Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Pages

Publié par Edouard Boulogne

Grosses chaleurs sur Cayenne ( J. 30/03/ 2017 ) .

Dans notre zone de la France des Caraïbes, l'attention s'est portée encore sur la grosse tension sociale en Guyane, orchestrée par le collectif des 500 frères, et diverses associations, ainsi que par une majorité d'élus dont, malheureusement, un certain nombre ne semblent pas se souvenir de leurs propres responsabilités dans le marasme présent.

Vers 12h30, je me suis porté sur la station TV Guyane première, qui retransmettait les images de la manifestation devant la préfecture de Cayenne pour obtenir que le débat entre les deux ministres présents et leurs partenaires guyanais.

Le conflit, à cette heure là portait sur le préliminaire de l'acceptation par les membres du gouvernement de la présence des journalistes aux discussions.

La foule, nombreuse, déterminée, malgré une pluie battante, soutenait ce préalable, mais dans une ambiance plutôt de bonne humeur, et fort éloignée de cette haine fanatique engendrée en Guadeloupe en 2009, par les hordes sauvages du sieur Domota, qui portèrent un coup très dur à l'économie guadeloupéenne.

Manifestation guyanaise plus sociale que politique, notons-le en passant.

 

Je ne peux m'empêcher de désapprouver le cinéma consistant pour les militants des « frères » à se déguiser, et à évoluer recouverts de cagoules.

Je préfère les visages découverts. Et mis à part ce côté carnavalesque qui pourrait plaire par le côté « Zorro » de cet artifice, il faut noter, en plein état d'urgence le risque de voir ( trop tard ) quelque terroriste kamikaze agir comme on le devine au milieu de telles foules.

Enfin, et quel que soit mon dissentiment profond avec le gouvernement actuel, je crois que l'on ne doit pas accepter la présence de « journalistes » ( souvent des boutefeux ) aux délibérations gouvernementales.

Qu'on le veuille ou non le gouvernement, tout gouvernement ( même celui-ci ) est détenteur du pouvoir légitime, et cette légitimité ne doit pas être contestée autrement que par le vote ( démocratique ) ou dans les cas d'abus ( c'est-à-dire sortant précisément du cadre légal ) par l'insurrection. Nous n'en sommes pas là, heureusement.

Le Scrutateur a publié ces jours-ci plusieurs articles portant sur la crise sociale actuelle en Guyane. La plupart reconnaissent la légitimité de beaucoup des revendications des Guyanais.

Mais il faut prendre garde aux agents provocateurs qui, par des moyens divers peuvent tenter de faire dévier les justes revendications vers des buts beaucoup moins acceptables.

Les déclarations excessives et subversives d'un Domota sont là pour nous mettre en garde contre une vision trop idyllique du mouvement.

Restons vigilants.

 

Le Scrutateur.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Claude Houel 31/03/2017 17:31

En terme de sécurité envoyer une poignée de gendarmes pour rétablir l'ordre et une fumisterie et une injure faite aux Guyanais.
Il y a belle lurette que les pouvoirs publics,toutes tendances confondues , ont démontré qu'il ne savaient pas ou ne voulaient pas,ici comme ailleurs,défendre le territoire de la République contre les envahisseurs de tous poils.
Il faudrait m'expliquer pourquoi nous ne sommes pas capables d'empêcher des orpailleurs clandestins Brésiliens de bâtir des villages complets en pleine jungle,pourvu d'un matériel d'extraction lourd acheminé par pirogues pendant des jours sur des fleuves qui devraient être sécurisés.
J'ai eu l'opportunité de visiter l'un de ces villages et j'ai été très surpris de constater que l'on y acheminait,à longueur de journée des tonnes de nourriture ,d'essence et mêmes des quads.
Sur place on pouvait y rencontrer des orfèvres qui reproduisait des bijoux vus sur catalogues avec l'or fraîchement extrait,bien entendu sans poinçon et en toute illégalité .
Pour donner le change, les autorités organisent une fois ou deux par an, une opération héliportée, à grand renfort de publicité. Les orpailleurs, prévenus, par qui? Quittent les lieux et se cachent pas loin. Les gendarmes détruisent le matériel sans toucher aux cases, aux vivres ou effets personnels. Sitôt l'opération au nom ronflant de Harpie, terminée,les clandestins reviennent , reconstitue le matériel et reprennent l'extraction fort lucrative . Aucune arrestation car les clandestins sont là en famille et ordre est donné de ne pas y toucher.
En réalités tout les moyens (y compris la légion) sont concentré sur Kourou et pour le reste...Que les Guyanais se débrouillent.
En réalité il faut aussi dire que quelques Guyanais profitent bien de la situation et que l'approvisionnement des orpailleurs clandestins dans la jungle,arrange bien quelques commerçants de la place payés en or ...et sans factures.

Lucien Kabois 31/03/2017 08:13

La désinformation bat son. Plein, en France (hexagonale) où un certain nombre d'intervenants sur les médias - ne connaissant évidemment rien de la Guyane (une île dont la colonisation est le parfum) et ignorant tout, et de la réalité sociale d'une Guyane étouffée, gangrenée même, par une immigration précisément due à la qualité de vie française) et d'ajouter que la Guyane est un territoire perdu de la République " (où - ô scandale ! - la majeure partie du territoire n'a pas accès à internet). L'orpaillage clandestin ? Connaissent pas ! Et c'est précisément cette "revendication des justes" qui est ignorée, les imbéciles domotisant un mouvement qui, comme l'explique si bien le Scrutateur n'a rien à voir avec les ignominies domotesques. D'ailleurs Man Caca, la collègue de Domota, se tient étrangement à l'écart de tout ça, elle qui prétend être la figure de proue du territoire. Il faut dire que là où il y a de la justesse, il y a des gens qu'on ne voit jamais. Forcément ! Dire la vérité lui écorcherait la bouche et l'obligerait à renier son propre combat.