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Publié par Edouard Boulogne

L'existence de la France menacée aussi dans sa langue, estime l'Académie française.
L'existence de la France menacée aussi dans sa langue, estime l'Académie française.
L'existence de la France menacée aussi dans sa langue, estime l'Académie française.
L'existence de la France menacée aussi dans sa langue, estime l'Académie française.

C'est par l'apprentissage de la langue que l'enfant développe les capacités humaines, et intellectuelles qu'il porte en lui à sa naissance, potentiellement. L'étude scientifique des enfants sauvages, ces petits en bas âge ( à l'instar du petit personnage fictif de Kipling dans Le livre de la jungle ) qui ont survécu à un abandon de leurs parents, ou à quelque catastrophe, et qui ont pu survivre à cette détresse, souvent par la grâce d'animaux, n'avaient, - quand ils furent capturés des années après leur malheur ( voir Lucien Malson : Les enfants sauvages ) - développé aucun langage humain ( la parole, le concept ). Après un certain âge, au-delà de sept ans, les entreprises de rééducation humaine échouent.

Il y a donc une correspondance étroite entre la maîtrise d'une langue et l'harmonie humaine. Il est vrai qu'en milieu humain, comme cela est dans la « normalité », les enfants n'ont pas les mêmes chances de développement intellectuel. Les enfants d'agrégés de l'université ont plus de chance d'accéder à l'école polytechnique ou à Normale-sup , que les fils d'ouvriers. Mais dans une même famille d'universitaires, et dans des conditions matérielles, intellectuelles et affectives identiques, des frères et soeurs ne réussissent pas également aux mêmes examens. Chaque individu est un être unique. Tous n'ont pas les mêmes aptitudes. Il y a une inégalité de fait.

Certains refusent cette inégalité. Parfois pour des raisons qui ne sont pas toutes méprisables.

Notamment le sentiment d'une inégalité de fait, qu'ils n'acceptent pas. Mais parfois aussi, par certains autres, pour des raisons de nature politicienne. Ceux-là transposent , pour leur profit démagogique, le problème sur le plan de la lutte de classes.

L'école, sous la troisième République, cette école dite de Jules Ferry, avait voulu procéder à une exaltation des enfants de milieux pauvres par l'école, celle, sévère, et rigoureuse confiée à des instituteurs d'élite les fameux « hussards noirs ( à cause de la couleurs de leur habit uniforme ) de la République ». Cette méthode donna des résultats spectaculaires. Charles Péguy, fils d'un paysan et d'une rempailleuse de chaises, devint un philosophe, un écrivain de talent, un universitaire. Les grands parents de Georges Pompidou étaient des paysans du centre de la France, ses parents furent instituteurs. Georges Pompidou fut agrégé des lettres, normalien, grand banquier, puis président de la République, etc.

Je pourrais citer de nombreux exemples analogues tirés de notre histoire antillaise. Citons limitativement les exemples des Monnerville, de Lénis Blanche, du professeur Bastaraud, de Césaire, du professeur Janky, et de tant d'autres.

Mais l'inégalité subsistait. Peut-être parce qu'elle est profondément inscrite dans la nature de l'homme. Et l'on pourrait estimer que cette inégalité n'est pas toujours une injustice. Tout dépend de l'étalon de mesure. Car il vaut peut-être mieux avoir affaire à un bon ouvrier qu'à un mauvais médecin, ou à un piètre professeur.

Mais les partisans de la politique des luttes révolutionnaires, souvent des intellectuels petits bourgeois comme Lénine, mais aussi, en France aujourd'hui ( et ailleurs ) tiennent à la thèse selon laquelle les inégalités seraient liées à l'appartenance de classes sociales différentes, les unes privilégiées, las autres pas. Dans leur rage de vouloir imposer l'égalité absolue ( comme de vouloir de force faire entrer des chevilles rondes dans des trous carrés ), ils ont entrepris de réaliser l'égalité par le bas. Puisque les enfants d'ouvriers n'accèdent pas dans les même proportions que d'autres à Normale Sup, on fera en sorte que l'école par des méthodes d'abaissement du niveau pour tous conduisent les enfants d'universitaires par exemple au même niveau d'ignorance que les enfants des employés de leurs parents.

