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Publié par Edouard Boulogne

1 ) Le répondeur à Guadeloupe 1 ère.
1 ) Le répondeur à Guadeloupe 1 ère.

1 ) Le répondeur à Guadeloupe 1 ère.

 

 ( Voici une rubrique du Scrutateur, qui doit vous intéresser. Elle ne fait pas double emploi avec les commentaires d'articles. Ceux-ci, en augmentation lente, mais constante, est faite de vos réactions aux articles.

« La voix des lecteurs »vous donne la parole, la possibilité d'enrichir notre blog de vos idées, réflexions, poèmes, réactions propres à l'actualité en général.

Bien entendu je ne publierai que ce qui ne s'en prend pas, éventuellement, aux personnes, au-dessous de la ceinture comme on dit

Les articles signés seront plus particulièrement bien venus. Mais il y a, je le sais d'excellentes raisons, qui ne relèvent pas de la couardise, mais plutôt de ce qu'on appelle le devoir de réserve, à l'anonymat, ou au pseudonyme. Ces articles seront pris en compte. Mais il faudra, que je puisse identifier les expéditeurs de façon précise. Ma discrétion à leur égard étant assurée.

Maintenant, chers lecteurs, à vous de jouer.

 

Edouard Boulogne) .

 

PS : Les propos de lecteurs, n'expriment pas toujours le point de vue du Scrutateur. Ils s'expriment librement. Le Scrutateur n'intervient que pour écarter les attaques qui viseraient des hommes et des femmes, de façon insultante, «  au-dessous de la ceinture » comme on dit.

 

 

« Les derniers aspects les plus intéressants du débat de Guadeloupe Ière 

Par HECTOR Louis-Maximilien.

 

L’un des derniers aspects les plus intéressants du débat de Guadeloupe Ière, sur les évènements de mai 67, retransmis le samedi 27 mai 2017, furent les lumineuses observations faites par l’un des témoins présents sur le plateau, monsieur Titor Déglas (en espérant que j’ai bien retenu et écrit son nom).

 

La première clarification de cet homme – dont il faut souligner ici l’honnêteté intellectuelle, intervint au moment précis où le journaliste Alex Robin tenta de donner une connotation de « pogrom racial » à ces évènements dramatiques.

 

Par ses propos, le journaliste de Guadeloupe Ière laissa entendre que les forces de l’ordre s’en prirent exclusivement aux personnes qui avaient la peau noire.

 

Dans une vive réaction de franchise, monsieur Titor Déglas tordit immédiatement le cou à ce dangereux fantasme, en affirmant que beaucoup d’individus à la peau claire furent également arrêtées et victimes des exactions des forces de sécurité. Précisant que lui-même ayant été arrêté, l’on ne pourrait pour autant dire qu’il avait la peau noire.

 

Ce fut alors un moment salvateur d’éclaircissement qui, sans appel, condamnait la thèse raciale d’un « pogrom anti-nègres ».

 

La seconde intervention lumineuse de monsieur Titor Déglas fut la présentation de sa thèse complotiste.

 

Selon lui – je résume ici sa pensée telle que je l’ai comprise, les exactions de mai 67 contre la population guadeloupéenne furent commises avec la complicité passive des blancs pays. De ce fait, concluait-il audacieusement, depuis mai 67, les blancs pays se sont eux-mêmes exclus de la communauté guadeloupéenne.

 

Paradoxalement, ce constat semble avoir été partagé par l’un des rares blancs pays à témoigner. ( lequel était en dehors du débat proprement dit, filmé à son domicile en compagnie de son jeune fils. Note du Scrutateur ). L’un d’eux – dont j’ai omis de relever le nom, affirma qu’avant les évènements de mai 67, les guadeloupéens vivaient ensemble sans problème. Et que, depuis ces évènements dramatiques, ce n’est plus le cas, la société guadeloupéenne s’est divisée.

 

Face à ce terrible désenchantement – et bien qu’au préalable il fût affirmé que les exactions n’avaient rien d’un « pogrom anti-nègres », le journaliste Alex Robin posa l’ultime question que je résume comme suit : que faut-il alors faire pour réconcilier les guadeloupéens ?

 

A cette question monsieur Titor Déglas eut cette réponse lapidaire – parlant des blancs pays : c’est à eux de faire le premier pas !

 

Dès lors, les interrogations sur le rôle des blancs pays dans cette dramatique affaire s’imposaient d’elles-mêmes : ont-ils sollicité de la part de l’Etat une ferme répression comme toute réponse aux revendications salariales qui se faisaient jour ? Et si oui, qui furent vraiment les solliciteurs ?

 

Ces interrogations qui naturellement assaillaient le téléspectateur n’ont fait l’objet d’aucun traitement approfondi de la part des participants au débat.

 

D’une façon plus générale, sur la question des responsabilités, l’historien guadeloupéen présent sur le plateau dédouana le préfet alors en fonction au moment de ces évènements dramatiques. La répression affirma-t-il fut en réalité le fruit d’un commandant militaire en poste à la Martinique, à qui les pleins pouvoirs furent donnés pour agir dans ce sens.

 

Pour lui, le vrai commanditaire de ce terrible massacre ne serait autre que le fameux monsieur Afrique du Général De Gaulle : monsieur Jacques Foccart.

 

Si cette thèse s’avérait vraie, l’on ne serait plus alors dans une explication tenant exclusivement à des causes locales. Mais certainement dans une explication conditionnée par le contexte international de lutte menée par l’Etat français, dans ses zones d’influence notamment les Antilles françaises, contre les menées insurrectionnelles de communistes révolutionnaires.

 

Dans une telle optique, la sollicitation des blancs pays – si sollicitation il y eut, n’aurait été alors pour l’Etat français qu’un prétexte de se défaire de certains activistes guadeloupéens, révolutionnaires communistes, favorables à des menées insurrectionnelles en Guadeloupe, dans le but d’accéder à l’indépendance.

 

Telles furent les deux fulgurances les plus intéressantes de ce débat sur une page sombre de notre histoire. Mais là encore, l’on survola rapidement ces sujets et la pédagogie s’en trouva substantiellement lésée.

 

 

 

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Renaud Dourges 31/05/2017 18:07

analyse très claire de ce débat