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Publié par Edouard Boulogne

Cette photo date de 1959. Elle évoque le Congrès d'étudiants antillos Guyanais ( tous ces jeunes gens faisaient leurs études suppérieures, à Bordeaux, Paris ou Montpellier ) qui préconisaient l'autonomie pour les départements d'outre-Mer. Se radicalisant, ils évouluèrent vers des mouvements comme le GONG, sous l'influence de Cuba et du castrisme, avant de devenir les anciens combattants que nous connaissons, égrotants, et radotants. Cette note est du Scrutateur.
Cette photo date de 1959. Elle évoque le Congrès d'étudiants antillos Guyanais ( tous ces jeunes gens faisaient leurs études suppérieures, à Bordeaux, Paris ou Montpellier ) qui préconisaient l'autonomie pour les départements d'outre-Mer. Se radicalisant, ils évouluèrent vers des mouvements comme le GONG, sous l'influence de Cuba et du castrisme, avant de devenir les anciens combattants que nous connaissons, égrotants, et radotants. Cette note est du Scrutateur.

Cette photo date de 1959. Elle évoque le Congrès d'étudiants antillos Guyanais ( tous ces jeunes gens faisaient leurs études suppérieures, à Bordeaux, Paris ou Montpellier ) qui préconisaient l'autonomie pour les départements d'outre-Mer. Se radicalisant, ils évouluèrent vers des mouvements comme le GONG, sous l'influence de Cuba et du castrisme, avant de devenir les anciens combattants que nous connaissons, égrotants, et radotants. Cette note est du Scrutateur.

( Voici une rubrique du Scrutateur, qui doit vous intéresser. Elle ne fait pas double emploi avec les commentaires d'articles. Ceux-ci, en augmentation lente, mais constante, est faite de vos réactions aux articles.

« La voix des lecteurs »vous donne la parole, la possibilité d'enrichir notre blog de vos idées, réflexions, poèmes, réactions propres à l'actualité en général.

Bien entendu je ne publierai que ce qui ne s'en prend pas, éventuellement, aux personnes, au-dessous de la ceinture comme on dit

Les articles signés seront plus particulièrement bien venus. Mais il y a, je le sais d'excellentes raisons, qui ne relèvent pas de la couardise, mais plutôt de ce qu'on appelle le devoir de réserve, à l'anonymat, ou au pseudonyme. Ces articles seront pris en compte. Mais il faudra, que je puisse identifier les expéditeurs de façon précise. Ma discrétion à leur égard étant assurée.

Maintenant, chers lecteurs, à vous de jouer.

 

Edouard Boulogne) .

 

PS : Les propos de lecteurs, n'expriment pas toujours le point de vue du Scrutateur. Ils s'expriment librement. Le Scrutateur n'intervient que pour écarter les attaques qui viseraient des hommes et des femmes, de façon insultante, «  au-dessous de la ceinture » comme on dit.

 


 

« Les téléspectateurs guadeloupéens méritaient mieux du service public »

Par HECTOR Louis-Maximilien.

 

Par le plus grand des hasards, le samedi 27 mai 2017, sur Guadeloupe Ière, j’ai pu voir le débat organisé par le journaliste Alex Robin sur les « évènements de mai 67 ». Je m’attendais à un moment d’instruction et de transmission de connaissances, j’en fus terriblement déçu.

 

Cette déception résulte de diverses causes qu’il m’importe ici de souligner pour permettre à l’avenir un débat plus constructif, à la hauteur des attentes des Guadeloupéens.

 

D’abord, sur l’objectif poursuivi : voulait-on instruire, enseigner, transmettre ? Ou chercha-t-on plutôt à émouvoir, à faire verser quelques larmes en se focalisant exclusivement sur les atrocités commises ?

 

En regardant l’émission, on avait le fort sentiment que trop souvent Alex Robin dirigeait le débat vers l’émotion et le ressentiment, et non vers l’intelligence et la raison.

 

Ainsi, à plusieurs reprises, lorsque la discussion s’orientait vers une explication politique de cette affaire, on voyait le journaliste, au moyen d’une habileté remarquable, tout faire pour ramener le débat exclusivement sur les horribles exactions incontestées et reconnues par tous. A force, cela devenait irritant pour le téléspectateur désireux de comprendre.

