bien entendu - sans préciser chez lesquels - après s'être entendus avec les milices de la malice pour inventer le mal là où ils ont décidé de le semer pour récolter la haine. 

 

Assez curieusement, l'idée d'égalité originelle parfaite entre les hommes au nom d'une seule et même filiation (qui est d'amour de Dieu, selon les judéo-chrétiens ) est une conception qui s'assortit, au moins en principe, d'un devoir de charité illustré notamment par la parabole du bon Samaritain et, surtout, au-delà du devoir, d'une réalité d'inclination. Assez curieusement, en effet, car au fur et à mesure que le christianisme a été cantonné à la sphère privée, les plus chatouilleux docteurs ès égalité entre personnes sont montés en religion, ce qui explique qu'ils aient besoin de martyres au point inventer pour que monte en puissance leur église où les sycophantes ont rang de prélat et où les seuls chants qui s'élèvent de la communauté des fidèles le font au son des orgues de Pavlov sur des airs de chantage à l'ordre public là où une haine accusatrice a pris la place de cette suggestion augustinienne : « Aime ! »

 

Est-ce que ce ne seraient pas par hasard les mêmes personnes, qui - on ne comprend pas très bien pourquoi - brandissent l'accusation de racisme chaque fois qu'une illustration met en scène des gens de couleur sous prétexte qu'elle véhiculerait - du simple fait de son existence -  telle ou telle connotation imaginaire qui serait, elle, habitée par un racisme aussi délirant que paranoïaque et sans le moindre espoir de guérison, puisqu'il s'agit d'une véritable possession quasi diabolique assortie d'une intention tout aussi diabolique de déclencher la persécution de ceux qui n'auraient pas leur caution ?

 

L''islam interdit certes la représentation de Dieu et toute image que l'on pourrait inventer pour représenter Allah. Pour sa part, la buzzeritude interdirait-elle celle des personnes dont elle a décidé de faire des emblèmes, et en particulier celles dont l'origine se rattache de près ou de loin au continent noir ?  

 

La buzzeritude exige pourtant - estimant que les blancs sont trop représentés dans la sphère picturale et audio-visuelle française - que la diversité soit davantage mise en avant. Mais de quelle façon ?

 

En résumé le présumé "débat" ressemble de plus en plus à une maison ouverte à tous vents. Et quand on dit vents... Au rythme actuel, bientôt, tout sera emporté loin de toute raison autre que celle du plus enragé. Il faut s'y faire, car cela fait des décennies que  nos Hercule de la parole publique braient jour et nuit. Aussi la tentation du coup de pied de l'âne devient-elle de plus en plus irrésistible. Sans doute pour faire comme les dieux, dans l'Iliade et l'Odyssée,. 

 

Quoi qu'il en soit, être accusé de racisme aujourd'hui équivaut à l'accusation d'avoir volé les tours de Notre-Dame. Autant avoir de bonnes jambes, si ont veut suivre le conseil du chancelier d'Ormesson qui est, en pareil cas, de prendre la poudre d'escampette. Car dans ce genre de coup du sort : face on perd et pile, c'est l'accusation qui gagne. Dans l'opinion comme devant le présumé juge. Quant à la présomption d'innocence, non seulement elle est ridicule en soi puisqu'il s'agit de présumer innocent celui que l'on présume coupable, mais en matière de racisme cette présomption d'innocence n'existe pas en raison des sens interdits qui rendent impossible le parcours du combattant impossible à moins de combattre dans le camp de l'accusation. Dans ce camp-là, tout n'est qu'innocence, pureté, poésie et douce fraternité champêtre... Un peu comme les discours de campagne éléctorale de quelqu'un dont on a dit que certains l'appelaient François. Pour honorer sa franchise, évidemment.

 

En conclusion, le plus simple eût été que la police des sweat shirts intervînt en amont de cette grotesque affaire en interdisant que soit imprimé "Coolest monkey in the jungle" sur le moindre vêtement d'enfant, comme devraient être bannis par la police du langage toute allusion aux animaux dans les expressions comme "Mon lapin", "Ma puce", "Ma biche" ainsi que toute référence aux animaux dans le langage courant, les proverbes et bien entendu la mise au pilon de tous les exemplaires des Fables de La Fontaine existant. Et puis, pour faire bonne mesure, il faudrait censurer certaines citations "cultes" comme dans Titanic, lorsque Léonardo di Caprio s'écrie "I'm the king of the world !". Non mais ! qu'est-ce que cette prétention inégalitaire et dictatoriale ? En tous cas, en Corée du nord, c'est ce qui aurait été fait. Là-bas, on ne rigole pas avec la majesté. Les Français ont du reste fait la révolution pour ça ! Pour arrêter de rigoler avec la souveraineté, dont la seule qui soit sacrée est celle du peuple.

