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Publié par Edouard Boulogne

Iédijah, un jeune poète planétaire .... et Martiniquais.

Je crois, j'espère, que la beauté sauvera, ou contribuera, à sauver le monde. Surtout quand elle s'alliera à la jeunesse, et que celle-ci aura eu la chance de recevoir le témoin, d'aînés de qualité.

Ici, nous voyons le résultat de l'heureuse rencontre d'un aîné, homme sensible, sympathique et libre d'esprit, M. Luc André, tenu en haute estime par le Scrutateur, et par bien d'autres, souvent en Martinique dont il est originaire, et le jeune Lédijah dont l'article du France Antilles de l'île soeur dit grand bien comme on verra dans l'article .

 

Le Scrutateur.

 

Iédijah, un jeune poète planétaire

 

( http://www.martinique.franceantilles.fr/regions/sud/iedijah-un-jeune-poete-planetaire-391356.php )

 

A 11 ans, Iédijah est un petit prodige de la poésie. Initié par l'amoureux des lettres, Luc André, il maîtrise l'art complexe de l'acrostiche en alexandrins et rimes doublées. Un talent qui lui vaut d'être invité d'honneur au concours de poésie francophone « Les petits planétaires » , à Paris.

Tout est parti d'un atelier animé par Luc André à l'école Laurence-Marie-Magdeleine du Morne-Vert à Ducos. Les deux séances programmées se sont transformées en deux années d'ateliers, et c'est là que le poète a rencontré « un petit en particulier qui a tout de suite accroché à mon style » . Un style particulier et qui ne paraît pas aller de soi pour un enfant en classe de CM1 comme l'était Iédijah à l'époque : l'acrostiche, l'alexandrin et la double rime. « Déjà que les adultes n'arrivent pas à écrire comme ça, alors allez voir un enfant! Et il a un tel vocabulaire et une telle envie, je crois que c'est une passion déjà chez lui » , affirme Luc André.

« Je ne connaissais pas les acrostiches avant que Monsieur André n'arrive. Je n'écrivais pas de poèmes du tout. Et puis j'ai écrit plusieurs poèmes dans mon cahier, seul, sans l'aide de personne » , raconte Iédijah.

« MON GRAND-PÈRE, C'EST MONCHOACHI »

Pour lui, même si Luc André lui a transmis sa passion de l'acrostiche, il pourrait tenir son talent de son grand-père, écrivain, poète, intellectuel : « Mon grand-père, c'est Monchoachi. Les poèmes, je pense tenir ça de lui » .

Il est vrai que Iédijah, aujourd'hui en 6e, a toujours évolué dans les livres, la culture. Mature pour son âge, il manifeste une grande curiosité : « C'est un enfant qui est très créatif et qui a beaucoup d'imagination. Avant même d'arriver au CP, il aimait déjà lire. Il est entouré de personnes qui lui font découvrir le monde culturel. C'est un enfant cultivé, il s'interroge sur l'histoire, plein de choses du monde » , explique sa maman, Anaïs-Kini Burlet. Elle a d'ailleurs favorisé ce goût de la lecture et aujourd'hui, elle est très fière de son fils : « Quand je découvre dans les poèmes qu'il écrit des mots aussi complexes et qui sont bien utilisés, qui entrent dans le contexte, je suis vraiment ébahie » .

Après des acrostiches sur un seul mot comme la tolérance, l'amour, la violence... Luc André a proposé aux enfants de passer un cran au dessus avec un acrostiche sur « Les enfants s'engagent pour l'eau » . C'était une autre paire de manches et le pédagogue a même proposé aux enfants de se mettre en groupe : « Mais lui a travaillé tout seul et en deux séances, il m'a fait un poème en acrostiche, en alexandrins, en doubles rimes » (voir ci-contre).

UN JURY IMPRESSIONNÉ

C'est à ce moment-là que Luc André est informé de la tenue du concours international francophone « Les petits planétaires » . Il envoie le texte de Iédijah, alors en CM2. Mais quand il voit les résultats sur internet, il est surpris de ne pas voir son nom parmi les trois premiers dans sa catégorie d'âge. « On m'a dit que le poème de Iédijah Rosamond n'avait pas été reçu par le jury, donc c'est pour cela qu'il n'a pas été classé. Voyant ma déception, on m'a demandé si j'avais le poème et je l'ai envoyé tout de suite. » Agréablement surpris, l'interlocuteur de Luc André décide de soumettre le poème aux 13 membres du jury. Il n'est pas possible de refaire le classement, mais le jury, impressionné par le talent de notre jeune poète, décide d'en faire son invité d'honneur et de lui donner une mention spéciale.

« Je suis fier de partir rien que pour ça. Je ne savais pas qu'il devait aller si loin, mon poème. Je pensais que c'était un petit poème comme ça dans l'école, mais qu'il n'allait pas être connu à ce point » , s'étonne Iédijah.

Pour qu'il puisse partir, accompagné de ses parents et de sa petite soeur Yahnaël, Luc André a remué ciel et terre : il a obtenu un co-financement de ce voyage par la mairie de Ducos et la CTM.

La remise des prix aura lieu le 17 décembre à Paris, mais Iédijah et sa famille partent dès ce mardi. Des visites culturelles sont aussi prévues. Voilà qui devrait donner de nouvelles sources d'inspiration à notre jeune poète. Lui, en attendant, continue d'écrire.

Le poète aux côtés de sa maman, Anaïs-Kini Burlet, et de sa petite soeur, Yahnaël, qui l'accompagneront à Paris dès mardi. (Jean-Victor Torbal/France-Antilles)

Luc André, animant un atelier poésie à Ducos. C'est ainsi qu'il a déniché notre jeune talent. (DR)

 

Les enfants s'engagent pour l'eau :

 

La clef de notre vie, il faut lui dire merci

Eau de la vérité, aussi de la santé,

Si nous la recyclons, nous la protègerons.

 

Eau, source de la vie, qui est très rare ici,

Nageant dans son liquide qui bientôt sera vide.

Faisons des choses pour elle qui est même dans le ciel

Apprenons les bons gestes, nous sommes tout ce qu'il reste

Nous les enfants sereins, sommes son lendemain

Traçons une leçon pour nos générations

Soyons tous solidaires, ce n'est pas dur à faire.

 

S'écrasant doucement sur ces rochers stagnants,

Elle devient destructrice à travers les sévices

Nanties de ces souffrances pour en faire des vengeances

Gagnons de sa confiance pendant cette grande enfance

Asséchée sur des îles, usée au domicile

Gare aux raz-de-marée qui n'ont pas de degrés

Engageons-nous pour l'eau sans huiles de bateaux

Nettoyons bien les plages de notre paysage

Touchant un héritage qui a un certain âge.

 

Préservons l'eau du monde et ses cryptes profondes

Oublions les métiers qui l'ont tant polluée

Un moment de pitié pour cette eau oppressée

Rageant dans l'océan de ses mauvais courants

 

L'eau n'est pas une poubelle, allons la rendre plus belle,

Et même déshydratés, nous devons tous l'aider Après il sera trop tard......

Un engagement à vie pour qu'elle nous remercie.

 

Iédijah Rosamond

 

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