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Publié par Edouard Boulogne

Une interview de M. Sully TACITE, délégué départemental du PCD ( le parti de M Jean Frédéric Poisson ) en Guadeloupe
Une interview de M. Sully TACITE, délégué départemental du PCD ( le parti de M Jean Frédéric Poisson ) en Guadeloupe

Le Scrutateur (LS) : Comment s’annonce le scrutin de samedi prochain ?

 

Sully TACITE : Il y a un risque d’une participation extrêmement faible. La mobilisation n’a pas été à la hauteur de l’évènement. Il aurait fallu dès le départ solliciter et impliquer activement tous les responsables locaux des partis de la droite et tous les représentants locaux des candidats. Les organisateurs ont fait le choix de réduire cet évènement à une simple affaire du comité départemental des Républicains. Je regrette profondément ce choix. Ceci dit, j’invite mes compatriotes guadeloupéens de la droite et du centre à aller voter pour décider non seulement de celui qui portera nos couleurs à la prochaine élection présidentielle, mais surtout, en cas de victoire du candidat de la droite, de l’orientation politique du prochain quinquennat.

 

LS : Quelle conclusion tirez-vous des primaires ?

 

Sully TACITE : J’ai une approche essentiellement gaullienne de nos institutions. Le chef de l’Etat est un monarque républicain. Il tire sa légitimité non d’en haut mais directement du peuple via le suffrage universel. C’est le seul dans nos institutions à disposer d’une telle légitimité populaire.

 On comprend dès lors que l’élection présidentielle ne peut être qu’une rencontre, qu’un passionnant dialogue sur la destinée du pays entre un homme (ou une femme) et le peuple français. De ce singulier colloque résulte inéluctablement cet « état de grâce » qui peut durer jusqu’à deux ans après l’élection du souverain républicain. On comprend alors que, dans cet esprit, l’élection présidentielle ne peut et ne doit être l’affaire des partis politiques.

 

Or, précisément, les primaires ont pour effet essentiel de réintroduire les partis là où en principe ils avaient été exclus. Ce sont les partis qui fixent les conditions dans lesquelles tel ou telle peut se présenter aux suffrages des français. Il y a là une présélection qui constitue une atteinte grave à l’esprit de nos institutions.

 

De plus, le fait que les primaires de la droite et du centre soient « ouvertes », cela conduit à un dévoiement du système. Surtout lorsqu’un candidat appelle ouvertement les électeurs de gauche à venir participer au choix du candidat qui devra représenter la droite et le centre à la prochaine élection présidentielle. Il y a là une dérive qui à terme condamne ce système directement importé de la pratique politique américaine. Pour ma part, je souhaite que l’on revienne à l’esprit de nos institutions, à notre tradition républicaine.

 

LS : Comment jugez-vous les différents candidats ?

 

Sully TACITE : Pour ce faire, je reprendrais volontiers une image de Jean-Frédéric POISSON. On a l’impression qu’il y a deux catégories de candidats à ces primaires de la droite et du centre : d’un côté, les anciens du gouvernement Sarkozy qui semblent vouloir laver leur linge sale en public ; de l’autre, Jean-Frédéric POISSON, le seul homme politique vraiment neuf dans cette affaire.

 

De même, il y a d’un côté six candidats qui sont plutôt dans la posture et le rôle d’un futur Ier ministre promettant de la sueur et du sang aux français, faisant de l’économisme l’horizon indépassable de l’action politique ; de l’autre, Jean-Frédéric POISSON qui porte une vraie vision politique sur le devenir du pays et parvient ainsi à incarner le rôle d’un futur Président de la république qui fixe le cap et impose le rythme de la politique gouvernemental. 

 

Enfin, on a d’un côté six candidats qui sont à contre-courant de la nouvelle donne politique mondiale et dont l’application de leurs programmes, s’ils venaient à être élus, du fait du « brexit » britannique et de l’élection de Donald TRUMP, conduirait la France à une impasse économique identique à celle où la politique socialiste de François Mitterrand, en pleine révolution libérale, conduisit le pays entre 1981 et 1983 ; de l’autre, Jean-Frédéric POISSON qui est le seul, d’une part, à avoir anticipé le retour du fait national dans la politique contemporaine et, d’autre part, à prôner la nécessité d’une politique destinée à retisser le lien social et reconstruire notre cohésion nationale.

 

C’est pour ces raisons fondamentales que je soutiens sa candidature et demande aux militants et sympathisants locaux de la droite et du centre de lui accorder leur confiance et leur soutien.

 

Mais il y a des raisons plus politiques. Ces primaires ne sont seulement la désignation de celui qui portera les couleurs de la droite et du centre à la prochaine élection présidentielle. Ces primaires permettent surtout de peser sur la configuration du futur gouvernement et de la future majorité présidentielle.

 

Disons les choses franchement : seul le vote POISSON donne la garantie de voir abroger certaines lois scélérates votées par la gauche pour raisons exclusivement idéologiques et politiciennes. Bref, Jean-Frédéric POISSON est dans ce scrutin la seule valeur refuge pour l’expression d’un vote de conviction et pour le retour de la droite à ses fondamentaux.

 

Enfin, sur le plan local, je crains qu’une victoire de JUPPÉ, SARKOZY ou FILLON n’ouvre de nouveau la boîte de pandore de l’évolution institutionnelle que, depuis tantôt, une partie de la droite locale appelle de ses vœux. La présence de certains élus de droite à l’assemblée générale du GURS est à cet égard assez éloquent. Et le fait de la suppression du mot « socialisme » du nom de ce parti, n’est qu’un coup de peinture de façade destiné à permettre à ce parti de l’extrême gauche guadeloupéenne d’accueillir les bras ouverts les éventuels transfuges de la droite locale qui, dans un futur proche, désireraient rejoindre le parti actuellement au pouvoir. Là encore, à droite, la seule valeur refuge dont nous disposons, dans ce scrutin, pour le maintien de notre département dans le droit commun, n’est autre que Jean-Frédéric POISSON.

 

 

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Livia 18/11/2016 07:47

Malheureusement, les élections "présidentielles", sont rarement "providentielles", en 2017 elle le sera encore moins, quand on voit tour ses grouillements d'égos assoiffés de pouvoir! çà fait frémir!