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Publié par Edouard Boulogne

1 ) La nature antillaise, symbole de l'âme populaire. 2 ) Page de couverture du grand roman d'Albert Camus. 3 ) Vercors : Le silence de la mer.
1 ) La nature antillaise, symbole de l'âme populaire. 2 ) Page de couverture du grand roman d'Albert Camus. 3 ) Vercors : Le silence de la mer.
1 ) La nature antillaise, symbole de l'âme populaire. 2 ) Page de couverture du grand roman d'Albert Camus. 3 ) Vercors : Le silence de la mer.

1 ) La nature antillaise, symbole de l'âme populaire. 2 ) Page de couverture du grand roman d'Albert Camus. 3 ) Vercors : Le silence de la mer.

L'article de Jean-Laurent Alcide, qu'il a écrit pour le site ( de gauche ) Montray Kréyol, vaut aussi pour la Guadeloupe, j'en témoigne haut et- fort.

Cinquante années de subversion séparatiste, et antifrançaise, se sont heurtées moins aux efforts de résistance d'individualités courageuses ( comme je ne refuse pas d'être rangé parmi elles ), qu'à la résistance patiente, obstinée, lucide de nos peuples, martiniquais ( et Guadeloupéens ). Ces peuples qui ont opposé aux braillements des séparatismes ce que j'appelle, - me référant au célèbre ouvrage de Vercors - : Le Silence de la mer.

Cela dit, il faut rester vigilant, fo nou rété veyatifs.

Le mal peut être vaincu, provisoirement. Il demeure toujours une menace, latente, en sommeil, jamais totalement détruit. Ici, je pense à une célèbre métaphore, celle d'Albert Camus dans son roman La peste. On sait que l'histoire que raconte Camus est celle d'une ville ( Oran ) menacée de mort par une épouvantable épidémie de peste. Il s'agit en fait d'un mal politique, de l'investissement de la ville par une peste brune, comme on appela le nazisme, ou rouge comme fut nommé le communisme.

On sait que dans la Peste de Camus, le mal fut sur le point de triompher. Mais qu'il fut cependant vaincu, par la convergence d'un fond de santé solide, dans le peuple, et par l'action dévouée, courageuse, continue, de quelques leaders résistants, jamais désespérés au cours des pires heures de la lutte.

Quand, enfin, les autorités proclament la fin du combat par extirpation du bacille de la peste, le peuple se précipite dans les rues, sur les places, en rugissant de joie. Une sorte ce carnaval géant, bien compréhensible.

Seule cependant l'élite des résistants tout en sympathisant de tout leur coeur avec les hurlements d'allégresse, les chefs de la résistance, et au premier rang le docteur Rieux, sur une colline un peu à l'écart, ont le coeur serré et l'intelligence lucide. Car ils savent que le mal ( symbolisé par la Peste ) n'est jamais vaincu. Et Camus écrit, ce sont les dernières lignes du roman : « Au milieu des cris qui redoublaient de force et de durée, qui se répercutaient longuement jusqu'au pied de la terrasse, à mesure que les gerbes multicolores s'élevaient plus nombreuses dans le ciel, le docteur Rieux décida alors de rédiger le récit qui s'achève ici, pour ne pas être de ceux qui se taisent, pour témoigner en faveur de ces pestiférés, pour laisser du moins un souvenir de l'injustice et de la violence qui leur avaient été faites, et pour dire simplement ce qu'on apprend au milieu des fléaux, qu'il y a dans les hommes plus de choses, à admirer que de choses à mépriser.

    Mais il savait cependant que cette chronique ne pouvait pas être celle de la victoire définitive. Elle ne pouvait être que le témoignage de ce qu'il avait fallu accomplir et que, sans doute, devraient accomplir encore, contre la terreur et son arme inlassable, malgré leurs déchirements personnels, tous les hommes qui, ne pouvant être des saints et refusant d'admettre les fléaux, s'efforcent cependant d'être des médecins ».

