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Publié par Edouard Boulogne

Des empoisonneurs indépendantistes et racistes au tribunal de P-à-P, contre la France.

Nous autres Guadeloupéens, nous avons regardé, il y a quelques jours, sur Guadeloupe 1 ère le résumé du « procès » fait à la France par quelques avocats et avocates séparatistes, assistés par une dizaine de comparses, au sujet de, devinez quoi ? Eh bien l'esclavage. Pas celui qui sévit actuellement en Afrique, du fait d'Africains, mais celui qui a été aboli chez nous en 1848.

Nous les avons regardé avec un mélange d'amusement et de lassitude.

Qui était membre de ce collectif ? Outre Luc Reinette le terroriste des années 1980, raciste comme il n'y a pas, un sextuor d'avocats blanchis dans l'insuccès, parmi lesquels une « mas à lan mo » – masque mortuaire, - au visage anguleux, accentué par des lunettes de films d'épouvante, que dans le public on désigne sous le sobriquet de « bèt a man Hibé » ( sobriquet qui désigne aux Antilles une sorte loup garou , ou encore de « phasme », con yo ka di en gran françé ! ).

Les Guadeloupéens ne sont pas séparatistes, sinon ils auraient placé à leur tête, depuis longtemps ces tristes personnages qui ont eu toute latitude de distiller leur propagande débile.

Mais il faut faire attention à ne pas se rassurer à trop bon compte. Il y a ailleurs des gens qui peuvent se lasser d'être insultés grossièrement par ces carnavaleux.

En témoignent ci-dessous l'article du site Polémia. Article qui clame bien fort son dégoût de la camarilla carnavalesque. Je suis d'accord avec ses analyses, mais pas sur sa conclusion. Ce ne sont pas les Guadeloupéens qui sont racistes, du moins pas plus qu'ailleurs.

Mais la répétition des mêmes bêtises, quand elles ne sont pas contredites finit par diffuser et empoisonner. Et, de fait, je n'ai lu ni entendu aucune personnalité politique commenter comme il convenait ces propos subversifs et outrageusement racistes.

Et la droite a été tuée en Guadeloupe par Lucette Michaux-Chevry dès le début des années 90.

Cette personne consciente du fait que le mot de séparatiste n'est pas porteur s'est contentée en 2003, de proposer par réferendum un changement de statut, non pas vers l'indépendance mais vers plus de  décentralisation, une autonomie modérée. Le peuple lui a répondu par un NON massif à 74%.

Voici qui est clair.

Je fais précéder l'article de Polémia, par un commentaire sur son site de facebook d'André Quidal, homme de courage et de bon sens.

 

Le Scrutateur.

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« DU GENE DE L'ESCLAVAGE
Nous sommes foutus!
Grâce à Taubira et à d'autres, nos enfants seront des descendants d'esclaves jusqu'à la fin des temps puisque chaque année, d'avril à juin, comme une litanie, par des commémorations répétées dans un calendrier, on leur rappelle cette infamie que certains de leurs ancêtres blancs et noirs ont infligée à certains de leurs ancêtres noirs. Et pour ceux qui souffrirait de surdité, on leur a planté ,comme un nez dans un visage, un magnifique mémorial acte sur les ruines de Darboussier. Selon l'ancien ministre des Outre-Mer, la Réunionnaise, Ericka Bareigts, "nos jeunes se sentent dévalorisés". Comment en serait-il autrement si chaque année, on leur inflige cette litanie mortifère. Mais il y a pire. J'ai entendu sur Facebook, une avocate demanderesse de réparations de l'esclavage, à la France, plaider que "des scientifiques ont prouvé que l'esclavage crée un gène et que nous sommes tous porteurs de ce gène maléfique". C'est du Gobineau* pur jus. Qu'on le veuille ou non, à cause de ce gène, nous sommes définitivement des esclaves. Sauf les Blancs bien sûr, sauf les Indiens arrivés après l'abolition...Je suppose que cet argent que ces hurluberlus réclament à la France, c'est pour financer la recherche génétique contre la bêtise, contre leur bêtise. Quoi qu'il en soit, en attendant cette molécule miraculeuse...Nous sommes foutus!
Joseph Arthur de Gobineau, "Essai sur l'inégalité des races humaines" ». ( André Quidal. ).