 

Ensuite, il est quand même étonnant de faire une émission sur les évènements de mai 67 en Guadeloupe, sans rappeler le contexte international dans lequel ces évènements se déroulaient. Nous sommes en pleine guerre froide. Le communisme soviétique est en pleine expansion impériale notamment en Afrique, Amérique du Sud et surtout dans la Caraïbe avec Cuba.

 

Dès lors, le monde libre comprenant les grandes démocraties occidentales – parmi lesquelles Les USA et la France, menait un farouche combat pour endiguer par tous les moyens la progression du monstre communiste dans le monde. Et surtout dans les zones géographiquement proches des Etats-Unis d’Amérique comme la Caraïbe.

 

De tous les participants, seul Louis Théodore - activiste très engagé dans cette période, mentionna Cuba. De même seul l’historien guadeloupéen présent – dont je n’ai pu noter le nom, fit référence aux évènements de Djibouti qui se déroulèrent quasiment au même moment. Mais tout ceci fut dit à la marge sans une analyse globale des enjeux internationaux. La discussion revenant inlassablement sur le décompte du nombre de victimes ou l’inhumanité des violences occasionnées.

 

Peut-on sérieusement débattre des évènements de mai 67 en Guadeloupe sans tenir compte de ce contexte international ?  Evidemment non ! Et pourtant on n'y fit nullement référence lors de ce débat important pour la construction de notre histoire guadeloupéenne.

 

Il en va de même pour les acteurs locaux majeurs de ces évènements dramatiques. Là encore des choses intéressantes ont été formulées mais sans approfondissement.

 

Ainsi du « martyr » de cette journée monsieur Nestor. Un des participants – victime de son état, expliqua qu’il était son voisin et fit cette révélation – inconnue jusqu’alors du grand public, que Nestor était un artificier notamment dans la confection de bombes. Un autre témoin laissa entendre qu’il était même soupçonné, par les autorités, d’en avoir fait exploser peu avant les évènements de mai 67. Un autre enfin laissa entendre que ce monsieur faisait l’objet d’une surveillance accrue par les services de sécurité du département.

 

Dès lors des questions intéressantes auraient dû être posées : qui était vraiment cet homme ? A quelle organisation appartenait-il ? Où avait-il été formé à la confection des bombes ? Etait-il en lien avec les services cubains ? Quelles étaient ses visées politiques pour la Guadeloupe ? Enfin dans quelles circonstances s’est-il retrouvé en première ligne le 27 mai 1967 ?

 

Pour la masse guadeloupéenne ces questions auraient dû être abordées. Une fois encore le téléspectateur resta sur sa faim.

 

De même également lorsque Louis Théodore expliqua avoir fait entrer clandestinement en Guadeloupe, en provenance de Cuba, un activiste révolutionnaire guadeloupéen. Là encore des questions intéressantes auraient pu être posées : quels étaient les liens entre le Gong et Cuba ? Combien de révolutionnaires guadeloupéens partirent se faire former à Cuba à la lutte armée ou aux menées insurrectionnelles ? Quels sont les moyens – en matériel notamment armes et homme, le régime cubain mettait-il à cette époque à la disposition des révolutionnaires guadeloupéens ?

 

Là encore aucune de ces questions ne furent posées et pourtant elles auraient permis d’éclairer nos compatriotes sur cette page de notre histoire.

 

Enfin, le flou s’imposa lorsque l’historien présent affirma qu’il ne fallait plus parler d’ « évènements » mais de « guerre ». Là encore aucun éclaircissement conceptuel n’a été demandé. Pourquoi parler de guerre ? Guerre de qui contre qui ? Les journées de mai 67 sont-elles des journées insurrectionnelles ? Qui menait donc l’insurrection, quelle organisation ? Et dans quel but ? La satisfaction des revendications salariales ? Ou la conquête du pouvoir politique par un coup d’Etat révolutionnaire ?

 

Une fois encore l’occasion n’a pas été saisie pour donner à ce débat une valeur pédagogique. Et cela est d’autant plus inquiétant que l’on sait, depuis Camus, que « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ».

 

Les téléspectateurs guadeloupéens méritaient mieux du service public qu’une simple séance émotionnelle sur des évènements qui semblent susciter, auprès de nos compatriotes, un très vif intérêt.

 

 

 

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