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Publié par Edouard Boulogne

Contradictions d'Emmanuel Macron ?

Quand il y a un étranger sur le plateau, Macron a une opinion sur ce qu'est une opinion où il dit clairement ce qui est opinion et ce qui ne l'est pas. Il y a en effet - selon ses propres mots - des opinions qui n'en sont pas : « Exprimer une opinion, si elle n'est pas une invitation au crime, si elle n'est pas une opinion qui consiste à détruire l'autre, ou à revendiquer ses thèses définies comme étant terroristes - nous en avons une définition claire - alors c'est une opinion et elle droit être libre. C'est ça, l'État de droit. Et la liberté d'opinion, d'expression, de conscience, c'est un bloc qui ne se divise ni ne se détricote. » Ah ! il s'en souviendra, de ce 5 janvier 2018, le Président Erdogan.

 

48 heures plus tôt, mais il ne s'agissait que de vœux du même Macron et non d'académisme, l'État de droit dont se prévalait deux jours plus tard le Président de la République française n'existait pas encore. Du moins si l'on retient que la liberté d'opinion, d'expression, de conscience - « c'est ça, l'État de droit ! » - est un bloc qui ne se divise ni ne se détricote. C'était le 3 janvier 2018, précisément. Du côté du tricot, il était ce jour-là question d'une loi en préparation pour renforcer le contrôle des contenus sur internet en "période électorale" et pour lutter contre les "fausses nouvelles", autrement dit pour encadrer et contrecarrer la diffusion et la propagation des "fausses informations", et pourquoi pas des "fausses définitions", fausses opinions" ou "fausses appréciations", voire "le mauvais goût".

 

Il a beau faire la leçon au Turc, il a de la chance, le Macron, que son homologue du Bosphore n'ait rien balancé sur son truc à lui en matière de liberté d'opinion et d'expression. Respect de la présomption d'innocence, sans doute.

 

Alors, erreur en-deçà du 4 janvier, vérité au-delà, ou le contraire ?

 

Une chose est sûre, c'est que A.H. - Aldous Huxley, à ne pas confondre avec Alolf Hitler ou avec quelqu'un d'autre - avait vu venir le coup, il y a longtemps.

« Il faut en finir avec les hypocrisies », c'est Macron qui le dit. Du coup, il ne reste plus qu'a... opiner.

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