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Publié par Edouard Boulogne

ESPAÑA, UNA, GRANDE Y LIBRE !

 

En Catalogne, et dans toute l’Espagne, les gesticulations gauchistes des Catalans séparatistes suscitent dégoût et révolte. En Espagne comme partout, il faut le reconnaître les citoyens normaux ont trop tendance à ne pas prendre au sérieux la propagande continue des milieux qui se disent « révolutionnaires ».

Et un jour, on se réveille en proie à des convulsions douloureuses. Il faut se réveiller pour faire prévaloir l’ordre et le bon droit. Tirons-en les leçons pour nous Français, et notamment Français des Antilles.

 

Le Scrutateur.

 

Tel le Phénix, l’Espagne est en train de renaître de ses cendres.

Javier Portella

Écrivain et journaliste espagnol

El Manifiesto

 

Tel le Phénix, l’Espagne est en train de renaître de ses cendres. Un peuple ramolli, incapable de ressentir la moindre émotion, le moindre élan pour le sort collectif de sa nation, le voilà qui, soudain, tout d’un coup, réveillé grâce au révulsif extraordinaire représenté par la sécession catalane, est en train de se reconnaître, de s’affirmer en tant que tel pour la première fois depuis quarante ans de règne démocratique.

Il est là, au moment même où, pour écrire ces lignes à chaud, je me retire un instant de la manifestation monstre qui, ayant collapsé les rues de Barcelone, s’y déroule aujourd’hui, avec un nombre impossible à évoluer de manifestants – plusieurs centaines de milliers, certainement –, la plupart des Catalans opprimés pendant toutes ces années noires, auxquels sont venus se joindre de nombreux Espagnols provenant des autres régions du pays.

Quelles sont les issues possibles à l’heure actuelle ?

1) Le gouvernement putschiste de la Generalitat n’a, en ce moment – surtout après que les banques et les grandes entreprises ont pris, vendredi, la poudre d’escampette –, qu’un seul souhait : faire marche arrière. Ils se sont enfin rendu compte de la poudrière où ils étaient en train de s’enfoncer eux-mêmes. Mais ils en craignent les conséquences. D’abord, ils perdraient honteusement la face comme jamais aucun gouvernement ne l’a perdue. L’autre conséquence serait la menace manifeste que les hordes gauchistes du CUP et de Podemos se lancent dans la rue de la façon la plus violente possible. C’est pourquoi les dirigeants de la Generalitat sont en train de supplier une trêve, les déclarations de Carles Puigdemont, actuel président de la Generalitat, et d’Artur Mas, son prédécesseur, en faisant foi.

2) Mais ils sont allés trop loin et il est encore possible que, mardi prochain, l’indépendance soit formellement proclamée. Dans ce cas, il serait impossible à Rajoy de continuer à ne rien faire. Il serait bien obligé d’appliquer l’article 155 de la Constitution et de suspendre l’autonomie de la Catalogne, tout en envoyant les putschistes sous les verrous. Mais avec un type aussi timoré que l’actuel président du gouvernement espagnol, même cela n’est pas assuré.

3) Or, si les dirigeants de la Generalitat se dégonflaient finalement pour de bon, Rajoy en profiterait sans doute pour établir avec eux de nouvelles concessions et de nouveaux arrangements. Mais, dans ce cas, ce serait le peuple espagnol qui se dresserait contre lui : tout le système mis en place depuis 1978 étant alors profondément ébranlé, mis en question, et peut-être même renversé.

Reste la grande question : le peuple espagnol, dépourvu d’organisation, privé d’élites politiques, confiant dans sa seule spontanéité, en aurait-il la force ? Non, probablement. Sauf si le reniement ou la trahison de Rajoy se produisait malgré la proclamation de l’indépendance de la part des sécessionnistes, auquel cas tout deviendrait alors possible.

 

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castets 10/10/2017 06:43

Bonjour Mr Boulogne,
Avec les origines du sang espagnol, c'est toujours chaud bouillant !
La guerre civile est toujours dans les mémoires et reste encore très douloureuses dans les familles...
Les causes que je trouve très bien résumé par Wiki ci-après semblent encore aujourd'hui d'actualité dans les esprits, malgré le bon économique phénoménal en 60 ans.
"Causes de la guerre civile
On a recherché les causes lointaines de cette crise d’une ampleur inaccoutumée dans les déséquilibres profonds, hérités du XIXe siècle, dont souffrait la société espagnole :
déséquilibres sociaux : la répartition très inégale de la propriété, surtout dans le Sud ; les dures conditions de vie subies par la population ouvrière.
déséquilibres régionaux : un développement inégal oppose, mentalement et, matériellement, au sein de l’État, d’anciennes formations historiques. On comprendrait mal la guerre dans ses origines et son déroulement, si l’on ignorait la vigueur des sentiments de groupe des nationalismes périphériques.
déséquilibres spirituels : l’Église catholique garde une prétention dominatrice, à quoi répond un anticléricalisme militant, politico-idéologique dans une certaine bourgeoisie, passionnel dans les masses populaires anarchisantes."
Espérons une prise de conscience générale, salutaire pour notre bien à tous.
Bonne journée, cordialement Cjj