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Publié par Edouard Boulogne

Qui a fait Macron, et POURQUOI ? ( 1 ère partie ).

Les Présidentielles: certains se demandent si leur candidat FILLON est le bon? Après cette lecture, pas de doute, pour un vrai changement il n'y a que lui.

Malgré « les soutiens » d'un autre favori.

Je relaie puisque les fillonnistes en Guadeloupe sont taisants. Le 22 avril arrive à grands pas  Faites suivre alors.

( NB : La transcription de cette lettre a présenté des difficultés. d'où certaines imperfections qui n'empêchent pas la lecture, que je souhaite bonne et utile . )


 

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 CETTE QUESTION SERA-T-ELLE AU CENTRE DE LA PROCHAINE REVELATION

DE JULIAN ASSANGE ?


 

Avertissement : Cette publication est longue. Ne ratez pas sa lecture car elle vous

explique comment Macron a pu arriver, en une dizaine d’années, dans les plus hautes

sphères de la République, comment sa stratégie politique d’alliance gauche-droite et son

programme économique néolibéral ont été décidés ailleurs qu’en France. Cet article est le

fruit de recherches et d’analyses. Il fait référence à des travaux universitaires dont vous

trouverez les indications en bas de page . Il est quasiment impossible d’écrire aujourd’hui

sur la CIA sans se faire traiter de complotiste. Cela arrange beaucoup de gens et

particulièrement ceux qui sont visés. Cet article n’est en aucun cas complotiste ou

confusioniste. Tout est vérifiable, point par point, y compris la mise en synergie des

éléments. Bonne lecture.


 

Propos liminaires


 

Quand on parle d’ingérence russe dans la campagne électorale française et qu’elle vise

particulièrement Emmanuel Macron, on peut faire le postulat (pour les grincheux, ce n’est

qu’un postulat!) que les cyber attaques russes sont une réalité. Dès lors, il faut se poser la

question de savoir pourquoi la Russie s’intéresse à un personnage qui vient d’arriver sous

les projecteurs dans le paysage politique français. Les russes sauraient ils qui est Macron

depuis longtemps ? Ont-ils suivi son ascension ?

Le questionnement est renforcé quand au début du mois de février 2017, Julian Assange,

le patron de WikiLeaks confie au quotidien russe Izvestia: “ Nous possédons des

informations intéressantes concernant l’un des candidats à la présidence française,

Emmanuel Macron. Les données proviennent de la correspondance privée de l’ex

secrétaire d’État américain, Hillary Clinton”. Et comme si Assange tenait à nous donner

des indices, quelques jours plus tard, il nous informe qu’en 2012 la CIA avait demandé à

la NSA (centrale d’écoute et de tri du renseignement) de suivre de près la campagne

présidentielle française et ses différents protagonistes.

Assange veut il nous faire comprendre que Macron a été ciblé en 2012 par la CIA comme

un candidat à promouvoir et à soutenir pour les élections présidentielles de 2017 ?

Peut – être. Dans ce cas on comprend mieux l’inquiétude des russes qui le considèrent

alors comme un agent de l’influence américaine en Europe. Mais cette hypothèse est elle

plausible ? En cherchant un peu, on trouve, quand même, des éléments troublants dans le

parcours de Macron.

Il n’échappe à personne que la campagne de Macron est habitée par deux objectifs: tout

faire pour créer un pôle social libéral par une l’alliance droite–gauche et rester dans un

schéma de la mondialisation de l’Économie. Comme beaucoup, vous croyez que ces

idées sortent de la tête de ce brillant énarque? Eh bien vous vous trompez ! La stratégie

de Macron est dans la droite ligne de celle défini par les États Unis et la CIA dans les

années 80 s’agissant de ce que doit être la démocratie et l’économie dans le monde.

Des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprise, des banquiers, relais d’influence de la

stratégie américaine en France, ont choisi Macron et l’ont façonné pour qu’il entre

exactement dans ce schéma. Vous ne le croyez pas ? Ce sont des élucubrations, des

supputations, des délires ? Lisez bien ce qui est écrit, c’est surprenant !

L’histoire incroyable de MACRON, le nouveau messie français.


 

Le contexte


 

Le National Endowment for Democracy (NED) (en français, Fondation nationale pour la

démocratie) est une fondations privée à but non lucratif des Etats Unis, fondée en 1983

conjointement par les républicains et les démocrates (ça ne vous dit rien cette alliance

gauche-droite?), bien que son orientation générale soit celle du mouvement

néoconservateur. Son objectif déclaré est le renforcement et le progrès des institutions

démocratiques à travers le monde. En fait, et vous l’aurez deviné, il s’agit d’un instrument

de l’hégémonie américaine. La NED finance de nombreux think tanks dans la monde.

 Ce sont les chambres de commerce américaines et les multinationales (Chevron, Coca Cola,

Goldman Sachs, Google, Microsoft etc.) qui abondent son budget. Et comme une

évidence cet organisme a été créé spécialement pour servir de substitut à la CIA, car c’est

la centrale qui s’occupait de cette stratégie auparavant. Rassurez vous, elle n’est pas loin.

Parmi ses membres on y croise, des élus du Congrès, des patrons de multinationales, des

lobbyistes, mais aussi des membres de la CIA.

L’action de la NED dans le monde va avoir pour effet la promotion de l’alliance droite gauche

dans le domaine de la production des élites « démocratiques ». Après 1989, cette

politique s’impose dans les institutions de promotion de la démocratie en Europe. Elle

s’inspire de l’idée de créer une classe d’experts de la démocratie et de leaders politiques

professionnels (vous avez bien lu ?) qui puissent réaliser la transformation des régimes

totalitaires (par un autre… plus soft celui-là ?) et consolider le fonctionnement des

nouvelles démocraties (l’Ukraine ?). Évidemment, l’action de la NED ne se limite pas à la

transformation des régimes totalitaires, elle incite aussi à lutter contre« les populismes

» (tiens, tiens,) et les extrêmes.

