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Publié par Edouard Boulogne

Budget défense : le coup de gueule du chef d’état-major des armées, Pierre de Villiers.

Brigitte Macron était professeur de Français, et, parait-il de … théâtre. Sur ce dernier point on ne peut que la féliciter pour son efficacité. Car Emmanuel a retenu ses leçons.

Depuis son élection M. Macron minaude. Il joue, il s'amuse, il ...nous amuse, ( Amuser, c-à-d : occuper un public pour le détourner de ce que l'on ne veut pas qu'il sache ) ce qui peut s'avérer dangereux pour lui quand les « amusés » s'apercevront qu'ils sont les dindons de la farce.

Monsieur Macron a reçu MM Poutine et Donald Trump à Versailles. Magnifique et splendide. Mais Louis XIV édifia Versailles non par vanité, ( bien au contraire de ce que l'on enseigne au bon peuple ) mais pour fasciner l'Europe, et faire du palais une exposition permanente de toutes les techniques architecturales, esthétiques, technologiques dont le royaume de France étaient alors l'agent et le pionnier en cette haute époque du classicisme. Et il y réussit.

Emmanuel Macron lui se projette en Louis le quatorzième. Il jouit de lui-même, fait le Narcisse, tapote, comme un copain de lycée, les épaules de Trump et de Poutine dans les réunions internationales, comme si l'échiquier politique était une cour de récréation.

Puisse-t-il ne pas trop souffrir de ses émotions juvéniles! A nos dépends surtout.

La France, mal gérée depuis des décennies, et tout particulièrement durant les cinq dernières années de bouffonnerie hollandiste n'a plus d'argent.

Mais on fait l'impossible pour organiser les Jeux Olympiques de 2024. Version française et démocratique de l'antique adage reçu des Romains : « Panem et circenses », du pain et des jeux.

« Notre » président hier, a obtenu semble-t'il, ce qu'il voulait sur ce point précis. Ce qui nous a valu, repris par toutes les télés du monde, une pantomine « charmante » : Emmanuel tapant des mains avec celles de deux charmantes ondines du Paysage Audiovisuel Mondial. La pantomine m'a rappelé celle tout aussi marante, - mais moins lourde de conséquences, - que celle à laquelle nous avons assisté, entre frères au début des années 70, ( nous l'évoquons encore, sourire en coin, sous l'appellation de « polka des bébés »! ).

Macron, tout comme son prédécesseur bouffon, ( qui se voyait en … chef de guerre ! ), aime parler du rôle mondial de la France, notamment grâce à son armée, qui joue le rôle des légions romaines jadis, face aux barbares ( l'expérience quotidienne nous rappelle que les barbares sont toujours présents, et pas seulement aux frontières ) dans le limes ( « limes » désignait, chez les Romains, des frontières fortifiées ), en Afrique et ailleurs.

Mais comment tenir son rang, assumer sa mission, payer les soldats, les fournir en matériel performant, sans argent ?

Un chef d'Etat digne de ce nom ne doit pas être un amuseur, un petit Narcisse sémillant. Il doit préférer pour son peuple la santé, la prospérité qui ne doit pas être confondue avec le gaspillage des fruits du travail, avec le mirage de la société de jouissance illimitée, mirage qui engendre la société esclave et « dérespectée » par les neo barbares de toutes origines.

Mais la macronie doit jouir, elle, ces jours-ci, les vacances approchant, des derniers avantages de l'état de grâce, comme disent curieusement, en un langage théologique, ces petits technocrates qui ne croient en rien, rien, rien de rien.

Déjà se lèvent les voix salutaires de ceux, qui en toutes époques ont précédé et annoncé le relèvement.

Souvent parmi ces voix se distinguèrent, celles de centurions.

Est-il étonnant, dès lors, que dans les prémices du redressement, et à la veille du quatorze juillet tonne celle du chef d'état-major des armées le général Pierre de Villiers ?

 

Le Scrutateur.

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Budget défense : le coup de gueule du chef d’état-major des armées

( https://www.challenges.fr/entreprise/defense/budget-defense-le-coup-de-gueule-du-chef-d-etat-major-des-armees_486846 ).

 

Auditionné ce matin en commission de la défense de l’Assemblée nationale, le chef d’état-major des armées Pierre de Villiers n’a pas caché sa colère suite aux 850 millions d’euros de coupes imposées au ministère.

Pierre de Villiers, chef d'état-major des armées

Auditionné le 12 juillet en commission de la défense de l’Assemblée nationale, le chef d’état-major des armées Pierre de Villiers n’a pas caché sa colère suite aux 850 millions d’euros de coupes imposées au ministère.