 

 

 

 

https://www.facebook.com/aquidal?fref=pb&hc_location=friends_tab&pnref=friends.all

 

 

 

 


 

"Esclavage : Des réparations pour que les Blancs réintègrent l’humanité"a réparation... « à tous les niveaux ».

 

 

A la première lecture du titre de cette vidéo "Esclavage : Des réparations pour que les Blancs réintègrent l'humanité", on ne peut qu'être sidéré par son racialisme profond - les blancs ne seraient pas donc pas humains - et cette exigence de « réparation » et son caractère imprescriptible qui en rappelle furieusement une autre.

Confirmée par la lecture de plusieurs commentaires comme celui ci-après « Eh ben voilà... Faut plus lâcher l'affaire maintenant... Faut qu'ils crachent au bassinet ces cochons blancs ! », les témoignages de jeunes (et de moins jeunes) qui n'ont jamais connu l'esclavage eux-mêmes fait froid dans le dos et pose une question : la France métropolitaine doit-elle enfin abandonner totalement ces îles ? Est-ce que tous les Antillais pensent que les « Blancs » dans leur ensemble doivent « cracher au bassinet » ? A mon sens non. 

Surprenant pour un métropolitain, Blanc, d'entendre cette avocate (20ième minute) narrer son échange avec les juges (apparemment des Blancs aussi) et de leur expliquer : « il faut que vous sachiez que vous n'êtes pas Blancs ; votre identité c'est une invention ». Les mêmes qui exigent la reconnaissance de leur identité nient celle des autres, les faisant même sortir de l'humanité. Cette même avocate traite la France d'état raciste. « La France, en bonne raciste, nous doit réparation » assène-t-elle (24ième minute). « Nous obtiendrons réparation d'une manière ou d'une autre. (…). Toutes les richesses de la France viennent soit du pillage de l'Afrique, soit de l'esclavage (…), Encore aujourd'hui si les Français mangent du pain tous les jours, c'est grâce à nous qui sommes là en train de travailler ».

Ensuite, on est frappé par l'amalgame « Noirs d'Afrique - Antillais ». L'un des intervenants de la vidéo parle ouvertement d'une problématique « racial ».

 

 

Hier (mardi 12 décembre 2017) s'est donc ouvert au TGI de Point-à-Pitre le procès d'« afro-descendants » les opposant à l'Etat français. L'Etat ou les Blancs ?

Un des points forts – d'où le titre – d'une des intervenantes de cette vidéo est de conditionner la réintégration dans l'humanité de « l'homme blanc » à la réparation, entre autre financière mais également sur une loi mémorielle, de ce dernier.

Un extrait de la plaidoirie :

«  J’ai en charge de répondre aux fins de non recevoir opposées, ratione temporis, par l’Etat français à l’action des demandeurs.

Je m’efforcerai de vous démontrer que les descendants d’africains réduits en esclavage (les A.F.R.E.S, comme il est convenu de les nommer par la diaspora) ont un droit perpétuel à réclamer réparation d’un crime qu’aucun temps, ni aucune loi ne peut couvrir.  »

 

Tout d'abord rappellons la loi de 2001, dite « Loi Taubira » et son article premier :

« La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du xve siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l'humanité.  »

Ensuite, effectivement aucune loi ne peut couvrir ou effacer un crime. Voilà bien un dévoiement total du Droit qu'a engagé ces lois mémorielles. Et voilà tout le paradoxe : réclamer une loi qui existe déjà (comme le fait ce député à la 14ième minute) et à des fins de « réparer » quelque chose qui ne pourra de toute façon pas l'être. Ce même député fait dans la cosmétique mémorielle, avec cette idée de débaptiser des lieux au nom de Colbert (ayant inspiré le code noir) comme si ce dernier se résumait à cela.

