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Publié par Edouard Boulogne

1 ) Hier encore. 2 ) Mais ... aujourd'hui.
1 ) Hier encore. 2 ) Mais ... aujourd'hui.

1 ) Hier encore. 2 ) Mais ... aujourd'hui.

Homme de devoir j'ai suivi la quasi totalité ( sauf les 10 premières minutes ) du 1er débat de la primaire de la gauche. J'avais prévu les risques et donc les antidotes : un bon Havane, et un fond de bouteille plutôt passable, je crois.

Malgré cela j'ai failli me dissoudre dans le gouffre de l'ennui, et périr d'asphyxie.

La compétence et le talent des journalistes du Figaro ( voir ci-dessous ) donne une idée exacte de la catastrophe, malgré des efforts désespérés pour ne pas trop déplaire aux lecteurs de gauche.

Heureusement il y eut Jean-Luc Bennhamias pour me sauver d'une asphyxie définitive, car il fut dans dans ce mortel colloque la bouffée d'air qui sauve, même s'il n'était pas tout à fait pur. Sacré Jean-Luc! Ses « camarades » avaient beau, quand il ouvrait le bec, arborer les sourires supérieurs de ceux qui suggèrent, « il est nul, c'est un bouffon; c'est pas comme nous », il ne savent pas ce qu'ils lui doivent, les Valls, constipé comme pas possible », Montebourg plat comme une crêpe refroidie à force de lutter contre sa tendance à jouer les aristos, le petit Hamon, sanglé dans une sorte de veste d'huissier balzacien, morne comme le Waterloo de Victor Hugo, Vincent Peillon , menton en avant à la façon d'un Mussolini maigre, les commissures des lèvres fuyant vers le bas, signe de méchanceté en caractérologie, oui ( comme dirait Manuel )  tous, sans Jean-Luc eussent été inaudibles pour la quasi totalité du public.

Si la droite n'avait pas aussi ses imbéciles, qui semblent prendre Fillon comme punching-ball, et se trompent de cible, elle eut été assurée du succès en mai prochain.

 

Le Scrutateur.

Primaire à gauche : un débat fastidieux pour une gauche à bout de souffle

 

Les sept candidats ont débattu laborieusement et calmement, affichant divergences et points d'accord.

La Rue de Solferino à ciel ouvert et par temps calme. L'espace d'un débat télévisé, les Français ont pu plonger dans ce qui fait d'ordinaire l'intimité d'un congrès socialiste: l'exposition minutieuse de divergences plus ou moins grandes et les discussions pointilleuses qui vont avec. Pour le premier grand rendez-vous médiatique de leur primaire, les candidats se sont efforcés de rester courtois et corrects, au risque parfois de provoquer un profond ennui. Comme s'ils n'y croyaient déjà plus.

À défaut d'avoir permis à Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon ou Vincent Peillon de prendre l'avantage, ce premier débat aura au moins atteint l'un de ses objectifs annexes: permettre à un petit candidat de se faire connaître. Jean-Luc Bennahmias en l'occurrence, auteur de plusieurs interventions remarquées mais parfois hasardeuses. Moins structurées en tout cas que celles de Sylvia Pinel et François de Rugy, les deux autres «petits» candidats.

Pour les socialistes, ce premier grand oral était surtout l'occasion d'affirmer un positionnement

Pour les socialistes, en revanche, ce premier grand oral était donc surtout l'occasion d'affirmer un positionnement. Rempart de la droite et de l'extrême droite pour Manuel Valls, héraut de la gauche pour Vincent Peillon, futur président «de la volonté et du courage» pour Arnaud Montebourg et enfin candidat du renouveau pour Benoît Hamon. Sa proposition de mettre en place un revenu universel s'est d'ailleurs très vite retrouvée au cœur des discussions, attaquée par l'ensemble de ses concurrents. L'idée consiste à instaurer pour chacun un revenu tout au long de sa vie. Benoît Hamon place la mesure dans la lignée du RMI de Michel Rocard et de la CMU de Martine Aubry. Mais, selon Vincent Peillon, «cela coûte 400 milliards, il n'est pas praticable». Manuel Valls la rejette aussi: «Je veux une société du travail.» Le ton est poli, chacun prend garde de ne pas déraper.

L'exercice était complexe pour les socialistes. Notamment à l'égard de François Hollande, contraint de renoncer à briguer un second mandat pour cause de quinquennat raté et d'impopularité record. Chacun ayant, à un moment ou un autre, exercé des fonctions ministérielles dans ses gouvernements successifs, il fallait toutefois bien parler du bilan. Arnaud Montebourg l'a jugé «difficile à défendre», Benoît Hamon lui a trouvé «un goût d'inachevé», Vincent Peillon a déploré «un sentiment profond d'incompréhension». Quant à Manuel Valls, il a fait état de sa «fierté d'avoir servi les Français dans une période très difficile». Comme pour parler de lui-même et pas du quinquennat. Parmi les candidats, c'est lui qui portait le bilan. Et c'est donc lui qui a essuyé les attaques. À commencer par celles, nombreuses, contre la loi El Khomri.