 

 

https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/08/2717644-photo-h-connotation-raciste-cree-polemique.html#xtor=EPR-7

 

 

C'est très simple. Top simple, même : une polémique a commencé dimanche sur les réseaux sociaux. La blogueuse et mannequin Stephanie Yeboah, "découvre une photo à connotation raciste sur la version anglaise du site de H&M et la poste sur son compte Twitter". On y voit un petit garçon noir poser avec un sweat-shirt vert à capuche, avec pour inscription : "Coolest monkey in the jungle". Traduction : "Le singe le plus cool de la jungle".

 

Alors pour entrer dans le fond des choses, si la photo d'une petit garçon du même âge, vêtu du même sweat shirt avait été celle d'une petit garçon blanc, la prétendue connotation aurait-elle été la même ?

 

Pour aller plus loin dans le fond des choses : quelqu'un peut-il expliquer, montrer, préciser ou encore démontrer où réside la connotation raciste, sur cette photo ?

 

Et pourquoi alors que le principe qui préside à l'existence de la démocratie est que tous les hommes sont égaux et qu'il ne saurait être question de différence entre les personnes du fait d'origines généalogiques différentes - au point qu'il est même interdit de dire, croire ou penser le contraire -, en quoi la photo d'un petit garçon de couleur et celle d'un  petit garçon blanc vêtus de la même façon provoquerait-elle une accusation de connotation raciste dans un cas et pas dans l'autre sinon parce que, visiblement, et d'une manière aussi offensive qu'offensante, les "buzzers" ont l'air de le penser à partir de critères qui leur sont propres ? À moins que les dés soient pipés et qu'il s'agisse d'une escroquerie à l'indignation de plus dans un registre où les plus bruyants ténors de foire excellent, en laissant entendre qu'un éventuel sous-entendu - sans préciser lequel - aurait rendez-vous avec le bien entendu - sans préciser chez lesquels - après s'être entendus avec les milices de la malice pour inventer le mal là où ils ont décidé de le semer pour récolter la haine. 

 

Assez curieusement, l'idée d'égalité originelle parfaite entre les hommes au nom d'une seule et même filiation (qui est d'amour de Dieu, selon les judéo-chrétiens ) est une conception qui s'assortit, au moins en principe, d'un devoir de charité illustré notamment par la parabole du bon Samaritain et, surtout, au-delà du devoir, d'une réalité d'inclination. Assez curieusement, en effet, car au fur et à mesure que le christianisme a été cantonné à la sphère privée, les plus chatouilleux docteurs ès égalité entre personnes sont montés en religion, ce qui explique qu'ils aient besoin de martyres au point inventer pour que monte en puissance leur église où les sycophantes ont rang de prélat et où les seuls chants qui s'élèvent de la communauté des fidèles le font au son des orgues de Pavlov sur des airs de chantage à l'ordre public là où une haine accusatrice a pris la place de cette suggestion augustinienne : « Aime ! »

 

Est-ce que ce ne seraient pas par hasard les mêmes personnes, qui - on ne comprend pas très bien pourquoi - brandissent l'accusation de racisme chaque fois qu'une illustration met en scène des gens de couleur sous prétexte qu'elle véhiculerait - du simple fait de son existence -  telle ou telle connotation imaginaire qui serait, elle, habitée par un racisme aussi délirant que paranoïaque et sans le moindre espoir de guérison, puisqu'il s'agit d'une véritable possession quasi diabolique assortie d'une intention tout aussi diabolique de déclencher la persécution de ceux qui n'auraient pas leur caution ?

 

L''islam interdit certes la représentation de Dieu et toute image que l'on pourrait inventer pour représenter Allah. Pour sa part, la buzzeritude interdirait-elle celle des personnes dont elle a décidé de faire des emblèmes, et en particulier celles dont l'origine se rattache de près ou de loin au continent noir ?  

 

La buzzeritude exige pourtant - estimant que les blancs sont trop représentés dans la sphère picturale et audio-visuelle française - que la diversité soit davantage mise en avant. Mais de quelle façon ?

 

En résumé le présumé "débat" ressemble de plus en plus à une maison ouverte à tous vents. Et quand on dit vents...!!! Au rythme actuel, bientôt, tout sera emporté loin de toute raison autre que celle du plus enragé. Il faut s'y faire, car cela fait des décennies que  nos Hercule de la parole publique braient jour et nuit. Aussi la tentation du coup de pied de l'âne devient-elle de plus en plus irrésistible. Sans doute pour faire comme les dieux, dans l'Iliade et l'Odyssée,. 

