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Publié par Edouard Boulogne

1 ) 06 juin 2012, Hollande face au bannières de son électorat. 2 ) Hollande forcé par la Trierweiller. 3 ) "Fontaine, je ne boirai plus de ton eau". i
1 ) 06 juin 2012, Hollande face au bannières de son électorat. 2 ) Hollande forcé par la Trierweiller. 3 ) "Fontaine, je ne boirai plus de ton eau". i
1 ) 06 juin 2012, Hollande face au bannières de son électorat. 2 ) Hollande forcé par la Trierweiller. 3 ) "Fontaine, je ne boirai plus de ton eau". i

1 ) 06 juin 2012, Hollande face au bannières de son électorat. 2 ) Hollande forcé par la Trierweiller. 3 ) "Fontaine, je ne boirai plus de ton eau". i

Cet article d'Ivan Rioufol est très intéressant et doit être lu avec attention par tous ceux qui espèrent en la chute de Hollande en 2017, et j'ajouterai de la gauche, car il importe de ne pas dissocier le parti, et ses soutiens objectifs, ( y compris les « frondeurs » qui sauront bien, le cas échéant oublier leur rancoeur, pour sauver « l'essentiel » à leurs yeux et à leurs compte en banque ) du pitre qui leur tient lieu d'enseigne.

Il y a un point, pourtant où je ne suis pas le chroniqueur du Figaro. Contrairement à ce qu'il dit Marine Le Pen et le Front National n'ont pas ( encore ) gagné la bataille des idées.

Les réels succès de librairie des livres d'Eric Zemmour, de Philippe de Villiers, de Michel Houellebecq, etc, ne doivent pas nous leurrer.

Les « idées »? Il n'est pas certain que le grand public ( à droite comme à gauche ) s'y intéresse beaucoup. La foule se rue sur ce qui est à la mode. Je me souviens de la publication, au milieu des années 1960, du livre de Michel Foucauld Les mots et les choses, un ouvrage de philosophie, de lecture difficile. En un mois, grâce à une campagne de presse intensive et de longue durée, il fut vendu à 80.000 exemplaires. Acheter n'est pas … lire.

Combien des acheteurs de Zemmour ou Villiers ont-ils lu, et compris ( ce qui demande de l'attention et du temps ) ces auteurs?

En fait, ce qui engendre les adhésions du grand nombre en politique ( notamment ) ce ne sont pas les « idées ». Ce sont les « sentiments », les croyances, les slogans, l'ambiance.

Or dans le domaine des faux-semblants la gauche reste maîtresse.

Il ne faut pas négliger la force des émissions de TV, où des manipulateurs décident du choix entre un intellectuel de haut rang comme Alain Finkielkraut ( avec ses mimiques d'hommes âgé et ses recours à l'analyse conceptuelle ) et une petite bonne femme ( mais belle et … désirable ! ), surtout si elle est de … la diversité qui « ridiculisera » notre penseur, avec l'aide de Laurent et des aboyeurs ( rémunérés ) du studio TV.

Et puis, à l'école, une majorité d'instituteurs et de professeurs, des crus Peillon et Belkacem ( et tant de leurs prédécesseurs, que je ne peux nommer tous ) auront préparé le terrain pour l'excommunication des mal pensants, et le « triomphe » des promoteurs des « valeurs républicaines », c'est-à-dire des valeurs de la gauche la plus laïcarde ( anticléricale ).

 

Cependant, faute d'avoir « gagné » la bataille des idées, « la » ( les... ) droite, dans la mesure où elle s'oppose ( électoralement ) à la gauche au pouvoir, bénéficie du rejet massif de celle-ci par l'opinion ( rien de plus changeant qu'une opinion publique il ne faudrait pas l'oublier ), et d'une sorte d'adhésion aux partis qui s'en réclament.

En ce sens nous pourrions, et sur ce point M. Rioufol a raison, être débarrassé de Hollande, et de ses sbires.

Mais pour faire quoi du pouvoir conquis?