La mobilisation de cette organisation contre le « populisme » et les « extrêmes » a eu son

illustration à l’occasion du référendum sur la Constitution Européenne.

En effet, en décembre 2005, l’Aspen Institute de Lyon, un think tank néoconservateur

américain, a réuni plusieurs think tanks français et européens, de gauche comme de

droite, inquiets des « non » français et néerlandais à la Constitution européenne. Ils ont,

ensemble, reconnu la nécessité de mettre au point une stratégie commune de

communication et d’éducation des cadres pour contrer la vague populiste en Europe.

Vous avez bien lu ? Le « NON » à la constitution européenne serait donc le fait d’une

vague populiste !

Vous avez donc compris que les américains sélectionnent, forment et financent des

individus afin de promouvoir une alliance « droite-gauche » contre les « populismes » et

les extrêmes pour éviter que leurs desseins ne soient remis en cause par des « manants »

qui s’attaqueraient au libéralisme et à la mondialisation de l’économie.

Bon. Maintenant que vous avez le contexte, il faut raconter l’histoire immédiate du jeune

énarque, que des parrains bien intentionnés ont façonné, jour après jour, en« leader

politique professionnel » au service de la cause néoconservatrice américaine.


 

Macron entre dans la cour des grands.


 

Brillant élève comme chacun le sait désormais (on nous bourre le crâne depuis quelques

mois), Macron réussit au concours d’entrée à l’ENA en 2002. Durant sa scolarité, il doit

effectuer un stage dans l’appareil de l’État. Il le fait au côté du Préfet de l’Oise. Ce dernier

le convie à une réunion ayant pour objet l’établissement d’une zone commerciale.

Le patron concerné par cette réunion n’est autre que le richissime rocardien Henry

Hermand qui a fait fortune dans la création de supermarché. Homme de réseaux et

d’influence, compagnon de route du PS, il fait rapidement de Macron son fils spirituel.

Cette rencontre va être déterminante pour l’avenir de Macron.

Un détail qui n’est pas anodin. C’est Hermand qui fait adopter par Macron l’expression

« progressiste » (que vous avez entendu répéter ad vomitem durant le début de sa

campagne) au détriment des notions de « social libéralisme » ou « social réformisme »,

dont Macron se réclamait dans les premiers temps. Ce changement sémantique est en fait

un alignement de planètes destiné à mettre Macron sur la même orbite que les

progressistes américains dont John Podesta,(relation de Hermand?), est le représentant

au travers du Center for American Progress (CAP) le think tank « progressiste » qu’il

préside. Rappelons que John Podesta a été conseiller spécial de Barak Obama et qu’en

2016, il a été chargé de la campagne d’Hillary Clinton.

Macron calibré au programme de la NED

" 1" Le formation politique : l’alliance gauche-droite de Jean-Pierre Jouyet

En 2004, à la sortie de l’ENA, Macron rejoint l’Inspection des Finances. L’un de ses chefs

est Jean-Pierre Jouyet (proche de Sarkozy, de Fillon et de Hollande, rien que ça). Jouyet

le prend sous sa protection. Pourquoi? A-t-il déterminé à cet instant que ce sera lui le

messie libéral de demain? Il n’y a aucun doute. A l’inspection des finances Jouyet est une

sorte de chasseur de tête. Les hommes l’inspirent plus que les idées, dit-on (ça promet). Il

mise sur le jeune énarque.

Jouyet est aussi engagé dans l’Aspen Institut, l’un des plus influents cercles de réflexion

néo-cons” aux Etats Unis. Il présidera, jusqu’en 2013, la section française créée par

Raymond Barre. Il en est aujourd’hui le président d’honneur. (Voir en infra, L’Aspen à

propos du “non” à la constitution européenne).

Suivant à la lettre les préconisations de la NED s’agissant de la formation de « leaders

politiques professionnels », Aspen France propose un cycle de programmes dit « Leaders

Politiques d’Avenir ». Inutile de vous dire qui sont les intervenants et les sujets abordés

(voir le site Aspen France) c’est édifiant! Laurent WAUQUIEZ , Jérôme GUEDJ, Olivier

FERRAND, Cécile DUFLOT, Najat VALLAUD-BELKACEM, Jean Vincent PLACE sont les membres le plus connus des promotions depuis 2006. On n’y trouve pas Macron. Mais lui il était en prise direct avec le président.

Pour être plus concret, Michael Bloomberg, ancien maire de New York et 8 ème fortune

mondiale a rencontré Macron le jeudi 9 mars 2017 à son QG de campagne pour parler

économie. Bloomberg, au travers de « Bloomberg Philanthropies », travaille depuis de

nombreuse années en partenariat avec l’Institut Aspen.

Dans la droite ligne de la stratégie de la NED, lors de l’élection présidentielle 2007 Jouyet

et d’autres fondent le groupe « les Graques », composé d’anciens patrons et de hauts

fonctionnaires qui appellent à une alliance gauche – droite entre Royal et Bayrou . Il y

entraine Macron. L’objectif est d’appeler la gauche au réveil libéral européen puis prôner

deux pôles, l’un conservateur, l’autre social libéral avec les verts et l’UDF. Partisan de

l’économie de marché, ils ont saisi la percée de Bayrou pour construire avec lui le pôle

social libéral. Bien évidemment leur stratégie est la prise de pouvoir de la gauche libérale

au PS et, dans un second temps, le faire imploser. On y est

 

( à Suivre ).

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