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Publié par Edouard Boulogne

Cette France qui MARCHE sur la tête ( ou le syndrome Jeanne Moreau ), par Christian Vanneste.
Cette France qui MARCHE sur la tête ( ou le syndrome Jeanne Moreau ), par Christian Vanneste.

 Certes je ne partage pas en tous points l'opinion du député Christian Vanneste, sur Jeanne Moreau qui vient de mourir. Certes l'artiste avait du talent, peut-être même davantage. Ses admirateurs ( je me suis abstenu de dire ses thuriféraires, terme qui dans la liturgie désigne les clercs chargés d'encenser ) ont parlé de sa beauté, de sa voix inégalée etc, etc.

Or j'ai noté dans cette interview où madame Jeanne Moreau était invitée à parler d'elle-même et de sa carrière, que la comédienne était plus réservée que ses laudateurs sur ces questions. « Je ne m'aime guère, je ne me trouve pas belle, et ma voix m'insupporte » dit-elle.

Qui est parfaitement heureux en ce bas monde? Même ( surtout ) sous les feux indiscrets des projecteurs, qui souvent brouillent plus qu'ils n'illuminent. .

Mais en lisant M. Vanneste, je me suis rendu compte que j'avais « zappé » sur le blog, la mort de Jeanne Moreau alors que j'aime l'art dramatique, que j'admire les grands acteurs, et Jeanne Moreau elle-même pour son talent.

Et ceci sans doute à cause des réserves qu'il fait, non sur ce talent, mais sur les raisons et la nature des coups d'encensoir qui sont pour partie, les miennes.

Voici cet article. A vous de juger.


 

Le Scrutateur.

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 Christian Vanneste - Député du Nord, Conseiller Municipal de Tourcoing

LA FRANCE « EN MARCHE »… SUR LA TETE !

Posted: 01 Aug 2017 12:28 AM PDT

Il y a dans la vie des grands moments de solitude. Les pires ne sont pas ceux où l’on  s’isole  pour  méditer  sereinement.  Ce  sont  ceux  où  la  foule  se  dirige massivement dans un sens quand vous prenez le chemin opposé, où elle vibre à l’unisson, emportée par le même sentiment, alors que celui-ci vous est étranger. A cet  instant,  il  faut  être  solide  pour  ne  pas  être  envahi  par  la  culpabilité.  Je  le confesse donc : je n’ai jamais aimé Jeanne Moreau. Je ne la trouvais ni belle ni séduisante. Sa voix m’horripilait. Si je voulais me rappeler un passage de film qui m’a marqué, ce serait celui de Touchez pas au Grisbi où Gabin lui met une claque au  milieu  d’une  distribution généreuse. Qu’on  ne me dise  pas que cette  opinion

est  liée  aux  «  engagements  »  de  l’actrice.  Je  n’accorde  que  peu  de  valeur  aux avis du monde du spectacle sur la société et la politique. La célébrité des vedettes de l’écran ne fonde aucune légitimité particulière à exprimer leurs idées. Souvent au contraire, leur mode de vie et leur appartenance à un microcosme très éloigné de la vie réelle faussent la validité de leur jugement. Romy Schneider m’émouvait bien davantage. Ses engagements ne me plaisaient pas plus, mais on sentait en elle  une  épaisseur  humaine,  une  sensibilité  à  fleur  de  peau  qui  ne  pouvaient

laisser indifférent. La rencontre entre Noiret et Schneider dans le Vieux Fusil est pour moi un sommet, un de ces moments où le cinéma saisit avec infiniment de justesse  une  émotion.  Le  concert  de  louanges  dithyrambiques  dont  les  médias retentissent  depuis  l’annonce  de  la  disparition  de  Jeanne  Moreau  me  surprend donc. Certes, il repose objectivement sur une carrière exceptionnelle, mais il faut aussi y voir un symptôme de notre société française actuelle. Les commentaires, ceux  de  Jack  Lang  en  particulier,  trahissent  l’un  des  motifs  de  la  ferveur  du

microcosme qui domine la pensée véhiculée par les médias en France. Cela tient moins  aux  qualités  intrinsèques  de  l’artiste,  sur  lesquelles  les  avis  peuvent diverger,  qu’à  la  personnalité  de  la  femme.  Non  seulement,  elle  savait  prendre position, à gauche, comme il se doit, mais plus profondément, elle était une icône, une  figure  emblématique,  un  modèle,  en  somme.  Et  l’impayable  et  éternel Ministre de la culture ne craint pas de le dire : c’était une icône iconoclaste ! Ce qui  séduisait  surtout  chez  elle,  c’était  ce  parfum  de  transgression  qui l’accompagnait  de  la  vie  à  la  scène  et  à  l’écran,  de  la  mère  peu  maternelle  à l’amour  de  Jules  et  Jim  «  en  même  temps  ».  L’emphase  des  propos  est révélatrice.  Le  courant  de  pensée  qui  influence  le  plus  la  société  française  est suicidaire : il propose en modèle, en objet d’adulation, ce qui s’oppose à la norme, non  à  celle,  relative,  qui  résulte  de  notre  tradition,  mais  aussi  à  celle  que  les conditions  même  de  survie  de  notre  société  imposent  au  bon  sens.  La  société française  sur  de  nombreux  sujets  marche  sur  la  tête,  s’empêtre  dans  les contradictions et travaille intellectuellement contre son propre intérêt.