   
Écoutant, en effet, les cris d'allégresse qui montaient de la ville, Rieux se souvenait que cette allégresse était toujours menacée. Car il savait ce que cette foule en joie ignorait, et qu'on peut lire dans les livres, que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu'il peut rester pendant des dizaines d'années endormi dans les meubles et le linge, qu'il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l'enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse". 

Gardons en mémoire, pour nos peuples de Martinique et de Guadeloupe ces paroles lucides des gardiens la cité. Maintenons dans nos coeurs la flamme de la résistance.

 

Le Scrutateur.

 

Le titre de l'article est de la rédaction du Scrutateur.

 

Face aux séparatistes arrogants les peuples en Martinique ont répondu, depuis 50 ans, par le silence de la mer.

 

( https://www.montraykreyol.org/article/mettre-fin-a-limposture-du-pretendu-independantisme-en-martinique ).

 

Ce qui se passe depuis un peu plus d'un an à la Martinique relève de la décantation historique, de l'élagage idéologique et de la mise à nu de la grande imposture qui règne dans le camp auto-proclamé "indépendantiste" depuis deux décennies. En effet, un observateur venu d'un pays lointain et qui se pencherait sur toutes ces années écoulées ne pourrait que constater un bouillonnement, un fourmillement d'organisations se réclamant de l'indépendance de la Martinique : nationalistes-fanonistes par ci, maoïstes par là, trotskystes par là-bas, souverainistes-noiristes plus loin etc... Bref, il y en a pour tous les goûts et tout ce beau monde se déclare soit d'extrême-gauche soit en tout cas farouchement opposé au système dit capitaliste-colonialiste-impérialiste.

   Soit !

   Il n'y a donc aucun parti indépendantiste de droite ou favorable au système libéral.

   Re-soit !

   Sauf que si la toute première génération des indépendantistes__dont certains des plus sincères et déterminés sont morts depuis longtemps, tels Marc PULVAR ou Guy CABORT-MASSON__peut être créditée à la fois d'une solide armature idéologique et d'un dévouement sans faille à la cause, on ne peut, hélas, en dire autant de la génération suivante, composée aujourd'hui de quadragénaires et surtout de quinquagénaires, qui, eux, sont de purs imposteurs. En effet, dans les années 60-70 du siècle dernier, il était normal, il était logique, qu'un indépendantiste soit d'extrême-gauche, qu'il admire Fidel CASTRO et Che GUEVARA, qu'il soutienne les révolutionnaires algériens, angolais, mozambicains etc., qu'il pense que le "Socialisme est l'avenir du monde". Rien, à cette époque, ne pouvait laisser prévoir l'effondrement du système socialiste et la victoire du capitalisme (classique comme en Occident ou d'Etat comme dans les ex-pays communistes, la Chine en étant l'exemple-type). Les indépendantistes martiniquais âgés de 60 ans et plus croyaient en toute bonne foi que "L'0rient serait rouge". Et par la suite, l'Occident dont les Antilles font partie géographiquement.

   Malheureusement, chacun connaît la suite : la chute du Mur de Berlin et la dissolution du camp soviétique, Den Xiao-Ping qui lance aux Chinois "Enrichissez-vous !", la Révolution qui est écrasée partout dans ce qui s'appelait alors le Tiers-Monde (Chili, Grenade etc.) et "la fin de l'Histoire" selon l'expression de Fukuyama. Le dernier tiers du XXe siècle a été un vrai chemin de croix pour les idéaux marxistes-socialistes-révolutionnaires. Pourtant, en Martinique, assez paradoxalement, divers mouvements se proclamant indépendantistes accomplissaient de véritables exploits sur le plan électoral. Ce n'était pas précisément sur ce terrain-là qu'ils étaient attendus, mais tout est bon à prendre quand on défend une cause. Ainsi tel trotskyste devient maire dans l'extrême-nord, tel nationaliste-fanoniste dans le sud, tel écolo-souverainiste dans l'extrême-sud etc...La Révolution martiniquaise serait-elle, non pas au bout du fusil, mais des urnes ? D'aucuns sont tout prêts à le croire ! Et comme la victoire attire les opportunistes et les médiocres, nos indépendantistes, toutes tendances confondues, ont vu leurs troupes considérablement grossir en cette fin du XXe siècle et carrément enfler au début du XXIè. Ce sont les fameux imposteurs (quadras et quinquas d'aujourd'hui) déjà évoqués.