Pour eux, la langue sera une arme révolutionnaire qui établira la justice égalitaire, par le bas.

Mais dans le même temps l'on ne verrait plus d'ascensions comparables à celles des petits Péguy, Pompidou, Césaire, etc.

Ils ont introduit dans la pédagogie des concepts pour le moins étranges, comme celui du « fascisme » qui serait une caractéristique de la langue.

Dans un livre remarquable, La Langue est-elle fasciste ? , le professeur Hélène Merlin-Kajman a longuement examiné et critiqué cette thèse. Elle écrit par exemple ( pages 44 et 45 ) : « Le 7 janvier 1977, lors de sa leçon inaugurale au Collège de France, Barthes était allé plus loin en émettant une proposition qui fit alors grand bruit :

La langue, comme performance de tout langage, n'est ni réaction­naire, ni progressiste ; elle est tout simplement : fasciste ; car le fas­cisme, ce n'est pas d'empêcher de dire, c'est d'obliger à dire u.Pour couper court à toute interprétation adoucie du propos, il ajoutait : « Dès qu'elle est proférée, fût-ce dans l'intimité la plus profonde du sujet, la langue entre au service d'un pouvoir. »

Il faut comprendre ce qui tente de s'imposer en France par les réformes successives de l'école, et contre quoi veut réagir ( le combat sera difficile ) l'actuel ministre de l'éducation, M. Blanquer.

Pour la réussite d'une ambition politicienne on s'efforce de détruire la France, en commençant par cet élément fondamental qu'est la destruction de l'élément fondamental de la langue ( mais aussi de la religion traditionnelle; de la morale, etc ).

L'article ci-dessous évoque la mise en garde de l'Académie française contre l'écriture inclusive, Un élément parmi d'autres de la destruction en cours.

Je vous invite à le lire, éclairée, je l'espère par ce qui précède.

 

Le Scrutateur.

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"Péril mortel" : le réquisitoire de l'Académie française contre l'écriture inclusive

( https://www.valeursactuelles.com/societe/peril-mortel-le-requisitoire-de-lacademie-francaise-contre-lecriture-inclusive-90086 )

 

Société. Dans un communiqué publié ce jeudi 26 octobre, les Immortels ont mis en garde contre les dangers de l’écriture inclusive pour la langue française.

C'est un soutien de poids pour les opposants de l'écriture inclusive. Jeudi 26 octobre, dans une déclaration reprise par Le Figaro, les membres de l'Académie française ont lancé "un cri d'alarme" contre cette graphie qui implique de mettre des points à la fin des mots pour abolir la règle faisant que le masculin l'emporte sur le féminin dans la grammaire française. Exemple, avec cette fable de La Fontaine célèbre : "Maître.sse Corbeau.lle sur un arbre perché, tenait en son bec un fromage. Maître.sse Renard.e par l'odeur alléché.e..."

Reprise dans un manuel scolaire

La pratique est promue par des militantes féministes pour lutter contre les stéréotypes liés aux sexes et les inégalités entre les femmes et les hommes. Comme le rappelle Le Figaro, l'écriture inclusive a même été reprise par un manuel scolaire (Hatier) publié en mars 2017 et destiné à des élèves de CE2. "Grâce aux agriculteur.rice.s, aux artisan.e.s et aux commerçant.e.s, la Gaule était un pays riche", y était-il écrit.

Sur le même sujet

VIDÉO - Jean-Michel Blanquer s’oppose à l'écriture inclusive

L'Académie française estime que la langue française "se trouve désormais en péril mortel" à cause de l'écriture inclusive, et met donc en garde. Voici le communiqué : "La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu'elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l'illisibilité. On voit mal quel est l'objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d'écriture, de lecture - visuelle ou à voix haute - et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l'Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu'elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c'est moins en gardienne de la norme qu'en garante de l'avenir qu'elle lance un cri d'alarme: devant cette aberration «inclusive», la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd'hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d'acquérir une langue, qu'en sera-t-il si l'usage y ajoute des formes secondes et altérées? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s'empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d'autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète."

 

L'existence de la France menacée aussi dans sa langue, estime l'Académie française.
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