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Publié par Edouard Boulogne

Au Trocadéro, François Fillon : "Le combat continue".
Au Trocadéro, François Fillon : "Le combat continue".
Au Trocadéro, François Fillon : "Le combat continue".

Hier matin, je suis dans une boutique faisant quelques achats. Il est tard, je suis le dernier client.

J'aime, quand cela est possible, échanger avec les personnes que le hasard me fait rencontrer.

Quoique de droite, j'aime les gens ( parodie ironique d'un propos entendu ! ).

Naïvement j'entraine mon interlocuteur, métropolitain, la quarantaine, sur le terrain politique. J'écoute. J'entends ce propos : « Fillon, ce voleur, manipulateur d'argent public. Savez-vous qu'il allait jusqu'à nourrir son chien avec de la pâtée, payée avec nos impôts »?

Depuis un mois j'ai entendu ou lu nombre de propos peu piqués des vers, mais là, c'est le pompon. Toutefois .... je reste coi ( pendant au moins deux secondes ! ) bouche ouverte ( j'imagine ). Toutefois je me reprends : «  sur quel site avez-vous trouvé ceci, celui de l'Assemblée nationale, ou celui de Mediapart »?

Au tour de mon interlocuteur de s'interroger : « A qui ai-je affaire »? Son regard se trouble. Je lui viens en aide : « Je suis M. Boulogne, et je m'apprête si l'on ne tue pas M. Fillon à voter pour lui au premier tour de l'élection. Et au cas où il ne figurerait à parmi les élus du deuxième tour, je m'apprête à voter pour Marine Le Pen ».

« Moi aussi, m'entends-je répondre, je vais voter pour Marine ».

A défaut de savoir le nom du vendeur, je le classe : « un fier à bras ». C'est ainsi que je classe cette partie d'électeurs du Front National, dont le brio s'arrête à dire les pires choses de tout autre que « Marine » pour, au moyen de l'accumulation des « hénaurmités les moins crédibles » lui valoir, croient-ils, un succès franc et définitif.

Je demeure « généreux », et ne cherche pas à confondre mon interlocuteur.

Nous nous quittons bons amis, comme on dit dans l'opérette.

Mais de fait, au deuxième tour, je voterai comme j'ai dit.

Certains niais ( de dwate » ) s'apprêtent à voter pour « le duc de Bordeaux » si le choix des dirigeants des LR se porte sur le vaincu des primaires ( 34% des suffrages contre 66% à Fillon ! ), car ils veulent que la « dwate » gagne.

( https://www.youtube.com/watch?v=JGLG07JAmOg )

Quelle droite.? Rions trois fois. Malgré l'école primaire ( ou à cause d'elle ) l'ignorance continue à sévir.

 

Ce matin, 05 mars, réunion publique au Trocadéro, à Paris. Il y a foule. De cent à cent cinquante mille personnes. Beaucoup de jeunes. Allons! Le « cher et vieux pays » n'est pas mort.

Fillon n'est pas de Gaulle. Mais il parle, et c'est un coup de tonnerre. Je l'observe. Il a les traits creusés, la mine fatiguée. Mais la voix est ferme, le ton décidé, par moments, méprisant. Comme on le comprend !

Les amis sont devant lui. Derrière lui, les personnalités. Quelques hommes et femmes dignes d'une certaine estime ( mais des politiciens, « chiens », comme dirait le général ). Je note le sourire de commande de celui, François Baroin, qui était destiné à devenir le premier ministre de Sarko, si ce dernier n'avait été éliminé au premier tour de la primaire avec près de 20% des voix ( 20, 5 me glisse un partisan de l'ancien chef de l'Etat ), sourire où se mêlent, sans doute, louchement d'une discordance : l'espoir, et la crainte de ce qui lui arrivera, selon la suite des évènements ).

Je considère à nouveau F. Fillon.

Maintenant me revient le souvenir d'un beau texte de François Mauriac ( il pensait à de Gaulle ) sur le dur exercice de la fonction politique ( pas politichienne ) quand elle est exercée par un homme digne de cette fonction: « Il y a toujours une heure de la nuit, où le maître d'un grand nombre d'hommes se retrouve avec lui-même entre quatre murs, et là, terré au secret de son repaire, le loiup haletant lèche ses blessures. Il découvre alors que, durant cette interminable journée tandis que des solliciteurs, des délégués le harcelaient, qu'il présidait des cérémonies et arbitrait des conflits, il n'a pas cessé de perdre du sang, et qu'à son insu, il a déjà accompli plus de la moitié du chemin vers cette rive d'où nos bien-aimés nous appellent, et où les flèches des chasseurs ne nous atteignent plus ».

