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Publié par Edouard Boulogne

Saint-Martin : la vérité sur l’insécurité depuis le passage d’Irma !

Le contenu de cet article corrobore les renseignements que j'ai récolté par ailleurs.

Une question se pose toutefois. Ces jeunes qui mettent l'île, déjà aux abois, à sac sont-ils des St-Martinois « de souche », ou bien sont-ils des nombreux immigrants qui depuis de nombreuses années sont installés dans cette « collectivité territoriale », cahin-caha et plutôt caha que cahin? Et dans une situation juridique ( et humaine ) indéterminée, en tout cas peu reluisante.

S'ils s'agissait de jeunes indigènes ( St-martinois ) leurs familles seraient incriminables au même chef que leur progéniture.

Ne s'agirait-il pas plutôt des immigrants évoqués plus haut?

S'il en était ainsi, pourrait s'expliquer l'incertitude du vocabulaire journalistique concernant leurs exactions. « Immigré » est, en effet, un terme tabou en France depuis quelques années, et son emploi est généralement attribué, selon la doxa médiatique dominante, à des extrémistes de droite.

Mais interdire les mots ne suffit pas à supprimer les réalités qu'ils désignent. En métropole on craint peut-être d'évoquer ce qui pourrait être un problème dans l'avenir, à une plus grande échelle dans les « quartiers » ( comme ils disent ) de maintes villes autour de nos grandes métropoles Paris, Lyon, Marseille, etc. .

Dans l'immédiat l'exigence est dans les secours à apporter à l'île sinistrée, à la reconstruction matérielle, au retour à une sécurité minimum, indispensable.

Mais il faudra que l'administration locale ( depuis 2003 St-Martin qui n'est plus juridiquement liée au département de la Guadeloupe est une collectivité territoriale ) fasse aussi le bilan de ses activités depuis 14 ans, de même que l'Etat.

Il ne sert à rien de gémir si l'on reprend le train-train quotidien sans tenir compte de l'avertissement qui vient d'être donné.

 

Le Scrutateur.

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Saint-Martin : la vérité sur l’insécurité depuis le passage d’Irma

 

 

( https://www.rci.fm/infos/societe/saint-martin-la-verite-sur-linsecurite-depuis-le-passage-dirma )

 

Il est confirmé désormais sur la base de plusieurs témoignages, que c’est le plus grand chaos à St-Martin sur le plan sécuritaire. Aux pillages s’ajoutent bien d’autres faits beaucoup plus graves, conséquence d’une prise de possession de la rue et des quartiers par des bandes organisées.

Date heure

RCI | le 09/09/2017 - 09:54

| par Thierry Fundere avec la rédaction de RCI

Image

 

légende image principale

Les renforts envoyés à Saint-Martin

St-Martin aujourd’hui ? C’est Mad Max et Indépendance Day, le chaos le plus total. Tous les codes de la vie en société ont volé en éclat. L’autorité publique ayant été cruellement défaillante en ce qui concerne ses missions régaliennes de maintien de l’ordre, mais aussi de protection des biens et des personnes ; et la nature ayant horreur du vide, ce sont d’abord des pillards par dizaines qui ont pris possession de la rue. Ensuite, ils sont passés à la vitesse supérieure, avec cette fois des bandes organisées, bien connues sur le territoire de St-Martin, qui se sont attachées à défendre leur territoire et opportunément à en conquérir d’autres, le tout sur fond de règlement de compte liés au trafic de drogue et d’armes. Déjà débordé en temps normal, les gendarmes se trouvent aujourd’hui complètement démunis. L’un d’entre eux, sous couvert de l’anonymat nous a décris une situation bien plus grave que veulent le faire croire les autorités. « C’est un grand merdier. L’île est détruite effectivement à 95%, on pourrait même dire 100%. L’ensemble des commerces est pillé tous les jours. On regarde car nous sommes en sous effectif. Des renforts de gendarmes mobiles sont certes arrivés, mais c’est encore aux gendarmes de Marigot de sécuriser la grande surface Super U, de jour comme de nuit » indique ce militaire.

Une réalité glaçante

Parallèlement, de petites frappes armées de coutelas, de couteau, mais aussi beaucoup plus lourdement s’en prennent au tout venant, au gré de leur bas instincts criminels. Prendre ainsi le risque de sortir de chez soi, avec telle ou telle chose visible, c’est s’exposer à coup sur à des vols avec violence et/ou à main armée. Et comme les forces de l’ordre peinent à reprendre possession du terrain, tout cela se passe dans la plus grande impunité. Les auteurs de ces faits graves ont bien compris que même s’ils sont interpellés ou pris en flagrant délit, il sera difficile techniquement de les placer en garde à vue et de le déferrer. Tous ces malfrats arpentent donc les rues comme des prédateurs traquent leurs proies. Lorsqu’ils ne s’attaquent pas franchement aux habitations qu’ils croient à l’abandon. Le risque est élevé également pour les femmes, actuellement à St-Martin. Certaines sont contraintes de se barricader et de survivre recluses de peur d’être victimes de viols, convaincues qu’en cas d’agression par ces groupes d’individus armés, personne ne pourra leur venir en aide. La population semble livrée à elle-même, obligée de s'organiser comme elle peut pour se défendre face aux voleurs.

Partir à tout prix

Les personnes les plus vulnérables et les proies faciles pour les malfrats, veulent quitter l'île par tous moyens, terrorisées par cette explosion de la délinquance et des violences. Scène irréaliste mais tellement révélatrice de la panique qui s'empare des personnes en détresse : un homme a tenté de rattraper à la nage un bateau privé qui partait de St-Martin en direction de Pointe-à-Pitre, avec plusieurs évacués à son bord. La préfecture a certes mis en place des mesures de restrictions de la circulation, au moins jusqu’à mercredi, tandis que les autorités néerlandaise ont déployé leurs forces armées à Sint-Maarten ; preuve de la nette différence d’appréciation du péril sécuritaire de part et d’autres de la frontière qui sépare la partie française de la partie hollandaise.

 

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