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Publié par Edouard Boulogne

Chevènement critique l'agenda judiciaire de l'affaire Fillon

La France commence à prendre conscience du faux procès intenté à François Fillon, du caractère mensonger, vil et méprisable des attaques contre lui, qui ne comble de joie que les salauds et les niais.

En témoigne la récente déclaration d'un homme de gauche d'envergure ( et pourtant honorable ) l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement.

Voici ses déclarations à ce sujet. https://www.youtube.com/watch?v=q1bFqC8an-E

 

Le Scrutateur.

Par Tristan Quinault-Maupoil
Mis à jour le 08/03/2017 à 11h50 | Publié le 08/03/2017 à 11h23

VIDÉO - L'ancien ministre est «inquiet pour l'avenir de la démocratie» alors que la justice refuse de s'imposer une trêve électorale. ( voir ci-dessus ).

Face à la justice, François Fillon peut compter sur un soutien inattendu. L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement s'emporte mercredi dans l'Express contre l'agenda judiciaire de l'affaire Fillon. Si le souverainiste ne valide pas le programme du candidat de droite, il valide sa défense. «Je suis très inquiet pour l'avenir de notre démocratie (...) je comprends l'état d'esprit de ceux que choque la convocation judiciaire du candidat de la droite à deux jours de la clôture des parrainages», affirme-t-il alors que l'ancien premier ministre est convoqué le 15 mars par les juges en vue d'une probable mise en examen. «La date de cette convocation est de nature à fausser le fonctionnement normal des institutions et je m'alarme des conséquences que cela pourrait avoir», poursuit Jean-Pierre Chevènement.

«L'étroit concubinage de la justice et des médias a entraîné la désuétude du secret de l'instruction et de la présomption d'innocence»

Jean-Pierre Chevènement

«Je crains qu'une partie de ces électeurs n'accepte pas ce glissement vers ce qu'on appelle “le gouvernement des juges”», insiste le souverainiste. La publication, dimanche dernier dans le Journal du dimanche, des procès verbaux des auditions des différents protagonistes, l'agace particulièrement. Il se souvient d'une de ses tribunes parue «il y a une dizaine d'années» dans Le Monde: «L'étroit concubinage de la justice et des médias a entraîné la désuétude du secret de l'instruction et de la présomption d'innocence, le tribunal devenant bien souvent le pilori». «Je ne changerai pas un mot aujourd'hui», assure l'ancien patron de la place Beauvau.

«Ma réflexion porte sur le fonctionnement de notre démocratie: la République c'est d'abord le suffrage universel et la sérénité avec laquelle les citoyens doivent pouvoir s'exprimer», poursuit Chevènement. Et de plaider que, face au score important que devrait réaliser le Front national, «chacun devrait (s')imposer un minimum de déontologie et de sens des responsabilités».

 

Par Tristan Quinault-Maupoil
Mis à jour le 08/03/2017 à 11h50 | Publié le 08/03/2017 à 11h23

VIDÉO - L'ancien ministre est «inquiet pour l'avenir de la démocratie» alors que la justice refuse de s'imposer une trêve électorale.

Face à la justice, François Fillon peut compter sur un soutien inattendu. L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement s'emporte mercredi dans l'Express contre l'agenda judiciaire de l'affaire Fillon. Si le souverainiste ne valide pas le programme du candidat de droite, il valide sa défense. «Je suis très inquiet pour l'avenir de notre démocratie (...) je comprends l'état d'esprit de ceux que choque la convocation judiciaire du candidat de la droite à deux jours de la clôture des parrainages», affirme-t-il alors que l'ancien premier ministre est convoqué le 15 mars par les juges en vue d'une probable mise en examen. «La date de cette convocation est de nature à fausser le fonctionnement normal des institutions et je m'alarme des conséquences que cela pourrait avoir», poursuit Jean-Pierre Chevènement.

«L'étroit concubinage de la justice et des médias a entraîné la désuétude du secret de l'instruction et de la présomption d'innocence»

Jean-Pierre Chevènement

«Je crains qu'une partie de ces électeurs n'accepte pas ce glissement vers ce qu'on appelle “le gouvernement des juges”», insiste le souverainiste. La publication, dimanche dernier dans le Journal du dimanche, des procès verbaux des auditions des différents protagonistes, l'agace particulièrement. Il se souvient d'une de ses tribunes parue «il y a une dizaine d'années» dans Le Monde: «L'étroit concubinage de la justice et des médias a entraîné la désuétude du secret de l'instruction et de la présomption d'innocence, le tribunal devenant bien souvent le pilori». «Je ne changerai pas un mot aujourd'hui», assure l'ancien patron de la place Beauvau.

«Ma réflexion porte sur le fonctionnement de notre démocratie: la République c'est d'abord le suffrage universel et la sérénité avec laquelle les citoyens doivent pouvoir s'exprimer», poursuit Chevènement. Et de plaider que, face au score important que devrait réaliser le Front national, «chacun devrait (s')imposer un minimum de déontologie et de sens des responsabilités».

 

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