L'autre reproche formulé ici à plusieurs reprises est que le défenseur (l'Etat français) est « juge et partie ». Un des premiers intervenants nous explique aussi que l'assimilation a été systématiquement un échec.

Une autre (à partir de la 9ième minute) nous explique que l'Europe serait « profondément raciste », avec cette même idée que celle exprimée par Thuram – qu'elle cite ici - que les Blancs devraient être éduqués parce que quelque part « victimes de [leur] éducation et de [leur] ignorance ». S'agissant de la Guadeloupe, cette même intervenante explique que « nous sommes une nation à part entière ». Ce qu'elle dit est très intéressant par la suite : « On doit s'éloigner de notre identité pour pouvoir accepter l'identité de celui qui, encore aujourd'hui, nous colonise ». Là où le discours devient délirant c'est (13ième minute) quand cette dame explique que toute la technologie actuelle, toutes les découvertes scientifiques européennes ne sont qu'une appropriation de connaissances venues d'Afrique.

 

Intéressante également l'intervention du jeune homme à la fin qui parle lui-aussi de "racisme". Ce qui est certains c'est que ces territoires sous perfusion d'emplois publics, sont en difficulté économique et c'est sans doute cela le principal problème. Du reste plusieurs phénomènes se conjuguent, entre autres, en Guadeloupe et l'un d'eux est particulièrement inquiétant et semblable à ce qui se passe en Afrique : la fuite des jeunes diplômés. « La crise sociétale actuelle en Guadeloupe et la crise larvée en Martinique mettent en lumière un phénomène préoccupant : l’exil des jeunes diplômés couplé avec la délinquance d’autres jeunes restés au Pays. Avec cette crise de société, c’est un fait,de plus en plus de jeunes sont tentés par la délinquance et l’oisiveté alors que d’autres  préfèrent aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Depuis les années 2000, l’expatriation des Guadeloupéens et Martiniquais est ainsi en croissance régulière, de l’ordre de 5 à 6% chaque année . La première des grilles d’analyses relève de la sphère économique. Nos pays respectifs ont incontestablement une difficulté avec leur jeunesse. La faute est à cet exode des jeunes qui a commencé au milieu du 20e siècle avec le BUMIDOM et qui s’est poursuivi pendant les années de crise avec nos jeunes qualifiés  » explique Jean-Marie Nol, économiste financier en 2016. La moitié des natifs de Guadeloupe résident en métropole. Quant au chômage très important chez les jeunes, l'économiste n'y va pas par quatre chemins :« Certains jeunes guadeloupéens et martiniquais parmi les moins qualifiés et non diplômés ne veulent pas travailler un point c’est tout. » 

 

Conclusion

La question, qui rebondit avec la question catalane, et plus récemment le succès des nationalistes corses, doit être enfin posée : Faut-il en finir avec les DOM ? A titre personnel, il me semble urgent de passer par la voie référendaire et demander leur avis aux populations concernées. Si c'est l'indépendance qu'ils veulent, alors qu'ils la prennent, la France « coloniale » mettra alors fin à toute forme d'aides, d'emploi de fonctionnaires très nombreux*, et traitera ces territoires comme on le fait avec les pays étrangers. Peut-être que la fracture historique, les ressentiments et la question raciale sont-ils si profonds qu'ils sont devenus indépassables. Aux Antillais de dire ce qu'ils veulent.

De toute façon, tel est le sens de l'histoire. Nicolas Bouzou explique :

« Ils [les territoires d'Outre-Mer] le deviendront [autonomes] par la force des choses. L’économie y a été portée par la dépense publique. Or, cette dépense s’amenuise. Ces territoires vont donc être obligés de "fabriquer" eux-mêmes leur croissance économique ou alors ils s’appauvriront. Il faut absolument qu’ils passent de l’économie résidentielle qui est la leur à une économie productive, en commençant par le tourisme, notamment dans les Antilles où le parc hôtelier n’est pas à niveau. »




 




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Un Phasme.

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