Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Pages

Publié par Edouard Boulogne

1 ) Le livre. 2 ) Christine Kelly. 3 ) Fillon photographe. 4 ) François et ses frères.
1 ) Le livre. 2 ) Christine Kelly. 3 ) Fillon photographe. 4 ) François et ses frères.
1 ) Le livre. 2 ) Christine Kelly. 3 ) Fillon photographe. 4 ) François et ses frères.
1 ) Le livre. 2 ) Christine Kelly. 3 ) Fillon photographe. 4 ) François et ses frères.

1 ) Le livre. 2 ) Christine Kelly. 3 ) Fillon photographe. 4 ) François et ses frères.

J'écoutais ce matin RCI, en me rasant ( comme d'habitude ) et particulièrement Christine Kelly, auteur, parait-il, de la seule biographie existante de François Fillon. A tel point qu'elle est tellement recherchée que sa cote actuellement serait de 130 £.

C'est ainsi que j'ai appris que j'avais, potentiellement en poche cette somme, puisque je possède ce livre depuis 2007, lorsqu'il me fut offert par quelqu'un qui s'intéressait à Fillon, davantage comme pilote d'automobile de course ( en amateur ) que comme politique, et peut-être aussi, un peu, à l'auteur : notre compatriote la journaliste Christine Kelly.

La cote va descendre assez vite, car il y a de fortes chances pour que Christine refonde son ouvrage, très vite pour le remettre en vente.

J'ai relu le livre, pour vous, dans cette journée, et je vous en offre les deux premières pages.

Ce premier chapitre commence comme un article de Paris Match. Il raconte, pour séduire le lecteur, les premières années du chef politique et nous en offre un portrait assez surprenant.

Très vite l'anecdote laisse la place à du « sérieux », et se développe une vraie biographie de l'homme politique, à la fois sérieuse et palpitante.

Je vous livre les débuts dans la vie d'un futur chef politique, et peut-être bientôt d'un futur chef d'Etat.

 

Le Scrutateur.

 

Le petit François.

 

« Printemps 1971. Au Mans, lycée Notre-Dame de Sainte Croix, une surprenante manifestation vient troubler l'habituelle tranquillité de cette institution tenue par des frères jésuites. Les enseignants n'en croient pas leurs yeux. Les responsables de l'établissement sont stupéfaits. Un petit groupe d'élèves rassemblés dans la cour, tiennent des banderoles à bout des bras. Du jamais vu.

Les élèves protestent contre un professeur d'anglais, une femme qu'ils jugent incompétente. Ils réclament son départ. « Démission ! Démission ! » lit-on sur leurs banderoles improvisées. Les jeunes crient des slogans, le poing levé. En tête de cortège, un lycéen aux cheveux noirs, arrivé l'année précédente dans l'établissement, un certain François Fillon. Il est réputé pour être turbulent et insolent. Son père l'avait inscrit chez les jésuites dans l'espoir d'améliorer son comportement et ses résultats scolaires. L'incident vaudra à M. Fillon père une convocation au lycée. Il est prié de venir récupérer son fils dans les plus brefs délais. Le jeune François est renvoyé de Notre-Dame de Sainte Croix.

La manifestation se poursuit de plus belle, cette fois, sans lui. De nouvelles inscriptions fleurissent sur les calicots : « Libérez Fillon ! Libérez Fillon ! » Les camarades réclament leur chef à cor et à cri. Le préfet de discipline, l'équivalent du proviseur, réunit les lycéens : « Fillon est un bon garçon, soit, mais n'en faisons pas un martyr ! » François revient, triomphant. Il peut réintégrer le lycée, à la seule condition qu'il ne soit plus pensionnaire à la rentrée.

François est un adolescent révolté. Il se rebelle contre tout, contre l'école et contre ses parents. Il estime qu'il ne reçoit pas assez d'argent de poche. Il juge son père à bien des égards trop sévère. Il souffre d'un manque de liberté. Dès que ses parents ont le dos tourné, il file rejoindre ses camarades. Il n'hésite pas à subtiliser l'automobile de son père bien qu'il n'ait pas encore son permis de conduire. Les emprunts de la 2 Cv ne passent pas tous inaperçus. De temps en temps, il y a même un peu de casse, comme ce samedi soir où il voulait se rendre à La Suze pour une soirée entre amis, lorsqu'il accroche la porte du fond du garage, celle qui communique avec la buanderie. Il va inventer l'inimaginable pour justifier l'inexplicable. Ce n'est que six ans plus tard que les parents de François apprendront la vérité au sujet de la carrosserie endommagée de la 2 Cv.

Dès que ses parents s'absentent quelques jours, François invite des copains à la maison, improvise des fêtes, n'hésite pas à se servir dans la cave en prenant soin de bien dissimuler ses pillages. Il cache les bouteilles vides derrière les pleines. Lorsqu'il a décidé de se faire plaisir, rien ne peut l'arrêter. À cette époque, il s'évade même régulièrement par le toit de la maison, souvent suivi par ses petits frères, pour aller s'amuser avec leurs copains. Des voisins le révéleront à leurs parents des années plus tard. Jeune épicurien, épris de liberté, François n'accepte pas facilement les remarques. Il n'aime pas non plus les critiques. Il claque souvent la porte de la maison pour revenir, en général, quelques heures plus tard. Il est un adolescent aux tentations libertaires. Son père souhaiterait lui apprendre à devenir prudent et économe car il s'inquiète sérieusement de l'avenir scolaire et professionnel de son fils. « Tu ne feras jamais rien dans la vie si tu continues comme ça ! » le sermonne-t-il souvent. Les punitions, les colles du dimanche n'apaisent pas le jeune homme. À l'école, il s'ennuie ferme. Enfant précoce, François apprend avec une facilité déconcertante. Rien ne va assez vite, il n'y a jamais assez d'action, il veut toujours que ça bouge. Jusqu'en 6e, il s'applique à être le premier. Ensuite, il décidera de s'en tenir au minimum, de s'occuper autrement.

Non, il n'est plus ce bébé idéal qui faisait l'admiration de toute la famille. Sa grand-mère maternelle s'enthousiasmait : « Avec un premier-né aussi facile à vivre, tu ne sauras jamais ce que c'est qu'élever un enfant, tant que tu en auras des comme ça ! » lançait-elle à sa fille. François est un bébé qui ne pleure jamais. Tout le ravit, il sourit quand il mange, il gazouille quand on le lave, il s'endort sans un bruit quand on le met au lit. Les premières années de ce petit enfant furent un pur bonheur pour ses deux parents, Anne et Michel. » ( …. ).

 

Christine Kelly

5 ) Fillon pilote de course ( amateur ). 6 ) Le chef.
5 ) Fillon pilote de course ( amateur ). 6 ) Le chef.

5 ) Fillon pilote de course ( amateur ). 6 ) Le chef.

Commenter cet article