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Publié par Edouard Boulogne

Marielle de Sarnez, le coeur déchiré.

Marielle de Sarnez, le coeur déchiré.

François Bayrou ne sera pas candidat à la présidence de la République. Faut-il le croire? C'est ce qu'il nous dit aujourd'hui. Marielle ( de Sarnez ) qui le connait bien nous parle « du tropisme de François » pour la présidentielle. Cela en dit long. Un jour où Bayrou a le moral dans les fesses, où tout sans la « bonne » presse le donne à 06% dans les sondages, il peut y avoir une place légitime pour porter la queue basse, et renoncer « au profit d'un p'tit » que l'on toisait de haut il y a quinze jours encore, le traitant de valet de la finance.

Sont des choses qu'arrivent, m'sieur zé dames dans la vie comme elle est.

Aujourd'hui, François le Grand ( dans son optique très personnelle, et narcissique ), qui fit élire (en 2012 ) le petit gros Françoué de la Corrèze, a le moral dans les chaussettes, il renonce.

 

Dans sa courte conférence de presse il a vomi sa rage et son ressentiment sur François Fillon. Pourquoi pas, mon Dieu, le Sarthois en a entendu et subi d'autres depuis deux mois. Cé pas graaaave!

Toutefois il a été dur, pour les amis du François de Navarre, d'entendre leur Homme, qui il y a quinze jours encore traitait Macron de « valet de la finance internationale et apatride » se rallier à son panache sans couleur.

 

Puis-je rappeler à cet égard, au Navarrais et à ses suppôts, cette information qui me fut livrée il y a trois mois par un de ses fans, Guadeloupéen et néanmoins amis du Scrutateur ( pas amis facebook mais amis, tout court, depuis plus de soixante ans ! Eh oui cela existe, mais en dehors de, et malgré, la politique )

Je l'ai partiellement reproduite, ( non sans problème de conscience, conscience morale autant qu'esthétique ). Elle émanait de Médiapart, un organe que je cite rarement ( très ) car au Scrutateur, je suis chez moi, et je n'y reçois pas de voyous trotskystes.

Cette information je l'ai donc publiée. La voici : ( http://www.lescrutateur.com/2017/02/ce-si-gentil-et-tellement-innocent-m.macron.html?utm_source=flux&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=politics ) :

 

« Quand Macron jouait à cache-cache avec des journalistes

En 2010, alors que "Le Monde" cherche des investisseurs, le banquier de chez Rothschild conseille bénévolement la société des journalistes. Un double jeu ?

PAR 6MEDIAS

Modifié le 11/02/2017 à 16:05 - Publié le 11/02/2017 à 15:38 | Le Point.fr

Selon le vice-président de la SDR du Monde, Emmanuel Macron les a trahis. © AFP/ TOBIAS SCHWARZ


 

C'est une histoire étonnante que dévoile Adrien de Tricornot, journaliste au Monde, à Street Vox. En 2010, il est vice-président de la Société des rédacteurs du Monde, actionnaire majoritaire du journal avec les lecteurs et les autres salariés du groupe. Le Monde est alors confronté à des difficultés financières et cherche de nouveaux investisseurs. Les journalistes cherchent à se faire conseiller et sont contactés par Emmanuel Macron, alors banquier chez Rothschild. Il « se présente à nous comme un banquier d'affaires qui fait de l'argent, mais n'y trouve pas du sens. [...] Et donc prêt à nous aider bénévolement », raconte Adrien de Tricornot.
Quelques mois après le début de la collaboration qui se passe très bien, « on le trouvait formidable, super brillant », les journalistes s'orientent vers la proposition du trio Bergé-Niel-Pigasse, une proposition qui ne reçoit pas l'aval du jeune banquier. Le 3 septembre 2010, les journalistes du Monde vont rencontrer Pierre Bergé, qui a ses bureaux dans le même immeuble qu'Alain Minc, conseiller d'un autre candidat au rachat du journal. Et, alors qu'ils discutent devant l'immeuble, Adrien de Tricornot a la surprise de voir apparaître Emmanuel Macron dans le sillage d'Alain Minc.

Trahison

Le banquier rentrant à nouveau dans l'immeuble, Adrien de Tricornot va alors entamer avec lui une surprenante partie de cache-cache dans les étages du 10, avenue Georges-V à Paris. « J'arrive au dernier étage de l'immeuble. Je vois que la porte de l'ascenseur est bloquée – et effectivement quand j'avais essayé de prendre l'ascenseur, il n'était pas dispo. Et tout au bout de l'étage, sur le palier, il y avait Emmanuel Macron » qui s'était bien replié au moment où il m'avait vu ! [...] je vois ce type juste devant moi, qui fait comme si je n'étais pas là. Je suis totalement sidéré. [...] Je lui tends la main et lui dis : Bonjour Emmanuel. Tu ne nous dis plus bonjour ? Mes autres collègues t'attendent en bas. J'ai senti à ce moment l'angoisse en lui. Il avait du mal à respirer. Son cœur battait à 200 à l'heure. »
Pour le journaliste du Monde, Emmanuel Macron les a trahis en conseillant aussi Alain Minc sans leur signaler. Et Adrien de Tricornot de conclure : « Je crois être la seule personne à avoir joué à cache-cache avec un candidat à l'élection présidentielle… et à l'avoir trouvé ! »

 

 Ce texte du Point reprend les informations de Médiapart, en abrégé et avec moins de cruauté.

Cruauté, un mot qui convient bien au traitement imposé à Marielle de Sarnez, et à mon ami ( sans guillemets ) guadeloupéen contraint de rejoindre, avec Bayrou, « l'homme des banques ».

Oh Que la vie politique est difficile. Quelle souplesse d'échine elle commande! Et quelle abnégation !

J'y pensais en contemplant Marielle de Sarnez à la télévision, le sourire affecté démentant le déchirement intérieur, le regard tremblant au travers de ses larmes, le ballotement des joues, des lèvres, du menton donnant à voir que l'espérance n'est pas morte, qu'il reste encore quelques semaines à Manu pour décevoir François … et alors, A-LOOORS !!! Ooooh !!!!

 

Je ne suis pas, ne peux pas, être Bayrouiste. Mais les choses de la vie m'ont appris à ne pas accabler les victimes du malheur. C'est pourquoi j'adresse mes condoléances à Marielle.

Et ….. pas à elle toute seule .

 

Le Scrutateur.

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