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Publié par Edouard Boulogne

Nazisme aux USA ? Un dilemme pour Donald Trump ?

L'Amérique court-elle à la catastrophe? La question peut mériter une étude. Il est possible de soutenir le pour et le contre. Mais c'est un problème qui mériterait des centaines de pages et la collaboration de nombreux spécialistes de tendances intellectuelles différentes, et davantage ( mais pas exclusivement ) d'Américains, que d'européens.

Je ne m'aventurerai pas à suppléer une telle analyse.

L'observateur très modeste que je m'efforce d'être n'a jamais eu de sympathie profonde pour ce pays, mais c'est peut-être parce que je le connais mal, au travers de prismes insuffisants, voire partiaux.

Je n'ai été « américanophile » qu'un certains temps, à propos de la participation décisive des USA à la libération de l'Europe de l'emprise du nazisme, de 1942 à 1945, et tout autant du rôle qu'ils ont joué de 1945 à 1991, dans la résistance au communisme, qui ne le cédait en rien au nazisme en cruauté et en perversité intrinsèque.

Pour le reste j'exprime de très fortes réserves à l'encontre de l'oncle Sam, en tant qu'il préside à l'édification d'un monde du primat de la quantité sur la qualité, pour reprendre la célèbre distinction de René Guénon.

En revanche, les craintes, inspirées à certains par l'actualité récente ( voir l'article ci-dessous ), d'une floraison massive de l'idéologie hitlérienne me paraissent superficielles, engendrées pour beaucoup par la propagande tendant à dissimuler les progrès d'un sida mental et social tendant à transformer l'humanité en simples agglutination de consommateurs gloutons soumis aux intérêts d'une caste mondiale qui a le talent très réel de se présenter comme libératrice, ce qu'elle n'est justement pas, et porte drapeau d'une « modernité » présentée comme l'aboutissement heureux de toute l'histoire humaine. ( Le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley est le livre par excellence qui décrit ce monde de la déchéance humaine, heureuse de son état ).

Pour être juste les USA n'ont pas le monopole de cette voie débilitante. Mais, pour l'instant, elle lui donne le ton, si j'ose dire.

Et ceci bien avant Donald Trump qui n'est au pouvoir que depuis quelques mois, et même bien longtemps avant les deux quadriénats du sympathique Barrack Obama.

Mais si les Américains ont de gros défauts, ils ne sont pas tous stupides.

L'article qui suit, signé de Tom Mullen, objecte à l'accusation de supposée complaisance de Washington à l'égard des supposés nazis américains des arguments, qui faute d'être infaillibles, méritent d'être pris en considération.

 

Le Scrutateur.

 

( Je fais suivre l'article d'un petit montage sur un dialogue, en coulisses, d'Hillary et de Donald.

Pour n'être qu'un montage, il n'en met pas moins en évidence, un aspect de la politique, vieux comme le monde – puisqu'il remonte probablement aux tous premiers instants après le … péché originel ! )

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Laisser les extrémistes s’exprimer pour mieux les contrer

Empêcher les personnes nuisibles de s’exprimer, c’est ne plus faire confiance à la liberté.

Par Tom Mullen, depuis les États-Unis.


 

( https://www.contrepoints.org/2017/08/21/297043-charlottesville-mieux-contrer-extremistes-les-laisser-parler?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=3072d3cf7b-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-3072d3cf7b-113984049&mc_cid=3072d3cf7b&mc_eid=73a2921d69 ).


 

Alors que le pays est encore ébranlé par des images choquantes des événements violents s’étant déroulés le week-end dernier à Charlottesville, CNN rapporte que le soi-disant Alt-Right prévoit neuf événements pour cette fin de semaine, y compris un « rassemblement de libre expression » à Boston. Évidemment, des contre-manifestations sont prévues, bien que la police locale envisage dans la plupart des cas de prendre des mesures pour tenir à distance les groupes antagonistes, et éviter ainsi des violences.

Il me semble évident que cette stratégie sera critiquée puisqu’elle donnera aux suprémacistes blancs, aux néo-nazis et à d’autres individus de la même trempe un espace sécurisé pour « cracher leur haine ». C’est exact, ce sera le cas… Et c’est précisément pour cela que c’est la bonne stratégie, et pour plusieurs raisons. C’est ainsi que cela aurait dû se passer à Charlottesville. Chaque personne impliquée aurait été à la fois plus libre et davantage en sécurité.

