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Publié par Edouard Boulogne

Tribune : « La Vème République ou le coup d’éclat permanent », Par HECTOR Louis-Maximilien.
Tribune : « La Vème République ou le coup d’éclat permanent », Par HECTOR Louis-Maximilien.

Tribune : « La Vème République ou le coup d’éclat permanent »,

Par HECTOR Louis-Maximilien.

 

( Voici une rubrique du Scrutateur, qui doit vous intéresser. Elle ne fait pas double emploi avec les commentaires d'articles. Ceux-ci, en augmentation lente, mais constante, est faite de vos réactions aux articles.

« La voix des lecteurs »vous donne la parole, la possibilité d'enrichir notre blog de vos idées, réflexions, poèmes, réactions propres à l'actualité en général.

Bien entendu je ne publierai que ce qui ne s'en prend pas, éventuellement, aux personnes, au-dessous de la ceinture comme on dit

Les articles signés seront plus particulièrement bien venus. Mais il y a, je le sais d'excellentes raisons, qui ne relèvent pas de la couardise, mais plutôt de ce qu'on appelle le devoir de réserve, à l'anonymat, ou au pseudonyme. Ces articles seront pris en compte. Mais il faudra, que je puisse identifier les expéditeurs de façon précise. Ma discrétion à leur égard étant assurée.

Maintenant, chers lecteurs, à vous de jouer.

 

Edouard Boulogne) .

 

PS : Les propos de lecteurs, n'expriment pas toujours le point de vue du Scrutateur. Ils s'expriment librement. Le Scrutateur n'intervient que pour écarter les attaques qui viseraient des hommes et des femmes, de façon insultante, «  au-dessous de la ceinture » comme on dit.

 

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« La Vème république ou le coup d’éclat permanent »,

Par HECTOR Louis-Maximilien.

 

Il ne fait aucun doute que l’abstention constitue le fait dominant des dernières élections législatives et présidentielles. Dans un précédent article, ici même, j’avais attiré l’attention sur cette dangereuse indifférence exprimée par les Français envers la classe politique.

 

Pour les législatives certains commentateurs feignent d’y voir une « bienveillante indifférence ». Alors qu’il s’agirait plutôt d’une « méprisante indifférence ».  Les mises en examen répétées des nouveaux « ministres macronistes » ont vite donné l’impression aux Français que, si la forme s’est rajeunie, le fond n’a guère changé puisque ce gouvernement comme de nombreux précédents est déjà dans le collimateur de la justice, le nouveau président de la République n’étant pas lui-même en reste dans ce ramdam judiciaire.

 

Cette rapide désaffection des Français n’est pas sans conséquence immédiate. L’élection du nouveau pouvoir repose sur une base électorale particulièrement réduite. Et cela peut à terme s’avérer très dangereux.

 

Comment ne pas craindre alors – nécessité faisant loi, une législature sous le signe de l’autoritarisme politique ?  Comment à l’avenir empêcher les Français d’être envahis par un triple sentiment d’insécurité ?

 

Insécurité physique face à la menace d’un terrorisme permanent. Insécurité matérielle face aux réformes de transformation extrême en matière économique et sociale. Insécurité identitaire ou culturelle face aux réformes libertaires que le nouveau pouvoir « macroniste » porte sur le plan sociétal.

 

Il y a là à n’en pas douter les ingrédients susceptibles de faire naître une société gouvernée par la peur. La France à l’issue de ces élections nationales donne l’image d’une société de défiance. D’une société en train de se défaire. C’est l’enjeu majeur de ce nouveau quinquennat : comment « faire société » dans une France travaillée par un sentiment de déclin ? Et des Français ravagés par la peur ?

 

Une fois encore, la seule satisfaction notable réside dans la solidité des institutions de la Vème république. Avec l’abstention, c’est l’autre fait dominant de ces élections nationales. Tous les éléments de contestation se sont envolés. Rien. Plus rien. Le calme plat.

 

Depuis le verdict des élections présidentielles, les voix se sont tues. Pas un leader national ne se lève pour réclamer aujourd’hui l’avènement d’une VIème république. La fureur revendicative des dernières présidentielles n’est plus aujourd’hui qu’un vieux souvenir électoral.

 

Grâce à notre héritage gaullien, la France sera politiquement gouvernée et l’Etat administré. Mais n’est-ce pas là une ruse de l’Histoire de voir, au moment même où les héritiers du gaullisme subissent l’une de leurs plus terribles défaites, la Vème république triompher en toute grandeur et majesté ? Pour plagier un ancien président de la République, je dirais que la Vème république n’est autre qu’un « coup d’éclat permanent ». Il en est ainsi depuis 1958. Et les dernières élections viennent confirmer cet état de fait. Ah De Gaulle, toujours De Gaulle, encore De Gaulle !

 

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