Jacques Witt/SIPA

"Je ne vais pas me faire b… comme ça". C'est, de sources concordantes, le rugueux cri du cœur poussé ce matin par le chef d'état-major des armées Pierre de Villiers aux députés de la commission de la défense, au lendemain de l'annonce par Bercy d'une réduction des crédits de 850 millions d'euros en 2017. "Le grand écart entre les objectifs assignés à nos forces et les moyens alloués n'est plus tenable", a assuré le général de Villiers lors d'une audition à huis clos. "On a déjà tout donné", a-t-il martelé, répétant que l'armée est déjà à l'os, avec des effectifs militaires passés de 241.000 à 203.000 personnes de 2008 à 2015. "Il a tapé du poing sur la table, et pas seulement au sens figuré', relate un témoin. De mêmes sources, le chef d'état-major des armées, très applaudi à l'issue de sa présentation, a prôné un budget défense de 34,8 milliards d'euros dès 2018, soit une hausse de plus de 2 milliards, dans la droite ligne de ses préconisations des derniers mois.

La grosse colère du plus haut gradé français n’a rien d’étonnant. Pierre de Villiers avait fait de l’obtention de moyens suffisants pour les armées la condition de sa prolongation d’un an comme CEMA. Les 850 millions de coupes, auxquels s’ajoutent 40 millions d’annulations de crédits selon la Tribune, ressemblent bien à un coup de canif dans le contrat, alors qu’Emmanuel Macron et Edouard Philippe ne cessent de répéter l’objectif d’un budget de défense à 50 milliards d’euros en 2025, contre 32,7 milliards actuellement. Soit les fameux 2% de PIB promis par le candidat Macron durant sa campagne présidentielle.

Timing étrange

Le timing des annonces a aussi de quoi laisser songeur : les coupes, qui représentent 20% de l’effort total demandé aux ministères, ont été annoncées à quelques jours du défilé du 14 juillet, et la veille de la publication au journal officiel de l’arrêté officialisant la prolongation du mandat du mandat du chef d’état-major des armées jusqu’au 31 juillet 2018. Un étrange cadeau du 14 juillet pour des armées mises à rude épreuve par les opérations extérieures (Sahel, Levant) et intérieures (Sentinelle). Reporter l’objectif le rend encore plus difficile à atteindre : tenir les 50 milliards d’euros de budget défense en 2025 nécessitait déjà 17,3 milliards supplémentaires  en huit ans. Avec les coupes, il faudra trouver 18,2 milliards en sept ans. Soit une hausse de l’ordre de 2,6 milliards par an !

Certes, le premier ministre Edouard Philippe assure que la défense pourra compter sur une hausse de son budget dès 2018. "Il faut faire crédit au gouvernement de son intention d'augmenter les moyens de l'armée dès l'année prochaine", assure le député du Tarn Philippe Folliot (LRM). Mais d'autres parlementaires assurent que le compte n'y est pas. "Alors qu’une remontée en puissance des moyens de nos armées est absolument indispensable pour faire face aux menaces extérieures et intérieures, on assiste au contraire à une mise en danger du ministère des Armées", a dénoncé Christian Cambon, nouveau président de la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, dans un communiqué publié le 12 juillet.

Macron en pacificateur ?

Les premières voix discordantes apparaissent même au sein de la majorité présidentielle. Premier à monter au front, Gwendal Rouillard, député du Morbihan, très proche de Jean-Yves Le Drian : "La proposition de Bercy est inacceptable, assure-t-il à Challenges. Les engagements du président de la République doivent être tenus et respectés, jusqu'à Bercy. Cela n'aurait aucun sens de viser 2% PIB pour défense en 2025 si on n'est pas au rendez-vous en 2017-2018. Il faut donner un signal à nos forces de sécurités intérieures et aux armées." La nécessité de contenir le déficit à 3% du PIB ? "Je partage l'objectif, pas le calendrier, résume Gwendal Rouillard. Je souhaite un calendrier différent qui permette de tenir nos engagements régaliens, notamment l'accélération du programme Scorpion de renouvellement des blindés de l'armée de terre. Il est inacceptables que 60% du parc des véhicules de l'armée de terre ne soient pas blindés. Combien de temps va-t-on continuer à pleurer nos morts quand ils sautent sur des mines ?"

Emmanuel Macron va-t-il saisir l’occasion de son passage à la réception de l’hôtel de Brienne, offerte à l’occasion de la fête nationale le 13 juillet en soirée, pour remettre en cause l’arbitrage de son gouvernement, et apparaître comme le sauveur des armées ? François Hollande avait déjà utilisé la recette à plusieurs reprises, avec un certain succès. Le chef de l’Etat va en tout cas devoir jouer serré, entre l’objectif de contenir le déficit sous les 3% de PIB, et la colère grandissante au sein d'armées auxquelles il a beaucoup promis. 

#Budget

 

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Claude HOUEL 13/07/2017 01:05

Ne surtout pas oublier que l'armée , a l'extérieur, c'est bien , mais personne ne parle de la Gendarmerie, qui en fait partie et qui , elle, assure, avec la Police, notre sécurité de tous les jours.
Donc priorité aux JO ou à la protection des citoyens? Et si on faisait un référendum?