Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

1 ) Harvey Weinstein. 2 et ss ; Les autres photos sont d'amis "anciens" de Weinstein, dont AUCUN ne savait qui était le bonhomme.
1 ) Harvey Weinstein. 2 et ss ; Les autres photos sont d'amis "anciens" de Weinstein, dont AUCUN ne savait qui était le bonhomme.
1 ) Harvey Weinstein. 2 et ss ; Les autres photos sont d'amis "anciens" de Weinstein, dont AUCUN ne savait qui était le bonhomme.
1 ) Harvey Weinstein. 2 et ss ; Les autres photos sont d'amis "anciens" de Weinstein, dont AUCUN ne savait qui était le bonhomme.

1 ) Harvey Weinstein. 2 et ss ; Les autres photos sont d'amis "anciens" de Weinstein, dont AUCUN ne savait qui était le bonhomme.

J'ignorais, - je l'avoue sans honte car il y a pire ignorance, - jusqu'à l'existence du « porc » que vous savez, l'existence du producteur américain : Harvey Wenstein. Maintenant grâce au formidable coup de pub que lui fait la presse mondiale ( et dont sans doute il se serait bien passé ), maintenant je sais : c'est un « porc ». Au sens figuré, bien sûr. Car des connaisseurs disent que cet animal est intelligent, ( et Weinstein …. au - ssi, comme dirait Fernandel dans une chanson célèbre ) sympathique et …. très propre, n'aimant rien davantage que de « baguenauder » dans l'eau pure d'une rivière. Là j'imagine déjà l'usage qui sera fait, demain, lors d'un ( éventuel ) procès cette métaphore aquatique . L'eau préférée de M ( onsieur ) Weinstein ne sera pas celle qui sourd du ruisseau jasardant entre les joncs, mais celle de la société pourrie qui aurait pollué l'ancien enfant qu'est devenu le producteur. C'est un air connu, et c'est … la faute à Rousseau !

 

Pour coller de plus près à la polémique déchainée, je m'en tiendrai à la définition d'un poète, et pas n'importe quel puisqu'il s'agit de Paul Claudel sur … le cochon, et que l'avocat ignorera ( dans tous les sens du terme ).

« Je peindrai ici, ( écrit Claudel dans Connaissance de l'est ) l'image du Porc. C'est une bête solide et tout d'une pièce; sans jointure et sans cou, ça fonce en avant comme un soc. Cahotant sur ses quatre jambons trapus, c'est une trompe en marche qui quête, et toute odeur qu'il sent, y appliquant son corps de pompe, il l'ingurgite. Que s'il a trouvé le trou qu'il faut, il s'y vautre avec énormité (…) Il renifle, il sirote, il déguste, et l'on ne sait s'il boit ou s'il mange; tout rond, avec un petit tressaillement, il s'avance et s'enfonce au gras sein de la boue fraîche ».

Dédaignons, pour ménager les âmes sensibles, d'expliquer les détails de ce texte superbe qui, je crois, décrit bien plus le cochon humain que le mammifère ongulé.

 

Descendons des cimes de la poésie ou de la morphologie animale. Si j'apprends le nom de M. Weinstein je n'ignorais pas tout à fait ce genre de profil « moral », ni l'ensemble des moeurs sociales qui conditionnent le développement de tels personnages.

Non seulement la vie d'un homme lui en apprend chaque jour un peu plus, s'il le veut, mais aussi la culture, la culture générale s'entend.

Lisez Sthendal, Zola, et davantage encore le GRAND Honoré ( de Balzac, bien sûr ). Des Weinstein à la pelle : Nucingen, du Tillet, et plus que tout, (lecteur ignorant de Balzac, pas de confusion hâtive ) Hulot, le baron Hulot, immortel et répugnant personnage de grand roman balzacien La cousine Bette.

Hulot, ou, si vous voulez le prototype littéraire de Weinstein, qui cependant ne l'ayant pas lu ( un businessman américain ! Pensez vous ! ) peut revendiquer sa pleine autonomie dans le façonnement de son personnage tragique.

Je ne voudrais pas cependant me joindre à la meute des chasseurs, hier encore ses « amis » - quand il les pourvoyait en pépètes, et en venaisons potelées . Ni aux lobbies, si hautement moralisateurs, grands pourfendeurs de « morale bourgeoise » (disent-ils, monsieur le Procureur ! ), qui vivent, et prolifèrent, de la démolition quotidienne des digues qui protègent encore un peu les braves gens, des exhalaisons pestilentielles de l'homme nu, c'est-à-dire livré à ses pulsions. (« Hélas! Ils ne savent ce qu'ils font » a dit … je ne sais plus qui ! ).

