Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Pages

Publié par Edouard Boulogne

Pourquoi les gauches souhaitent l'adoption d'un plan B par les républicains.

L'antienne, ou si vous préférez le refrain revient continuellement, lancinant et monotone d'heure en heure sur toutes leurs radio/TV « il serait temps que La Droite décide d'un plan B pour remplacer Fillon, qui, a défaut d'avoir fauté est tout de même soupçonné ».

C'est un peu fort « les mecs ». Vous avez lancé une rumeur avec l'intention de tuer, politiquement, …. pour l'instant ).

Et maintenant faute de porter le coup de grâce à Fillon ( parce que vous ne pouvez pas )vous suggérez aux « chefs » de la droite, un plan B qui consisterait à substituer à Fillon, un autre des candidats ( battus, et nettement battus à la primaire ), ce qui serait faire porter le coup de grâce par la droite elle-même. Votre manoeuvre n'est pas idiote, car elle consiste à faire confiance à la bétise de ce ceux que leurs ambitions poussent à se croire de grands maîtres de la politique, aux quelles les nombreuses leçons, jadis, de François Mitterrand, n'ont servi de rien; oubliant que la primaire ne portait pas seulement sur des hommes, mais sur des programmes;

Admettons que Fillon soit « déglingué » par les siens. Imaginez vous que Juppé s'il était reçu à cette ambitions pourraient être l'élu de ceux qui l'ont nettement déclassé, il y a à peine plus d 'un mois.

 

Une seule chance c'est que Fillon refuse de se plier aux manoeuvres de ces politiciens qui méritent le rencart, ayant médité ce propos pas vraiment bête d'un quidam : «  Le cheval renâcle et rejette le cavalier dont il sent que les mains tremblent ».

 

Le Scrutateur.

___________________________________________________________________________

 

Penelopegate: que se passerait-il si François Fillon venait à renoncer ?

 

Texte reçu ce matin d'un lecteur.

 

La réponse est simple : le RPR, parti de stratèges s'il en est - souvenons-nous de la brillante collaboration du parti "gaulliste" à l'élection de Mitterrand en 1981, de la subtile dissolution de 1997, de l'immense succès électoral de Chirac au premier tour des présidentielles de 2002 - ferait... un malheur. Et donc, si Fillon venait à se retirer - sous la pression du RPR lui retirant tout soutien - eh bien on pourrait dire du "plan B" en question que le B de plan B ne voudrait rien dire d'autre que Bérézina. Marine Le Pen friserait les 35% de voix au premier tour, le RPR ne dépasserait pas 17% et le R (risible) de LR ne voudrait rien dire d'autre que "ratés", ce qui n'aurait évidemment rien d'un scoop même si le RPR a pu sauver les apparences (grâce à la qualité de l'exercice présidentiel grolandesque de "Moi, président de la République").

Il faut tout de même savoir que le RPR est grillé depuis un moment et que François Fillon avait pu, en ce qui le concerne, donner le change. En tous cas laisser à penser qu'il pouvait changer la donne, malgré quelques indices troublant - et nominatifs - comme NKM (bobo-socialo par définition et Lachine à perdre en dehors des circonscriptions rentières) et Benoist Apparu (qui a voté la loi Taubira, sans doute Parce qu'on ne sait jamais...) pour prendre deux exemples, hélas représentatifs.

Néanmoins quand la propagandastaffel prend en main un dossier, il est plus sage d'en prendre le contrepied et de se ranger du côté de de la cible que du côté du peloton d'exécution (d'exécution du plan, bien entendu). Après, il est trop tard, l'étau est en place, comme les Allemands s'en sont aperçu en 1945 lorsqu'il a fallu en payer la facture. Déjà les mâchoires de l'étau serrent-elles avec force quand il n'est pas officiellement installé comme suprême autorité, alors quand il le sera : ce sera sang, sueur et larmes pour y survivre et pour y échapper.

En résumé, un plan B serait une bêtise. Car, de deux choses l'une, soit le RPR est fichu avec Fillon, soit il est fichu après avoir contribué à l'élimination de Fillon qui contribuera à sa propre défaite, car il est des situations dans lesquelles il faut se souvenir du pari de Pascal, qui marche aussi dans l'autre sens,  dans le cas par exemple d'un plan B, qui serait le pari que Belzébuth "n'est pas". Que Belzébuth n'est pas pas ce qu'il est, en tous cas. La négation n'est-elle pas une spécialité socialo ?

Sur la question de savoir si le RPR est fichu avec Fillon ou pas, il faudrait d'abord savoir si Fillon est fichu ou pas et personne ne peut prétendre en avoir la certitude. Le calibre de l'opération de destruction mise en branle contre lui permet d'envisager que la perfection de l'exécution soit précisément le talon d'Achille de celle-ci et que l'opinion s'aperçoive qu'il ne faut pas prendre les éléphants pour des morpions.

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections/penelopegate-que-se-passerait-il-si-francois-fillon-venait-a-renoncer_1875276.html?PMSRC_CAMPAIGN=20170204_05_edi_xpr-politique-ce-qui-se-passerait-renonce-fillon_5894a3bc8a4467a9357b23c9&xtor=EPR-5012-%5B20170204_05_edi_xpr_politique_ce_qui_se_passerait_renonce_fillon_5894a3bc8a4467a9357b23c9_001VBI%5D-20170204-%5B_004CQE7%5D-%5BRB2D106H00149FZ1%5D-20170204050200

 

Commenter cet article