   Car ceux qui vont affluer dans ces différents partis indépendantistes, surtout les partis qui connaissent le plus de succès électoral, n'ont pas bénéficié d'une formation idéologique sérieuse d'une part et de toute façon, n'ont jamais nourri aucun idéal indépendantiste un tant soit peu consistant, d'autre part. Pour eux, être indépendantiste, c'est se battre pour que leurs... arrière-petits-enfants soient un jour indépendants, pas eux ! De leur vivant, eux, ils veulent continuer à profiter au maximum du système qu'ils dénoncent comme colonial : 40% de vie chère, grosses voitures, croisières, voyages réguliers en France, postes d'élus etc... Il n'y a qu'à observer le mode de vie au quotidien de ces personnes pour se rendre immédiatement compte qu'ils usurpent le qualificatif "indépendantiste" et qu'il n'y a pas plus bons-petits-français-coloniaux qu'eux. Bien sûr, ils vont vociférer de temps à autre contre la France pour "vèglé" le bon peuple, pour donner le change, mais tout ce qui les intéresse, c'est, non pas l'obtention de l'indépendance, mais gagner la prochaine élection pour pouvoir asseoir leurs fesses de fainéants et de nuls dans une assemblée municipale, d'agglomération, territoriale ou parlementaire quelconque.

   C'est très dur à dire, très dur à reconnaître, mais les élus de Droite et les élus autonomistes, sont plus logiques avec eux-mêmes, plus en phase avec leurs discours et souvent moins médiocres intellectuellement que nombre de leurs homologues soi-disant indépendantistes. Au moins ne sont-ils pas dans le double langage : ils s'estiment "citoyens français" et font tout pour le rester tout en cherchant à améliorer la situation de ce "petit bout de France d'au-delà des mers qu'est la Martinique". Ils n'ont en tout cas pas à aller à Barbade ou à St-Kitts-Nevis pour voir comment fonctionne au quotidien l'Etat barbadien ou l'Etat kittisien. L'élu indépendantiste, oui ! Car si vous tenez un discours indépendantiste, c'est que vous croyez à ce que vous racontez et si vous y croyez, vous devez dire concrètement à la population de quelle façon vous ferez fonctionner au jour le jour le futur Etat martiniquais de vos rêves. Pour ça, pour comprendre comment un micro-état fonctionne, pas besoin d'aller bien loin ! Vous faites votre parti établir des liens avec les partis des îles indépendantes qui entourent la Martinique (St-Lucie, St-Vincent, Grenade, Barbade, Antigue etc.) et vous allez faire des stages d'observation dans ces pays. Vous envoyez surtout les jeunes de votre parti, non pas couper la canne à Cuba pendant quinze jours en août, mais travailler dans une administration ou un ministère barbadien, vincentien ou grenadien. Histoire de voir comment les choses se passent au quotidien dans un micro-état indépendant ! Or, jamais, oui, jamais nos quadras et surtout quinquas qui dirigent nos différents partis soi-disant indépendantistes n'ont fait pareille démarche. JAMAIS !

   Ce sont donc des imposteurs. De faux indépendantistes.

   L'indépendance de la Martinique n'a pas été obtenue par les Vieux de la vieille qui dirigeaient et continuent, pour certains, à codiriger les différents partis indépendantistes, mais au moins ces Vieux-là étaient-ils sincères. Au moins avaient-ils un bagage idéologique, de solides convictions, des idéaux. La génération suivante, celle des quadras et quinquas, est totalement dépourvue de tout cela. Dans la bouche de ces gens-là, l'indépendance n'est qu'un mot, un gadget, un sésame pour se faire élire et obtenir des postes plus ou moins juteux. Mais il y a pire : ce sont des dangers publics. Pourquoi ? Parce que l'Histoire est imprévisible et que tout peut basculer d'un moment à l'autre. La politologie est, en effet, comme la sismologie : la première est incapable de prévoir la date des grands événements comme la seconde celle des tremblements de terre. Un seul exemple : avait-elle prévu l'effondrement de la "nouvelle gauche" latino-américaine, celle des Chavez, Kirchner et Dilma Rousseff ? NON ! avait-elle prévu la victoire de Donald TRUMP ? NON ! Avait-elle prévu le maintien du régime de Bachar EL-ASSAD en Syrie ? NON ! On pourrait multiplier les exemples.

