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Publié par Edouard Boulogne

Comment une simple farce peut démasquer la connerie des uns, et la perversité d'un certain  monde médiatique frelaté.

Comment une simple farce peut démasquer la connerie des uns, et la perversité d'un certain monde médiatique frelaté.

Xénophobie, homophobie, charliophobie, sloganophobie, telles sont - entre autres - les manifestations les plus courantes du racisme présumé dont il n'est pas rare que ceux qui sont mis en observation présentent également des symptômes de ras-le-bolite sévère (sous sa forme expressive ou dépressive).

Ça se passe en Norvège. Un tordu repère quelques sièges de bus qui lui font aussitôt penser  - on ne sait trop pourquoi car les passages secrets qui relient les obsédés à leurs obsessions relèvent d'une spécialité qui s'appelle la psychiatrie - à un alignement de burqas. Il faut déjà avoir les neurones qui dansent le rock'roll. Disons pour l'excuser qu'un éclairage particulier a peut-être stimulé son délire hallucinatoire, mais on ne saurait le certifier. Dans un état d'excitation indescriptible, il photographie alors les sièges en question à des fins qu'il ne nous appartient pas de chercher à deviner.

Plusieurs pistes s'ouvrent alors (probablement un "partage" avec d'autres malades souffrant de la même pathologie ou de troubles assez voisins) avant que la photo ne soit publiée afin de piéger des présumés racistes avec l'intention de démontrer qu'ils sont tellement obsédés par la burqa qu'ils seraient capables de prendre des antennes de arbres ou des sièges d'autocar pour des burqas.

Certains effectivement, mais pas tout le monde - le rédacteur de cette note ne s'y est pas laissé prendre - ont pu penser, se demandant toutefois quel était l'intérêt de photographier des sièges d'autocar, qu'il s'agissait d'autre chose. Quoi ? Eh bien ce qui leur était suggéré, pardi !

Rendons hommage à "Causeur", seule publication ou presque à avoir observé le phénomène avec intelligence et à qualifier les choses convenablement. La PAP - Presse À Penser - évidemment n'a ni étonné ni déçu : elle a fait farine de sa propre bêtise, "as usual".

C'est ainsi qu'on brocarde aujourd'hui des "racistes" qui prennent des sièges d'autocar pour des burqas. Une comparaison malheureuse s'impose évidemment avec ceux qui prennent leur vessie pour une lanterne. Et on frémit en imaginant tout ce qui peut arriver chaque fois que ces derniers cherchent à éclairer ceux qu'ils prennent en belle passion. C'est hélas ! le cas des antiracistes qui, en plus de leurs délires hyper racistes, se prennent pour Diogène en personne jusqu'aux plus mauvaises habitudes que ce dernier avait en public et confondant malheureusement, en ce qui les concerne, lanterne et vessie.

La différence, toutefois, avec Diogène, c'est que le cynique antique aboyait mais n'en croquait pas, alors que les cyniques contemporains en croquent encore plus qu'ils aboient, et Dieu sait s'ils passent leur temps à aboyer.

Comme dirait l'oncle Eusèbe, chaque fois que c'est "celui qui le dit qui l'est", il ne pense plus qu'à mettre en scène toutes sortes de pièges afin aussitôt qu'il endosse - et c'est automatique - son uniforme d'accusateur public. On l'a vu avec Robespierre, avec Staline, avec Mao...

Comme diraient Napoléon et Peyrefitte, quand les associations antihyperracistes se réveilleront...



https://www.causeur.fr/medias-norvege-burqa-islam-xenophobie-146029?utm_source=Envoi+Newsletter&utm_campaign=74a87487b3-Newsletter&utm_medium=email&utm_term=0_6ea50029f3-74a87487b3-57264745

 

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castets 11/08/2017 06:37

Bonjour Mr Boulogne.
Il est à craindre seulement qu'après ce parallèle suggestif, le désigner de ces sièges soit traduit en justice pour avoir oser suggérer cette analogie propre à l'analyse d'une image visuellement survolée, suggérant ce qui n'est pas ! Que faire maintenant pour passer inaperçu ?
Bonne journée, cordialement Cjj.

Antoine de Panou 10/08/2017 16:19

Vous soulignez là, cher Scrutateur, l'essence - l'éther, devrait-on dire - métaphysique de la connerie qui est un phénomène bien plus important qu'on ne le pense, d'abord par sa dispersion, ensuite par son caractère intrinsèque et enfin parce c'est la définition profane du péché originel. C'est dire la place qu'occupe la connerie dans la longue histoire de l'humanité. Il en même question dans la Genèse, c'est dire si la connerie a quelque chose à voir avec cette fameuse chute de l'homme dont parle aussi Platon avec le plus grand sérieux.