L’A.C.L.U a raison sur ce point

Un sage a dit un jour : « Le premier amendement n’est pas là pour que nous puissions parler de la météo. Nous l’avons pour que nous puissions dire des choses très controversées. » Aucune personne sensée ne pense que les avocats membres de l’A.C.L.U (NdT : A.C.L.U ou American Civil Liberties Union : union américaine pour les libertés civiles) ont une quelconque sympathie envers ce que les participants du rassemblement Unite the Right avaient à exprimer le week-end dernier. Mais ils ont reconnu combien il était important de défendre leur liberté de réunion et d’exercice de leurs droits, même pour tenir des propos que l’écrasante majorité des Américains estime offensants. Ainsi, l’A.C.L.U a sollicité le tribunal fédéral en vue d’obtenir la révocation locale de l’annulation de la manifestation.

La question pertinente n’est pas de savoir pourquoi les laisser parler, mais plutôt de savoir pourquoi ne pas les laisser le faire. La réponse à cette dernière question est la peur. Les personnes bien intentionnées craignent vraiment une éventuelle progression de ce groupe. Après tout, c’est déjà arrivé, non ? Et cela ne s’est pas produit dans un coin perdu de l’arrière pays du tiers-monde, mais dans l’une des premières nations industrielles. Il existe encore quelques rescapés de cette horreur.

Cela revient à savoir si les Américains sont prêts à se faire confiance, ou non. Les médias ont usé de tout leur savoir-faire audiovisuel pour dépeindre la marche du week-end dernier comme le gong d’un sombre mouvement politique qui pourrait balayer le pays. Sérieusement ? Est-ce que quelqu’un va croire que quelques centaines de losers ressemblant aux nazis du film Les Blues Brothers vont réussir à convaincre un pourcentage important d’Américains qu’ils ont raison ? « Le Juif utilise le Noir comme force contre vous. » C’est mot pour mot ce qu’ils disaient à Charlottesville. Nous avions pour habitude de ridiculiser ce genre de propos.

La moquerie, plutôt que la force

Parmi toutes les critiques auxquelles Trump a dû faire face à la suite de ses déclarations, il y a eu de surprenants moments de lucidité. C’est un fait que toutes les personnes présentes pour protester contre la suppression de la statue n’étaient pas des suprémacistes blancs ou des nazis.

Et c’est aussi vrai que tous les contre-manifestants n’étaient pas pacifiques. Il faut un peu se mentir à soi-même pour ne pas voir les Antifas saisir l’occasion de faire ce qu’ils font toujours – à savoir agresser les gens et attenter au droit de propriété – tout comme les nazis ont saisi l’occasion du retrait de la statue pour prêcher leur message idiot. Les Américains n’ont pas à prendre part à cette lutte.

Mais nous devrions nous rapprocher du premier Amendement lorsque des événements similaires auront lieu. Si nous avons perdu confiance en nos voisins, et ce même pour rejeter les arguments des nazis, c’est que nous avons accepté d’abandonner la liberté elle-même.

Nous pouvons valider le reste des arguments des constructivistes qui cherchent à régenter chaque aspect de notre vie sociale et économique. Leur raisonnement est toujours le même : nous ne pouvons pas faire confiance à la liberté.

Les nazis devraient être autorisés à s’exprimer et bénéficier d’une large diffusion médiatique de leurs manifestations. Si cette approche avait été choisie le week-end dernier, nous pourrions tous rire d’eux maintenant au lieu de pleurer la mort d’une femme innocente.

Traduction par Contrepoints de The Best Anti-Nazi Strategy Is to Let Them Speak

 

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Claude HOUEL 22/08/2017 04:51

De l'anti-facisme à la déstructuration de l'histoire :
Le fait divers,inacceptable car il y a homicide raciste,à fait le buzz via les médias US et français.
Par contre silence radio sur le déboulonnage des statues de personnages historiques vaincus de
la guerre de sécession dans les états du Sud.
Pendant 150 ans cela ne gênait personne et permettait aux Sudistes d'accepter leur défaite en maintenant la cohésion de la nation américaine.
Aujourd'hui certains cherchent à briser ce lien en prenant le prétexte de la lutte , nécessaire, contre les néo-nazis et autres suprémacistes pour priver une partie des américains de leur histoire.
L'Histoire est ce qu'elle est avec son lot de malheurs et de progrès mais stigmatiser les Sudistes en les assimilant à des nazis est injuste et porteur d'un réel danger pour l'avenir.
Ce mouvement de ré-écriture de l'Histoire risque de nous concerner à court terme : On ne tardera
à voir se multiplier, en France, des demandes de déboulonnage de statues de Napoléon, parce qu'il symboliserait l'esclavage, ou de Jeanne d'Arc abusivement accaparée par le FN.
Que les bobos sociales ne se réjouissent pas si vite, les demandes viendront aussi pour retirer le nom de Miterrand, grand manieur de guillotine en Algérie de l'espace public.