Imagine-t-on cette description, profonde et magnifique, s'appliquant à un Grosland, ou au moniteur de colo Macron?

Impossible.

Fillon n'est pas le vieux grand Charles, mais le portrait mauriacien ne détonne pas appliqué au sarthois.

 

Je souhaite pouvoir voter pour lui, bientôt.

Sinon …. Marine ! Comme diraient les « fiers à bras ».

Après tout, La Fontaine l'avait dit, les lions ont parfois besoin des rats. Le monde est un grand théâtre, et tout y est nécessaire; les premiers rôles et les utilités. Si bien nommées.

 

Le Scrutateur.

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Ce soir sur France II François Fillon a déçu ceux qui croyaient en un simple discours baroud ( d'honneur quand même ), suivi d'une parodie de texte ( célèbre ) «  compagnons je remrts mon sort entre vos ( sales ) mains ».

Il n'en a rien été. Mais … le combat continue. ( LS )

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Quatre choses à retenir de l'interview de François Fillon sur France 2

Le candidat était l'invité de Laurent Delahousse dimanche, après son meeting au Trocadéro.

 

 

du 20 heures de France 2. (FRANCE 2)

logo

Vincent MatalonThomas BaïettoFrance Télévisions

Mis à jour le 05/03/2017 | 21:20
publié le 05/03/2017 | 21:20

3 partages

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image il y a 24 minutes

Quatre choses à retenir de l'interview de François Fillon sur France 2

Il n'est pas "jusqu'au-boutiste, mais..." Invité du journal de 20 heures de Laurent Delahousse sur France 2, François Fillon a indiqué que "personne ne [pouvait] aujourd'hui [l']empêcher d'être candidat", tout en assurant qu'il comptait prendre des initiatives pour "rassembler la famille de la droite".

Franceinfo revient sur les quatre infos à retenir de l'interview du candidat mis sous pression par son propre camp.

1 ) Il ne retire pas sa candidature

La question était sur toutes les lèvres après le rassemblement organisé par le candidat place du Trocadéro à Paris. Non, François Fillon ne compte pas retirer sa candidature. "Démocratiquement, j'ai été désigné. J'ai 1 500 parrainages. Ma campagne, malgré les défections, se déroule. Personne n'a le pouvoir de m'obliger à retirer ma candidature", a assené le vainqueur de la primaire de la droite. 


 

FRANCE 2

"Ca ne veut pas dire que je ne discute pas, que je n'écoute pas. Mais c'est ma décision, qui a été confortée par le rassemblement populaire organisé aujourd'hui, qui a été une réussite contrairement à ce que certains annonçaient", a continué François Fillon.

2 ) Il juge qu'une candidature "improvisée" mènerait à "l'échec"

Alors qu'un sondage publié dimanche le donne largement distancé par le duo Macron-Le Pen, au contraire d'Alain Juppé, François Fillon a estimé qu'une candidature alternative à la sienne "aboutirait à une impasse pour [sa] famille politique".

Toute candidature improvisée, à 50 jours de l'élection, avec un projet qui ne serait pas radical comme le mien, conduirait à un échec.

François Fillon

sur France 2

3 ) Il se dit "innocent" sur le fond

Mis face à ses contradictions par rapport à ses déclarations sur l'exemplarité des élus lors du débat de la primaire à droite, François Fillon a indiqué "ne pas avoir changé sur ces questions""Je ne renie pas les propos tenus. Mais je suis innocent, je n'ai rien à me reprocher sur le plan légal (...). Mais le calendrier judiciaire qu'on m'impose est un véritable hold-up démocratique", a asséné le candidat.

Rebondissant sur la question du "calendrier judiciaire", François Fillon assure qu'il "[n'aurait] pas été candidat à la présidentielle" si il avait été mis en examen "il y a deux mois".

4 ) Il prendra des initiatives pour "rassembler [sa] famille"

S'il a répété à plusieurs reprises que la décision lui appartenait, François Fillon a aussi promis de faire un geste pour son parti. "Je prendrai dans les prochains jours des initiatives pour rassembler ma famille", a-t-il assuré, avant de préciser :

Je proposerai dans les prochains jours la constitution de cette équipe qui montrera que je suis capable de rassembler pour ma campagne et pour le gouvernement

François Fillon

sur France 2

 

Retenue par d'autres tâches, NKM n'était pas au Trocadéro.
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Retenue par d'autres tâches, NKM n'était pas au Trocadéro.

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olindi 05/03/2017 23:58

Il y a un petit souci dans le titre.
Bien cordialement