Je n'ajouterai donc point ma pierre, d'ailleurs bien inutile à la lapidation du sieur Weinstein. Car j'aime bien, moi, ces vers d'Auguste Barbier «  Quand le sanglier roule dans l'arène, alors, Hélas, les chiens sont rois ! ».

Observons les « chiens », ( et chiennes, pour pratiquer une fois l'écriture inclusive ) de toutes conditions et espèces. Nous ne savions pas, disent-ils. Ah, si nous avions su. « Il faut protéger les femmes, nos soeurs, ces victimes de la méchanceté hommasse des Jules, des beaufs, de tout ce que nous détestons et méprisons » (sic )! ).

Je pourrais être d'accord si, je ne savais qu'ils en étaient les familiers, et les débiteurs pour l'accomplissement d'une société parmi les plus corrompues de toute l'histoire où la concurrence est pourtant féroce et rude.

 

Mais il y a aussi les femmes qui témoignent et qui pourraient recevoir mon soutien moral … si!

Si, là encore, on ne connaissait pas l'écoeurante lividité de leurs âmes de tricheuses politiciennes ou/et pseudo artistes.

Et puis il y a les « féministes » qui après avoir tout fait pour être assimilées à des « mecs », pleurnichent aujourd'hui en réclamant, sinon la protection des hommes qu'elles attaquent, non en tant que tel ou tel qui seraient des gens pas très « nets », mais en tant qu'ils sont des violeurs ou des sans lois, en tant donc qu'hommes, que « Jules », que violeurs et insolents par nature. Celles qui « exigent », - on est viriles où on l'est pas, - que des lois nouvelles soient promulguées, permettant la dénonciation par tous moyens la mise au pas de tous ceux dont on aura perçu, bien subjectivement, la mâle insolence.

Voici qui ouvre à la dénonciation de tous par chacun et de chacun par tous ( le troupeau ) de très « beaux » jours, et à la profession d'avocat des perspectives somptueuses.

Un galant homme deviendra bientôt pour ces dames un violeur en puissance. Et voici que se compliquera la tâche des éducateurs de nos lycées et collèges, rendue plus ardue par les caprices et palpitations des unes et des autres. Adolescents et pré adolescents, prenez garde aux jeunes filles qui, pour une raison ou une autre ne verraient pas d'un bon oeil vos petits clins d'yeux, ou vos petits calins.

D'ailleurs les garçons aussi, poussés d'ailleurs par la société du spectacle et la fringale médiatique pourraient bien réagir ( par un MLH : mouvement de libération des hommes ) dénoncer aussi pour les mêmes raisons, parce que c'est la mode, et que c'est très commode pour accéder aux médias de masses qui vicient tout. L'on verrait circuler sur les « réseaux sociaux » des pétitions du genre «  Balance ta truie ». Au nom de l'égalité et des bons sentiments !

Et puis gare à vous enseignants, et … parents. Les enfants, même tout petits, écoutent le discours de la subversion sur les DROITS DE ( là j'hésite sur le choix du terme ). Ils en jouent, souvent fort bien. Une gifle même méritée, et vous voilà accusés d'actes immoraux, même pédophiles.

Sur une télévision j'ai même entendu une pasionaria bien dodue, réclamer la loi sur la dénonciation positive, vu " les agressions  bien connues " d'indigènes français" sur des immigrés récents dans « les quartiers ». Ti vois, lecteur? Moi OUI !

Aujourd'hui, avec la fin du communisme en URSS, la « lutte des classes » et son exploitation révolutionnaire par des professionnels de la subversion, laisse le champ libre à la manipulation des passions de multiples groupes  humains, les jeunes contre les adultes, les femmes contre les hommes, et vice versa, et les passions ethnoraciales suscitées même lorsque par extraordinaire elles n'existent pas.

En ces jours c'est le thème de la « pwofitasyon » réelle ou supposée des hommes sur les femmes qui prévaut. Entreprise de fous furieux, quand on sait la tendance hélas naturelle des gens à se haïr et se détruire pour des riens.

Un exemple me revient en mémoire. En 1944, en France, une fête fut donnée en province en l'honneur d'un vieux couple marié depuis des dizaines d'années; Quelques jours après, le mari fut arrêté par la gestapo, et déporté Outre-Rhin d'où jamais il ne revint. Il s'avéra que c'est son épouse qui, par une lettre anonyme, l'avait dénoncé comme « résistant » après une querelle conjugale. Elle pleura toutes les larmes de son corps, mais le mal était fait.

La dénonciation était alors encouragée.

Les esprits profonds et RESPONSABLES ne devraient pas jouer avec le fond de l'âme humaine qui est brûlant de passions inavouables.