Le Conseil d’Etat vient ainsi de donner gain de cause aux associations qui exigent que  la  ville  de  Calais  et  l’Etat  installent  des  douches  et  des  latrines  pour  les migrants.  La  ville  de  Calais,  dont  les  habitants  souffrent  depuis longtemps  de  la présence  massive  de  ces  étrangers  rentrés  illégalement  en  France,  compte  ne pas se soumettre à la décision et préfère payer les 100 Euros par jour de retard qui résultent de la décision. L’Etat devra réquisitionner les lieux pour obtempérer à l’injonction  de  la  justice  administrative.  Par  ailleurs,  le  Ministre  de  l’Intérieur  a annoncé la création de deux nouveaux centres d’accueil à Troisvaux et à Bailleul.

Le juge administratif invoque le risque de traitements inhumains et dégradants et l’atteinte à une liberté fondamentale. Le raisonnement est simple : il y a des droits de  l’Homme.  Ceux-ci  doivent  être  respectés…  même  si,  par  un  tour  de  passe-passe,  cela  implique  le mépris  des  droits  du  citoyen,  qui  directement  ou  par  le biais des élus locaux, exprime son opposition.

Le citoyen n’est plus qu’un contribuable qui devra prendre en charge le coût d’une politique dont il ne veut pas. L’étranger qui s’est introduit en fraude dans le pays jouit donc d’une reconnaissance juridique supérieure  à celle  du  citoyen français.

L’illégalité  de  la  présence,  le  fait  qu’elle  existe,  génèrent  des  droits.  Le  non-respect  du  droit,  le  fait  créent  du  droit.  C’est  non  seulement  intellectuellement absurde  mais  concrètement,  cela  favorisera  le mouvement  migratoire  en  créantun appel d’air et en facilitant la concentration près du passage en Angleterre.

Les  associations  militantes,  les  inévitables  vedettes  médiatiques,  comme

Emmanuelle Béart en 1996, sans le moindre souci de l’intérêt supérieur du pays et  de  la  volonté  de  son  peuple,  continueront  à  soutenir  l’immigration,  même illégale,  au  nom  du  devoir  et  du  délit  de  solidarité.  Ils  poursuivront  la culpabilisation  de  ceux  qui  commettraient  la  faute de  voter  pour  le  FN  par exaspération.  Ils  stigmatiseront  la  violence  policière  même  lorsqu’elle  est inexistante.

Que penser  d’un  pays  qui  ose  se  prétendre  une  démocratie  et  où  le  bien commun  d’une  nation  ou  la  volonté  des  populations  sont  à  ce  point méprisés en vertu des grands principes et des bons sentiments ?

En  ce  triste  début  du  mois  d’Août  2017,  vient  s’ajouter  au  tableau  clinique  de l’incohérence  française,  une  nouvelle  défaillance  de  notre  grande  société nationale des chemins de fer, la SNCF, qui de grève en accident, de pannes en retards, rappelle que l’Etat, le Sauveur suprême, aux yeux d’une grande majorité de  Français,  est  celui  qui  permet  aux  agents  de  jouir  de  nombreux  privilèges quand les usagers sont  traités avec  une  totale  désinvolture. Le vieillissement  et l’entretien  insuffisant  des  infrastructures,  la  gestion  chaotique  de  l’entreprise, l’incapacité d’informer convenablement les victimes d’un dysfonctionnement sont autant de marques du modèle français, en panne lui aussi. Une société privée fait sans  doute  des  profits.  Une  société  publique  prélève  indirectement  l’argent  du contribuable. La première se doit de respecter ses clients. La seconde néglige ses usagers.  La  nationalisation  est  cependant  une  solution  qui  persiste  dans  l’esprit de beaucoup de Français.

Certes,  il  n’est  pas  absurde  de  vouloir  protéger  certains  secteurs stratégiques  de  notre  industrie  lorsqu’ils  sont  menacés,  mais  il  faut  se défaire  de  l’idée  qu’un  Etat  ruiné  puisse  s’acquitter  de  missions  pour lesquelles  il  est  incompétent  quand  il  ne  parvient  plus  à  remplir  ses fonctions essentielles, la sécurité sur l’ensemble du territoire ou la maîtrise

de ses frontières.

 

Cette France qui MARCHE sur la tête ( ou le syndrome Jeanne Moreau ), par Christian Vanneste.
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belle france 15/08/2017 17:45

Et oui....le lavage des cerveaux fonctionne encore à plein tube..... E.Macron est en vacances !!! à Marseille !!!! c'est incroyable, c'est jeune, c'est fun, c'est exceptionnel.....etc, etc c'est mal parti pour que le peuple se réveille.
Merci Scrutateur de nous informer....... cordialement