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Publié par Edouard Boulogne

Poil à gratter : Euh un sextoy !
Poil à gratter : Euh un sextoy !
Poil à gratter : Euh un sextoy !

Journal télévisé ce soir. France III rediffusée par Guadeloupe 1ère. Séquence obligatoire sur la présidentielle, et sur la « chute » de François Fillon.

Interview de gens simples sur leur choix électoral après « la chute » que vous savez.

Etrangement, que des interviewés de droite. Bizarre! … Vous avez dit bizarre?

Et ces gens « simples » s'apprêtaient à voter Fillon. Mais, maintenant ils semblaient devoir se reporter sur Marine ( Ma-rine ! Ma-rine ! ).

Une blonde, quarante ans ( bien sonnés ) plutôt sympa, précise : « moi j'allais voter pour François Fillon, mais avec ce qu'on a dit, je suis déçue. Je vais voter pour Mme Le Pen ».

Mais, manifestement pas le journaliste. «  Honnest Iago »!

 

Le coup a été bien monté. Beaucoup de « braves gens » ont été atteints par la campagne anti Fillon. C'étaient eux la cible. Et jusqu'à maintenant ça marche, du moins c'est ce que l'on veut faire croire.

Hollande a dû méditer le mot de Louis XI : « gouverner, c'est faire croire ». Gouverner, ou du moins DURER au pouvoir. Pour le reste ..... « qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse »!

L'objectif est clair : affaiblir Fillon, ( lui qui, en trente ans de vie politique n'avait pas connu, UNE mise en examen ! ) et … faire monter Marine ( Ma-rine, Ma-rine ! ). Car on espère bien que Marine sera opposée au second tour à Macron ( Ma-cron, bis et ter ).

Et puis, bénéficiant des réflexes artificiellement créés depuis tant d'années ( écarter à tout pris le parti « d'extrême droite », le parti … populiste ( horresco referens ! ) repartir pour cinq ans de hollandisme par filleul interposé.

 

La manoeuvre est claire. Pas pour tout le monde hélas!

 

Mais le problème est : comment Fillon a-t-il pu, pour si peu, être ébranlé dans l'opinion publique? Contrairement à ce qui est suggéré, martelé par ceux que vous savez, il n'a pas fomenté de rapt d'enfants, reçu des millions d'euros de grands banquiers d'affaires pour faire leurs affaires aux affaires de la France. Il n'est pas à la tête de réseaux de traite des blanches, ni n'a organisé de rapts d'enfants à fournir à des pédophiles impatients, un peu, beaucoup de chair fraiche.

Mais non, il a, conformément à la loi, rémunéré, sur des fonds alloués par le Parlement à cet effet, son épouse en tant qu'attachée parlementaire. Tout au plus a t-il commis une imprudence celle de n'avoir pas imaginé qu'on le chercherait, pour l'abattre, sur ce chemin à grande circulation. J'y vois même aussi un peu de manque d'imagination, car il avait déjà fréquenté François Hollande, le plus tordu des malhonnêtes, dont on doit veiller à … ne jamais lui tourner le dos.

 

C'est peut-être pourquoi on crie «: « haro! sur le baudet ».

 

Ceux qui l'attaquent, ne croient pas un mot de ce qu'ils disent dans leurs trémulations moralisatrices paroxystiques. PAS UN MOT, vous m'entendez!

Mais ils tablent sur la crédulité des « braves gens » des nunuches, des sots-sots, des niais, des écervelés ( es ) aussi.

Eux sont des connaisseurs de l'âme humaine, de sa crédulité, de son inculture.

 

Eux sont immoraux, tout en ayant lu les moralistes, un Kant, par exemple, qu'ils ont même appris en fac ( un Macron, par exemple ), juste pour briller en société, certainement pas pour s'en inspirer, ce qui serait difficile sans doute, mais estimable tout de même.

 

Emmanuel Kant, vous savez ce grand philosophe allemand de la fin du XVIII ème siècle, homme à la morale rationnelle, austère et même rigoriste, qui semble avoir eu peu d'illusions sur cet animal qu'on appelle l'homme, ayant écrit que « Tout homme a son prix, pour lequel il se rend ». Kant, vous savez, ce penseur de Koenigsberg, qui pensait que la morale du bien devait être strictement inspirée sur le modèle de la science dont les lois sont universelles et nécessaires. Que l'on ne devait considérer comme bonne une action morale que si elle répondait à cette exigence : la seule conformité à l'universalité d'une action : «  Agis toujours de telle sorte que tu considères la personne humaine en toi-même comme en autrui, toujours en même temps comme une fin jamais simplement comme un moyen ».

C'est beau comme une statue de Praxitèle.

 

Ceci me ramène un peu plus de cinquante ans en arrière, à la Sorbonne, avant mai 68. Je me revois avec quelques copains, apprentis philosophes, dans un petit cercle d'étude que nous consacrions à la compréhension de Kant, l'austère ( mais profond ) auteur des trois Critiques, celle de la raison pure, celle de la raison pratique, ou encore du jugement.

Nous étions sérieux, avec des moments plus frivoles; on n'est jamais toujours sérieux quand on a la vingtaine.

Un des camarades nous édifia, un jour que nos cerveaux fumaient un peu sous la difficulté de suivre le bon Emmanuel dans tous les détours de sa subtile dialectique, en prétendant qu'il avait lu, mais ne savait plus où, que le professeur Kant, le plus sérieux des ombres sublunaires, une fois par mois revêtait une chemise à fleurs, et tout sémillant se rendait .. au bordel, là où les hôtesses n'étaient guère traitées comme des fins en soi de la raison, mais comme … euh! euh ! des objets, de ces objets que l'on appellerait de nos jours, mmhhh : des sextoys.

 

Ainsi donc, Kant lui-même se serait rendu à son prix !

 

Et l'on voudrait abattre François Fillon pour une simple imprudence !

 

Ô temps! Ô moeurs!

 

Le Scrutateur.

Poil à gratter : Euh un sextoy !
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