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Publié par Edouard Boulogne

Un psaume pour Fillon, pour la France, et contre les mauvais juges, en ce temps de détresse
Un psaume pour Fillon, pour la France, et contre les mauvais juges, en ce temps de détresse
Un psaume pour Fillon, pour la France, et contre les mauvais juges, en ce temps de détresse
Un psaume pour Fillon, pour la France, et contre les mauvais juges, en ce temps de détresse

Les anciens élèves du Scrutateur ont certainement gardé de son enseignement, cette méthode ( imitée malhabilement du grand Socrate ) où l'ironie, et l'humour tentaient de faire passer quelque chose de subsistant, sans en avoir l'air, en mimant même ( sans y être englouti, on l'espère ) l'apparence de l'hébétude.

Ces jours là ( pour un instant généralement court  ) LS prenait la mine grave, abattue même, le regard sombre, tourné vers l'intérieur – simulant la profondeur pathétique - .

Les initiés subodoraient « un coup », les filles se poussant du coude, les garçons se caressant des moustaches, pour la plupart imaginaires.

Suivait « le coup ». Puis la mise en commun, le commentaire, les « gamins » jouant le jeu, feignant, aussi, le sérieux pathétique qui, les bons jours, déboulait sur une « vérité » d'abord cachée, sur le fait d'actualité qu'il s'agissait de débusquer sous les fards des tricheurs des truqueurs ( parfois médiatiques ), des menteurs, des marchants d'orviétan ( ou si vous préférez, des charlatans ).

 

J'ai voulu ce préambule parce que, mes amis ( amis facebook ) n'ont pas tous connu LS, ses pompes, ses oeuvres, sa ligne « farceusement » pédagogique.

 

Ce matin ( 07 mars 2017 ) je fais mon « truc ». L'écrit n'est pas toujours à la hauteur de l'oral, et il est bien vrai que tout véritable enseignement, surtout concernant les choses sérieuses et graves, n'est pas à la hauteur de la pédagogie orale. D'où la primauté incontestée de Socrate, prince des philosophes au témoignage de tous, sauf des pédants et des ploucs idéologues, Socrate qui n'écrivit rien.

 

Mon « truc » de ce jour est consacré, dans l'actualité, au calvaire de Fillon, choisi abandonné, rechoisi, réabandonné par la meute ( des ennemis, des « amis ». des histrions. Les guillemets, disait LS, entre autres choses, sont les pincettes de la pensée, dont se servent les citoyens hon-nêtes, comme disait Georges Brassens pour ramasser les crottes de chiens ) puis, depuis hier, ralliés par « tous, DEFINITIVEMENT ( PSC ).

Il consiste à lire dans la Bible ( chose devenue rare dans le monde qui va à Vau-l'eau ), un des 150 psaumes, exactement le 82 ème, intitulé « Contre les mauvais juges ».

Je sens ma frimousse ( un peu beaucoup fanée ) qui les yeux tournés vers l'intérieur, mimant la profonde détresse, ( « au jour où tremblent les gardiens de la maison, où se courbent les hommes vigoureux, où les femmes cessent de moudre parce que le jour baisse aux fenêtres.... » L'Ecclésiaste IV, 3 ) la lippe assez ( beaucoup ? ) dédaigneuse et bouillant de polémique salutaire.

 

Mon 82 ème psaume est extrait de l'édition de l'école de Jérusalem. Je regrette de n'avoir pas su trouver l'édition ancienne du traducteur Filion.

C'eut été ajouter un peu de sel, bien que je n'ignore pas la boutade de Nietzsche affirmant, critiquant un mot des Evangiles où Jésus recommande aux chrétiens d'être « le sel de la terre »,Nietzsche donc disant, je résume : ( « d'accord pour le sel, mais point trop n'en faut, car le plat devient alors immangeable ». Ah ce Frédéric ( N, of course ! ) !

 

Non, je ne prétend pas que M. Fillon soit irréprochable ( contre les corbeaux de tous bords qui se sont abattus sur lui, ni que le psaume 82 ne s'applique qu'à sa cause, mais enfin, il mérite, peut-être d'être médité en ces temps de détresse ).

Comme écrivait le poète Patrice de la Tour Du Pin ( encore un … catho, diront les pharisiens ) :

« Tous les pays qui n'ont plus de légende, seront condamnés à mourir de froid »;

 

Le Scrutateur.

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PSAUME 82 (81)

Contre les mauvais juges"

D'Asaph.

 

Dieu se tient au conseil divin, au milieu des dieux il juge :

2"Jusques à quand jugerez-vous faussement',

soutiendrez-vous les prestiges des impies ? sjugez pour le faible et l'orphelin,

au malheureux, à l'indigent rendez justice ; 4libérez le faible et le pauvre,

de la main des impies délivrez-les !"

8Sans savoir, sans comprendre, ils vont par la ténèbre,

toute l'assise de la terre s'ébranle. 6Moi, j'avais dit: "Vous, des dieux, ps 58 2+

des fils du Très Haut, vous tous0!" , yjnl034

'Mais non ! comme l'homme vous mourrez,

comme un seul, ô princes, vous tomberez,

8Lève-toi, ô Dieu, juge la terre, car tu domines sur toutes les nations.

 

 

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