J'évoquais plus haut Hulot ( le baron ! ) personnage éminent de la société de son temps, qui pourtant sombra corps et bien dans la débauche la plus visqueuse, ainsi que toute sa famille sous l'action patiente, haineuse et obstinée de Lisbeth Fisher en proie à un ressentiment forcené ( feu brûlant de tant de conflits humains ). Voici le passage de mon livre Libres paroles, où j'ai résumé cette passion toujours actuelle : « En Alsace, lors des guerres napoléoniennes, Lisbeth Fisher, jeune, intelligente et laide, aime, et n’est pas aimé. Elle aime Hulot d’Evry, baron, officier d’intendance, qui aime Adeline, sa cousine Fisher, en est aimé, l’épouse après Waterloo, en fait une baronne, à Paris. Adeline, est belle, fraîche, intelligente, et bonne. C’est trop pour Elizabeth (La cousine Bette, un des grands romans de Balzac). Surtout la bonté. Car Adeline convainc Hulot de faire venir la petite cousine de province, à Paris, lui assure le gîte, un petit revenu. C’est impardonnable. Comme monsieur Perrichon de Labiche, notre héroïne n’a pas la vertu de reconnaissance Pour Bette, c’est trop. Tant de générosité de l’être jalousé est une intolérable offense. Elle se vengera. C’est l’objet du livre, que je ne raconte pas. Qu’on lise plutôt ce chef d’œuvre. Le ressentiment s’y concentre, y fermente, suinte, sourd de partout, par tous les pores de la malheureuse. Elle se vengera d’Adeline et de toute la famille. Mais sans éclat, doucement, doucereusement, en jouant à la bonne cousine, à la bonne tante, qui aide, garde et soigne les enfants quand ils sont malades. Un jour, nous dit Balzac ou Adeline, apprend d’elle les nouvelles qui font couler le long de sa joue un long filet de larme amère, Bette, nous dit Balzac, lapa en imagination le liquide « comme une chatte qui boit du lait ». C’est Lisbeth tout entière à sa proie attachée.

La vengeance accomplie, il ne lui resta plus qu’à mourir, dans une vie désormais sans objet.

La vie quotidienne fournit aux écrivains maints exemples de l’omniprésence du ressentiment, ce poison redoutable. Une infirmité, le sentiment réel ou non d’une injustice, la contemplation envieuse de l’éclatante supériorité d’un être sur soi, voici la jalousie en mouvement, l’envie, le ressentiment, en actes. » ( … ) ( Pour lire la totalité du texte : http://www.lescrutateur.com/article-31390947.html ).

Le ressentiment n'a besoin de rien pour vivre, et nuire. De là à l'encourager par la loi, il y a un pas, chaque jour posé dans la société délirante où nous vivons !

Peut-être la folie peut-elle être soignée.

Ici c'est par l'écrit quotidien que nous y travaillons;

 

Le Scrutateur.

 

" Orgienet" "Oorcinet", hymne des prolétaires dans Le meilleur des mondes d'Orwell.

" Orgienet" "Oorcinet", hymne des prolétaires dans Le meilleur des mondes d'Orwell.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
bien la seul chose que je dire de tout ceci celle qui et sens péché sens mensonge sens jugement et aussi pur de l'eau de source quelle lance la 1 ère pierre fin de citation
Répondre
A
Il va y avoir une chasse aux sorcieres! Mieux vaut une plainte en bonne et due forme. Il faudrait revoir tout le code de procedure concernant ce type d'infraction et condamner les agresseyrs a des peines exemplaires!
Répondre
C
Et si…
Et si, rebondissant sur une vague d'indignation, trop évidente pour être tout à fait honnête, il s'agissait d'imprimer dans nos têtes, plus assez critiques,la haine du cochon ?
Ce serait manière facile et subliminale de nous faire accepter la disparition du dit animal des cantines scolaire et autres étal de bouchers, pas encore halal .
Avec la police du politiquement correct il ne faudra plus dire non plus que tout est bon dans le cochon.
Il faudra également trouver un autre nom au cochonnet des pétanques provençales...
Répondre
R
Ce n'est pas pour humilier les indépendantistes gwradloupéens dont je suis aussi sûr de la pureté des intentions et du dévouement que de la grande intelligence, mais un péyi et une nasyon, c'est la même chose, du moins en léta actuel de la science. Démen il en sera pétèt' autrement, si le démon vient au secours des déments.
Répondre
A
Quelle insulte pour la gent cochonne que cette comparaison avec l'épique Weinstein ! Et nous serons obligés de nous arrêter là pour ne désobliger personne. Bref ! La morale arrive à point nommé pour ramener tout le monde à la raison, pour que les petites filles rentrent à la maison et pour mener la morale à bon port, "Ars gratia artis", comme chacun sait.
Répondre