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Publié par Edouard Boulogne

L'article explique le choix de cette image, et sa place en tête du dossier . 2 ) Dieu les affaires, et nous. 3 ) Deux "spadasssins", M. Jean et Dany Lafferière éprouve la valeur de leur matos ( épées d'académiciens )
L'article explique le choix de cette image, et sa place en tête du dossier . 2 ) Dieu les affaires, et nous. 3 ) Deux "spadasssins", M. Jean et Dany Lafferière éprouve la valeur de leur matos ( épées d'académiciens )
L'article explique le choix de cette image, et sa place en tête du dossier . 2 ) Dieu les affaires, et nous. 3 ) Deux "spadasssins", M. Jean et Dany Lafferière éprouve la valeur de leur matos ( épées d'académiciens )

L'article explique le choix de cette image, et sa place en tête du dossier . 2 ) Dieu les affaires, et nous. 3 ) Deux "spadasssins", M. Jean et Dany Lafferière éprouve la valeur de leur matos ( épées d'académiciens )

Certains décrient Jean d'Ormesson. Notre homme certes, a bien quelques défauts. Et si l'on attachait à ses trousses quelque possédé du ressentiment ce « monstre aux yeux verts » comme l'a décrit un poète, nul doute qu'il en découvrirait à foison, tant il est vrai que le jaloux est inconsolable de ne point trouver à celui qu'il examine les poux qui, par légions lui empoisonnent sa propre vie, aux points les moins flattés de son anatomie.

En ce qui me concerne j'ai plus de penchant pour l'admiration que pour l'exécration, et depuis fort longtemps j'aime en lui, l'écrivain spirituel et primesautier, souriant même ( peut-être surtout ) quand il assassine.

Est-il superficiel? A la question posée devant lui, il répondrait par un éloge de la préciosité, si futile en apparence, au XVII ème siècle, mais dont la révolution du langage permit l'épanouissement du style léger, subtil, et si profond des moralistes français, les La Rochefoucauld, Pascal, La Bruyère, dont Nietzsche disait que le manque, Outre-Rhin, avait engendré cette pesante littérature philosophique allemande dans laquelle tant et tant d'esprits se sont noyés depuis deux siècles.

Rien de tel chez Jean, où le sourire ( armé ) va de pair avec son style pétillant, aigu, si pénétrant. A peine peut-on regretter que ce maître qui prend tellement de soin à ne point le paraître, cet amateur de poésies qui possède en sa mémoire des milliers de vers, qui en a même tiré une anthologie bien remarquable Et toi, mon coeur, pour quoi bas-tu ( Robert Lafont ) que ce maître donc oublie de citer Maurras. Le poète de Martigue il est vrai connut quelques déboires en sa longue vie, et même la prison, comme François Villon, comme Paul Verlaine.

Mais Jean d'Ormesson n'ignore donc pas les quelques nuages qui distingueraient son oeuvre de toute autre et, dès lors en ferait une gemme à nulle autre pareille.

Arthur, le jeune Arthur qu'il accueille en son Parnasse, l'en avait prévenu : «  quelle âme est sans défaut »?

Or monsieur Jean dont l'esprit demeure intact, sous la flétrissure inévitable du corps,

( - Cher vêtement qu'il faut que je dépose - comme avait dit Maurras

  • Pour ton usure et pour ta vétusté,

  • En remontant vers le trône des Causes,

  • L'âme sourit de voir sa vétusté » ) , monsieur Jean, donc, qui tremble de mourir sans avoir tout dit, entre la publication de deux romans nouveaux, ou presque, rassemble les chroniques littéraires, ou articles politiques publiés au cours des trente dernières années, et dont les amateurs de politique et de littérature feront leurs choux gras

    Les qualités de monsieur d'Ormesson et ses « rares » défauts s'y retrouvent pour le plus grand plaisir des amateurs.

Je parlais en commençant de « gentleman assassin », de façon toute littéraire évidemment. J'en citerai un seul exemple trouvé à la page 264 du dernier opus paru ( Dieu, les affaires et nous )

Ne vous attendez pas à quelque coup bas, émanant de quelque spadassin judiciaire commis de l'Elysée.

C'est léger comme une pointe de Yannick Borel à Rio, récemment. Ou comme une tâche d'encre, échappée au stylo de Jean, ténue, subtile, ou pétillante comme un bon cru de champagne, ou de … monsieur d'Ormesson.

 

Le Scrutateur

 

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« Tout le monde sait et répète que les Français n'en finissent pas d'avoir besoin d'être rassurés. Pétain, c'était le grand-père menacé par le grand âge. De Gaulle, c'était le père, rassembleur du patrimoine, houspillé par les fils prodigues venus, mais un peu tard, au remords le plus poignant et à résipiscence. Pompidou, c'était le fils, mais devenu père à son tour. Giscard, c'était le cousin qui avait fait des études, si brillant, mais un peu trop lointain. Mitterrand, ça crève les yeux, c'était le parrain dans toute sa splendeur ».

4 ) Banderilles ( 1 ) 4 ) Autres banderilles. 5 ) un autre Parrain, très connu.
4 ) Banderilles ( 1 ) 4 ) Autres banderilles. 5 ) un autre Parrain, très connu.
4 ) Banderilles ( 1 ) 4 ) Autres banderilles. 5 ) un autre Parrain, très connu.

4 ) Banderilles ( 1 ) 4 ) Autres banderilles. 5 ) un autre Parrain, très connu.

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Renaud Dourges 07/09/2016 22:47

Jean d' Ormesson : un esprit brillant que j'ai eu la chance de rencontrer dans les années 80 quand je débutais à la radio sur les ondes d'une station de Pontoise