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Publié par Edouard Boulogne

 Joli petit chabin. Symbolise-t-il l'innocence? Qui sait? Pour ce qui concerne les nombreuses autres illustrations et comme convenu je laisse le lecteurs les contempler librement, les identifier : l'envie, la jalousie, le sentiment du vide, et aussi l'espoir, l'amour, l'espéra
 Joli petit chabin. Symbolise-t-il l'innocence? Qui sait? Pour ce qui concerne les nombreuses autres illustrations et comme convenu je laisse le lecteurs les contempler librement, les identifier : l'envie, la jalousie, le sentiment du vide, et aussi l'espoir, l'amour, l'espéra
 Joli petit chabin. Symbolise-t-il l'innocence? Qui sait? Pour ce qui concerne les nombreuses autres illustrations et comme convenu je laisse le lecteurs les contempler librement, les identifier : l'envie, la jalousie, le sentiment du vide, et aussi l'espoir, l'amour, l'espéra
 Joli petit chabin. Symbolise-t-il l'innocence? Qui sait? Pour ce qui concerne les nombreuses autres illustrations et comme convenu je laisse le lecteurs les contempler librement, les identifier : l'envie, la jalousie, le sentiment du vide, et aussi l'espoir, l'amour, l'espéra

Joli petit chabin. Symbolise-t-il l'innocence? Qui sait? Pour ce qui concerne les nombreuses autres illustrations et comme convenu je laisse le lecteurs les contempler librement, les identifier : l'envie, la jalousie, le sentiment du vide, et aussi l'espoir, l'amour, l'espéra

J'ai eu, ce soir, le désir de publier ce qui est assez inhabituel sur facebook, me semble-t-il, une galerie de visages. De visages à lire, à déchiffrer. Tâche difficile, parfois indiscrète, cupide, inquisitrice, ( ainsi sommes-nous souvent, « ô mes frères en hypocrisie », dirai-je en parodiant ce beau diable de Charles Baudelaire ) mais aussi, souvent, espérons-le toujours, inspirée par la saine curiosité sur l'étrangeté de l'animal que nous sommes, celui qui s'appelle l'homme, « abîme de doute, cloaque d'incertitude », mais aussi source de tendresse, tension vers le dépassement de soi, et parfois don désintéressé aux « autres ». Et écrivant ce que je viens d'écrire, me revient en mémoire, avec un soupçon d'ironie, ce propos de Victor Hugo parodié en classe de math, en seconde, par un prof au patronyme évocateur du chat de genre mâle : « ô insensé qui croit que je ne suis pas toi ».

Visages donc à déchiffrer. Pourquoi?

Peut-être parce que, nolens, volens, nos visages sont presque toujours des masques.

Cette dissimulation révèle la conscience que nous avons de notre fragilité en société, du risque de nous livrer à cet autrui, dont un philosophe parlait en disant que l'homme est un loup pour l'homme ( homo homini lupus ) thème repris, plus vulgairement par Sartre en son mot célèbre « l'enfer c'est les autres ». Propos que je ne reprends pas à mon compte malgré sa part de vérité.

Donc, amis lecteurs, nos visages sont scrutés, souvent ( pas toujours ) inquisitorialement; scrutation peu appréciée, mais reprise pour … notre propre compte le plus souvent.

Déplorer cet état de fait ne servirait absolument à rien. Aussi, je précise que la galerie de portraits envisagés par moi, n'a pas de visée moralisatrice. La visée serait plutôt épistémologique, disons plus simplement psychologique.

Je suis parti d'une pensée du docteur Alexis Carrel dans son livre célèbre, parfois discutable : L'Homme cet inconnu.

Carrel nous dit « 

Le visage exprime des choses plus profondes encore que les activités de la conscience. On peut y lire, non seulement les vices, les vertus, l'intelligence, la stupidité, les sentiments, les habitudes les plus cachées d'un individu, mais aussi la constitution de son corps, et ses tendances aux maladies organiques et mentales ».

