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Publié par Edouard Boulogne

Débat présidentiel, ou querelle de chiffonniers ?

Le « débat » vient de s'achever. On interviewe Marielle de Sarnèze ( macroniste ). La dame crispée, trouve que Macron a clarifié les choses, et refuse de s'exprimer sur la prestation de Marine Le Pen.

Deuxième interview, celle de Philippot ( FN ). Il trouve que Marine Le Pen a été superbe et a clarifié le détestable programme de M. Macron.

J'éteins mon téléviseur.Je suis fatigué.

Il y a de fortes chances que les commentaires s'inspireront largement de ces deux « points » de vue, selon les appartenances partisanes.

En vérité je ne partage pas ces avis.

Je n'avais en vérité jamais vu débat plus nul, de part et d'autre, et plus ennuyeux. Il faut avoir de l'héroïsme pour suivre totalement ces sortes de prestations. Qui l'a emporté? Ni l'un ni l'autre. On se serait cru dans une cour de collège ou les antagonistes se collent quelques gnons, et s'invectivent : «  menteurs, connard! enfoiré » !

 

Il fut un temps où un Chirac/Mitterrand quels que fussent les opinions des téléspectateurs, ils pouvaient se réjouir de passes d'armes savoureuses. Ou Giscard:Mitterrand, ou Raymond Barre/Mitterrand, ou Georges Pompidou/Mitterrand, dans un débat radiodiffusé sur RTL, que je suivis dans ma chambre d'étudiant en 1966, débat public tenu devant un public passionné où voisinaient dans l'amphithéâtre partisans de l'un et de l'autre, enflammés les uns et les autres, mais cohabitant sportivement. J'en possède encore l'enregistrement, mais je n'ai plus le magnéophone adéquat pour le réécouter.

 

Le déclin a commencé en 2007 ( Royal/Sarkozy ), aggravé considérablement en 2012 ( Sarko/Hollande).

Aujourd'hui se sont invectivés deux mauvais comédiens, des chiffonniers.

C'est sans doute le signe d'un déclin prononcé de la classe politique, d'un reflet de la décomposition du tissu moral national, ou du moins de ses « élites ».

Nous avons encore des leaders de classe, je pense à un Philippe de Villiers, et il y en a d'autres;

Mais de tels personnages sont sur la touche. Imagine t'on le grand Philippe, qu'on l'aime ou non dans un tel marécage?

 

Ce soir je suis inquiet. Mon pays me fait mal. Aucun des antagonistes ne mérite de devenir président de la République française.

J'irai voter, car je ne me laisse pas facilement démonter.

Mais je crains bien que les partisans de l'un et de l'autre ne se posent guère de questions et restent fidèles à leurs « champions ». Et je crains que le nombre des votes « blancs » ne s'élèvent à un étiage jamais vu.

 

A bas les chiffonniers.

Mais Vive la France!

 

Le Scrutateur.

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belle france 07/05/2017 00:13

Nous allons bien être puni par l'élection de cet avorton piloté et protégé par les tous puissants. Les gueux et les sans dents vont être renvoyés à leur quotidien, courber la tête et fermer leur bouche. bailloner leurs pensées, subir la délinquance..... etc... Ils ont tout employer pour éliminer la Droite François FILLON traîné dans la boue et les français qui s'offusquaient sans s'apercevoir qu'on les manipulaient. Le piège a parfaitement fonctionné, et maintenant nous allons subir.... a moins que des courageux reprennent la voie de l'honneur, de la raison pour redresser ce pays

Ch.Etzol 04/05/2017 03:41

Nous restons dans la "normalité" de la fonction décrétée par l'olibrius encore en place. Les socialistes ont passé ces 5 années à détruire, si je peux dire, la colonne vertébrale de la Nation, tout ce qui "avait de la gueule".
La fonction présidentielle avait acquis une "aura" avec le Général de Gaulle et sa constitution
que les premiers successeurs se sont efforcés de garder. En France,le rôle du Chef de l'Etat était prééminent et exigeait de la hauteur de vue.
Mais quel candidat à la Présidence se fait encore "une certaine idée de la France" ???
C'est le Président qui devrait redonner vigueur, courage et espérance, susciter l'enthousiasme
proposer une vision,
Mais rien...On a plutôt l'impression d'aller vers un parlementarisme à tous crins et des gouvernements en cascades. Pas la 6e de Mélenchon, plutôt 3e ou 4e ... Quelle cacophonie
Quelle tristesse aussi car la grandeur, la noblesse paraissent loin.... C'est le Versailles écrasé de M. Apathie ...