La réforme a profondément divisé la gauche en général et les socialistes en particulier. Benoît Hamon et Arnaud Montebourg promettent de l'abroger. «Elle pose d'énormes problèmes dans sa genèse, assure ce dernier. Il y a eu une sorte de coup de force avec l'usage du 49-3.» Manuel Valls ne relève pas l'allusion à l'utilisation de cette arme institutionnelle, dont il propose désormais la suppression, mais il réplique. «Abroger quoi?, s'agace-t-il. La négociation dans l'entreprise? Le compte personnel d'activité? La garantie jeune?» La loi travail les divise donc toujours. C'est le symbole de la ligne de fracture qui sépare les deux «gauches irréconciliables» dont parlait Manuel Valls. Mais ils ne se sont pas trop attardés sur le sujet, malgré tout.

En coulisses, certains socialistes commencent à se demander si le vainqueur de la primaire ne devra finalement pas accepter de se ranger derrière Emmanuel Macron

Jeudi soir, il s'agissait surtout d'éviter l'incident rédhibitoire, celui qui n'aurait pas manqué de disqualifier sur-le-champ un candidat. Les socialistes le savent, ils n'ont plus droit à l'erreur. Alors que les sondages leur promettent l'élimination dès le premier tour de l'élection présidentielle, ils comptent sur la primaire pour inverser le rapport de forces avec les deux autres candidats qui les menacent: Jean-Luc Mélenchon sur leur gauche, Emmanuel Macron sur leur droite. À tel point qu'en coulisses, certains socialistes commencent à se demander si le vainqueur de la primaire ne devra finalement pas accepter de se ranger derrière Emmanuel Macron. «Imaginez qu'il y ait 3 millions de votants à cette primaire, nous aurons un mandat pour rassembler l'ensemble des forces de gauche», a plaidé Arnaud Montebourg. C'est tout l'enjeu de ce scrutin. Attirer assez d'électeurs pour que le PS apparaisse comme le centre de gravité de la gauche. «Oui à la discussion» donc, comme l'a dit Benoît Hamon, mais seulement en position de force. Il leur reste deux débats et neuf jours seulement pour convaincre.

 

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XAM CIREDERF 13/01/2017 21:27

Le courage du Scrutateur est exemplaire et mérite un bravo. Car j'ai essayé, mais réellement, après avoir eu à 13H les "mots" et "maux" de l'incertaine Présidente, sans parler des mouvements de tête du chat- pas mougon- non son fils spirituel qui a dégénéré ..... et n'est plus supportable pour moi. Alors plus que 2autres prestations des 7 et ensuite il faudra attendre le 29 janvier pour ne plus en entendre parler. Mais vivement le le mois de Mai et entre le 7, le 11 et le 14 j'espère que nous en aurons fini.

Léon Dupan 13/01/2017 13:51

Quel concours de connerie ! Je ne suis pas aussi vertueux que le Scrutateur, aussi n'ai-je tenu que peu de temps. Mais comme le Scrutateur, j'ai eu un petit élan de sympathie pour Bennhamias, et puis pour la femme aussi (dont j'ai oublié le nom), les deux seuls à avoir des têtes d'honnêtes personnes au milieu de ce cortège de stéréotypes : le pasteur Peillon, Hamon qui se prend pour un super beau gosse, Valls qui réussit à avoir l'air d'un oisillon qui sort la tête de l'œuf et qui ne sait pas encore parler tellement son ton est faux, Montebourg dont on dirait qu'il est prêt à voler les bonbons des enfants tellement il a l'air d'avoir les mains derrière le dos, quant à François de Rugy, ils auraient dû le sortir du congélateur au moins une heure plus tôt, car il n'avait pas l'air complètement degelé. Bon ! À part l'ambiance "plateau", qu'est-ce qui s'est dit ? Franchement, je n'en sais rien. Je n'ai pas écouté tellement j'ai trouvé ça idiot. Mais Bennhamias et Pinel (ça y est, j'ai retrouvé son nom), eh bien j'ai trouvé qu'ils sortaient du lot : ni l'un ni l'autre ne m'ont donné envie de vomir. Quand on pense que la "redevance audiovisuelle" est annexée à la Taxe d'Habitation... En 2017, il devrait y avoir un dégrèvement, non ?

Louis Fyne 13/01/2017 13:39

Bravo Scrutateur ! De votre conscience professionnelle, et merci de vous dévouer ainsi. En année si de purgatoire, vous venez d'en faire sauter quelques-unes. Quant à moi, je ne renonce pas à monter mon petit laboratoire pharmaceutique : j'ai même déjà le nom de mon produit phare : un somnifère que j'appellerai le Primasso. Le problème, ce sont les effets secondaires. Les risques d'aboutissement sont sérieux quand les effets narcotiqiysonr aussi avérés.

Dissident 13/01/2017 10:46

Un SDF, une pas trop mal, un théologien halluciné, un tocard non identifié, une tête à claques, une chiffe molle, un hystérique à camisoler, et le reste, s'il en reste, est complètement con. Tant qu'à faire, ya qu'à voter pour la pas-trop-mal mais à condition qu'elle la ferme, les autres macaques ne valant pas une merde, ou une patate, comme on dit chez nous.