Un autre philosophe, Emmanuel Lévinas reprend ce thème, voyant dans le visage une expression décisive de l'être le plus profond de l'homme tel qu'il se cache dans le secret face aux risques d'un monde qu'a déserté le véritable humanisme. Lévinas était juif, non ennemis des non juifs, ni des chrétiens, ni d'ailleurs de tous les autres. Si nous apprenions, pense-t-il, à tort ou à raison à déchiffrer les visages, nous passerions de la société de haine et d'oppression, à une société fraternelle, au sens le moins politicien qu'il est possible, de cette expression. Le visage, en ce sens, bien « VU » ne permettrait plus à quiconque de tuer son titulaire, physiquement, ou spirituellement.

Là encore me revient un souvenir, celui de la lecture du roman de Dostoïevski, L'Idiot, quand au début de l'histoire le prince Muickine ( l'idiot selon « le monde » ), arpentant une salle d'attente, aperçoit le portrait d'une femme Nastasia Philipovna, femme tragique, qui sera l'une des héroïnes du livre. Il s'écrie alors, profondément bouleversé, et lucide « Oh que cette femme a été profondément humiliée, bafouée, comme elle a du souffrir ! ».

Oui, il y a des personnes qui ont ce don de voyance, disons mieux de perspicacité, ou d'empathie, qui ne s'apprend pas dans les universités.

Si j'avais encore le bonheur d'être immergé comme naguère, dans uns ou deux classes terminales en philosophie, comme j'aimerais me livrer avec avec des jeunes, non encore, tous, formatés par la machine à emboutir « du monde », à un exercice d'analyse empathique, sur l'être humain ( ah ! Insensé qui croit que je ne suis pas toi »! ) dans sa fragilité essentielle, à partir d'une collection de photographies de visages, d'oeuvre d'art, y compris certaines, assez rares, mais existantes, produites par des peintres des rues, qui n'ont pas fait « les beaux arts » mais qui ont reçu la grâce d'être voyants à travers leurs pérégrinations parfois risquées dans notre monde de ténèbres.

Mais, chers lecteurs, patients, et qui m'avez suivi jusqu'ici, vous n'êtes pas mes élèves, je ne vous ai pas devant moi. Nous ne pouvons pas nous interpeler, nous critiquer, nous congratuler dans la découverte, parfois, de certains secrets.

Ce que je vous propose, c'est dans l'esprit que je viens d'évoquer, de regarder, de contempler plutôt, les visages que j'ai retenus à votre intention.

Il y a des photographies, des sculptures, des oeuvres d'art. Je n'en indiquerai ni les titres, ni les auteurs ce serait trop long. Libre à vous de vous livrer à cette recherche.

L'essentiel me paraît être d'apprendre à regarder, à discerner, à soulever les voiles.

Parmi les images retenues il y en a qui expriment la joie, la tristesse, l'envie, la haine, la superficialité apparente, la lubricité, l'innocence, peut-être apparente, elle aussi, etc.

 

Ce qu'il me parait utile de dire, c'est que ces artistes sont des experts en humanité, bien davantage que tant de docteurs d'Université dans ce que l'on appelle les « sciences humaines ». Que cette forme de culture que j'évoque, admire, et préconise, est à sa place dans un organe de presse, dans un site, un blog politique. Car la politique ne saurait se réduire à l'administration des choses, par des techniques économiques, ou des plans que l'on fait étudier aux étudiants de Sciences-po, ou de l'Ena.

Il n'y a de grande politique que de l'homme, et pour l'homme » disait le général de Gaulle, qui avait ses « techniciens » mais qui voyait autre chose, comme avant lui, Richelieu, Mazarin, Louis IX ( St-Louis ), et aussi son grand contemporain Winston Churchill.

L'homme d'Etat véritable doit être un homme de culture vraie, c'est à dire, non pas le propriétaire d'un sac rempli de pièces d'or, en elle-même stériles. Sa culture est plus assimilable à un grain de blé, qui croit, et se multiplie. L'ENa n'a rien à voir avec ce dont nous parlons.

La galerie de visages donc, que je vous propose de déchiffrer, lentement, en mâchant bien pour bien digérer, contemplez la en pensant à la dernière strophe d'un poème de Baudelaire Les Phares.

 

Ces vers les voici :

 

« Car c'est vraiment Seigneur le meilleur témoignage

Que nous puissions donner de notre dignité

Que cet ardent sanglot qui roule d'âge en âge

Et vient mourir au bord de votre éternité ».

 

Le Scrutateur.

Lire dans les visages, l'autre côté du miroir.
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