 

Quoi qu'il en soit, être accusé de racisme aujourd'hui équivaut à l'accusation d'avoir volé les tours de Notre-Dame. Autant avoir de bonnes jambes, si ont veut suivre le conseil du chancelier d'Ormesson qui est, en pareil cas, de prendre la poudre d'escampette. Car dans ce genre de coup du sort : face on perd et pile, c'est l'accusation qui gagne. Dans l'opinion comme devant le présumé juge. Quant à la présomption d'innocence, non seulement elle est ridicule en soi puisqu'il s'agit de présumer innocent celui que l'on présume coupable, mais en matière de racisme cette présomption d'innocence n'existe pas en raison des sens interdits qui rendent impossible le parcours du combattant impossible à moins de combattre dans le camp de l'accusation. Dans ce camp-là, tout n'est qu'innocence, pureté, poésie et douce fraternité champêtre... Un peu comme les discours de campagne éléctorale de quelqu'un dont on a dit que certains l'appelaient François. Pour honorer sa franchise, évidemment.

 

En conclusion, le plus simple eût été que la police des sweat shirts intervînt en amont de cette grotesque affaire en interdisant que soit imprimé "Coolest monkey in the jungle" sur le moindre vêtement d'enfant, comme devraient être bannis par la police du langage toute allusion aux animaux dans les expressions comme "Mon lapin", "Ma puce", "Ma biche" ainsi que toute référence aux animaux dans le langage courant, les proverbes et bien entendu la mise au pilon de tous les exemplaires des Fables de La Fontaine existant. J'ai d'ailleurs un ami, qui chaque fois qu'il me parle de son petit garçon, - un petit blanc, - me parle tout attendri de son petit BOURRICOT, ce qui pourrait lui causer des ennuis, si... ! Et puis, pour faire bonne mesure, il faudrait censurer certaines citations "cultes" comme dans Titanic, lorsque Léonardo di Caprio s'écrie "I'm the king of the world !". Non mais ! qu'est-ce que cette prétention inégalitaire et dictatoriale ? En tous cas, en Corée du nord, c'est ce qui aurait été fait. Là-bas, on ne rigole pas avec la majesté. Les Français ont du reste fait la révolution pour ça ! Pour arrêter de rigoler avec la souveraineté, dont la seule qui soit sacrée est celle du peuple.

https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/08/2717644-photo-h-connotation-raciste-cree-polemique.html#xtor=EPR-7

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Xam Cirederf 09/01/2018 13:01

Mais il faudrait alors que les ressemblances simiesques soient exclus de toute photo ou de toute présence devant une caméra, que ce soit en tee-shirt, en robe de soirée, courte ou longue avec ou sans pantalon et avec ou sans manteau de couleur vive ou pas. Que de travail pour les professionnels qui doivent dire ou proclamer qui est singe ou ne l'estpas......

Livia 09/01/2018 11:09

Alors que les mêmes demandent à cor et à cris des "opportunités" pour les personnes de couleurs! On marche sur la tête!

Léon Dupan 09/01/2018 07:36

Que les théologiens se méfient. Si par hasard il venait à l'un d'eux l'idée d'évoquer le "singe de Dieu" pour parler du diable, il serait aussitôt brûlé en place publique pour expier un crime imaginaire de racisme aggravé. Tout ça parce que quelqu'un auquel nous pourrions penser et très bien placé pour déclencher l'hallali se sentirait visé. Heureusement que ce monsieur ne s'intéresse pas beaucoup à ce qui se dit en matière de théologie, sinon...

Claude HOUEL 09/01/2018 00:25

Vous avez lu singe sur la photo, c'est bizarre,moi j'ai lu moine qui est,aussi la traduction de monke !
Faut se méfier des traduction, si vous avez, d'abord lu singe c'est que vous associez le noir au singe et ça c'est du racisme.
Plutôt que ne voir, jusqu'à l'obsession, que le mal partout, il serait plus intelligent de chercher l'intention : quel est le message publicitaire,le sens ? Mais l'intelligence est plus rare que la bêtise!
Quand j'étais petit mon père me disait "gueule de singe" mais sur un ton si affectueux qu'il ne me serait jamais venu à l'idée de considérer son intention comme une insulte.
Petit garçon j'avais un copain,guyanais de couleur: chaque fois que nous nous rencontrions nous nous gratifiions d'un Ka ou fè neg en rigolant, nous sommes restés les meilleurs amis du monde.
Tout est dans l'intention...