   Tout ça pour dire quoi ?

   Pour dire que les Martiniquais sont là, bien tranquilles, à chanter Noël, à préparer le carnaval, à réfléchir à l'achat de leur prochaine voiture ou à leur prochaine croisière, intimement persuadés d'être Français ad vitam aeternam et puis vlan ! Coup de bourrasque de l'Histoire. Marine LE PEN gagne les Présidentielles ou bien alors elle les perd, mais une vague inouïe d'attentats islamistes secoue la France et le président élu est incapable de gérer la situation, ce qui provoque un Mai 68 puissance 10. Ou n'importe quoi d'autre ! Et...et du jour au lendemain...oui, du jour au lendemain, la Martinique se retrouve obligée de se gérer elle-même et par ses propres moyens. Un "Temps Robert" puissance 10 ! Est-ce que nos quadras et quinquas soi-disant indépendantistes se sont préparés à de telles éventualités ? NON ! Ont-ils prévenu le peuple que lesdites éventualités pourraient devenir des réalités ? NON !  S'ils étaient de vrai indépendantistes, s'ils étaient des indépendantistes sérieux, ils l'auraient fait.

   Ils se seraient demandés comment faire pour payer la facture pétrolière pour assurer le fonctionnement de l'usine de Bellefontaine. Avec quels moyens entretenir le réseau routier. Avec quel argent payer chaque fin de mois les infirmières, les policiers, les enseignants et les employés d'administration. Comment venir en aide aux agriculteurs frappés par les intempéries si fréquentes dans nos climats. Toutes ces questions, les responsables barbadiens, vincentiens, grenadiens ou antiguais se les posent tous les jours et cherchent, tous les jours, des solutions et apparemment parviennent à en trouver puisqu'on n'entend pas parler d'émeutes ou de "boat-people" dans ces micro-nations. L'indépendantiste martiniquais, lui, sa principale préoccupation est : comment je vais faire pour obtenir un poste de conseiller municipal, de maire, de conseiller d'agglomération, de conseiller territorial, de député ou de sénateur ?

   Ces gens donc, en plus d'être des imposteurs et des jouisseurs, sont des dangers publics. Vivement qu'apparaisse un parti indépendantiste de Droite ! Car aucun des micro-états qui nous entoure n'est dirigé par des gens d'extrême-gauche et ils ne s'en portent pas plus mal...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4 ) " Le bacille de la peste ne meurt ni ne disparait jamais.

4 ) " Le bacille de la peste ne meurt ni ne disparait jamais.

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Dissident 19/12/2016 11:26

Les martiniquais ont voté pour le Chabin, non pas par ce qu'il était "indépendantiste", mais par ce qu'il était honnête et compétent, contrairement aux autres hallucinés vaguement socialistes et qui étaient tous des bras cassés vaniteux...pour le moins. Quant à une révolution en France qui pourrait nous jeter dans une misère toute robertienne mais à la puissance 10, chacun y pense, certains s'y préparent, mais, comme le martiniquais est un fin opportuniste et vu que la queue de la poule penche toujours dans le sens du vent n'est-ce pas, ca ne serait pas étonnant que MLP fasse un bon score en mai 2017. En ce qui concerne le dépit larmoyant de ceux qui croyaient stupidement au sens socialiste de l'histoire, et bien tout le monde se fout pas mal d'eux et ne les plaindra même pas...vae victis comme disait l'autre. Il ne reste donc comme danger que la révolution qui viendra de France, là c'est une autre paire de manche et peut-être même s'agit-il là d'une manche eschatologique...alors...