Imaginons Sarkozy réélu, et cette fois tentant d'être pleinement fidèle à ses promesses. Aussitôt célébrée la fête de la « victoire », il se heurterait à la gauche, ce qui est assez logique. Mais aussi aux vaincus de la « primaire » de la droite ( et … du centre ), les Juppé, Fillon et tutti quanti, de Bayrou qui se sera engagé dans sa nouvelle longue marche vers 2022, et du Front National.

Pour « survivre » N. Sarkozy serait « contraint » de composer avec les partis contre lesquels il avait ferraillé précédemment.

Ce que je viens de dire pour le président des Républicains vaut également pour le Front National.

Imaginer Marine Le Pen élue par le seul vote des élus du FN est une fiction, et je dois le dire, au risque de faire de la peine à certains amis, de la fiction un peu bébète.

La présidente ( du FN ) le sait. Mais l'imaginez vous s'inclinant devant Sarko ( comme ce dernier devant elle ? )?

Il n'y a pourtant pas d'autre voie pour enfin sortir du naufrage qui nous menace, que cette union là.

On voit que le chemin est escarpé, difficile, montueux, frôlant des abîmes.

Reste à savoir le rôle que nous pouvons jouer, simples citoyens pour inciter les leaders à jouer leur rôle de serviteurs de la nation. Peut-être en apprenant à mieux analyser les situations, à poser clairement les VALEURS QUI SONT LES NÔTRES, et à ne pas donner de blanc-seing à n'importe quel bateleur.


 

Le Scrutateur.

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Voici pourquoi les droites doivent s’unir

Ivan Rioufol

 

Autant l’admettre : Marine Le Pen a gagné la bataille des idées. La réhabilitation de la patrie a été son combat. Il faut donc lui reconnaître sa victoire, avec le retour de la nation souveraine au cœur des débats. Les dénonciations pieuses deviennent de vaines réticences sur la question identitaire. Celle-ci sera le pivot de la campagne présidentielle. La « lepénisation des esprits » n’est autre que le réveil de la société civile et l’échec de la classe politique. Cette dernière n’a rien voulu entendre des alertes lancées, notamment ici même. De bonnes raisons ont suffi, jadis, pour rejeter un FN autoritaire, raciste, antisémite, violent. Mais cette époque ne survit plus que par les quelques fantômes que la gauche tente de faire parler, en décortiquant le « champ lexical » du FN (1). Or ces mots suspects (racines, peuple, frontières, etc.) sont plus banalement ceux qui décrivent le mal-être de citoyens désarmés, désignés comme ennemis par l’islam conquérant et protégé.

Quand Nicolas Sarkozy reprend le couplet contre « les populistes de tous les bords » (2), il se plie à un rituel désormais absurde tant son discours copie celui du FN, ancré sur les réalités. Les similitudes sont également nombreuses chez François Fillon ou Hervé Mariton, concernant les primordiales questions sociétales. Elles sont plus flagrantes encore chez Nadine Morano ou Nicolas Dupont-Aignan, invité samedi par Florian Philippot à rejoindre Marine Le Pen. La raison voudrait que tant de convergences pour défendre l’État-nation, l’assimilation, l’unité retrouvée, l’emportent sur les querelles d’ego et les faux combats. Jamais l’union des droites n’a été si nécessaire, tandis que la gauche espère renouer avec une extrême gauche devenue, elle, autoritaire, raciste, antisémite, violente. Mais il n’en sera rien : dans ce vieux monde qui agonise, la droite peut perdre en 2017.

Manuel Valls ne pratique pas seulement la méthode Coué quand il déclare (mardi, RTL), oubliant de citer François Hollande : « Un autre quinquennat avec la gauche est possible. » Les « progressistes » ont intérêt à faire monter Marine Le Pen et à attiser les discordes chez les Républicains, s’ils veulent espérer emporter le second tour face à un FN isolé et novice. La division restant la nature de la droite immature, il faut compter sur elle pour se tirer dans les jambes. Déjà, Henri Guaino menace de se présenter quoi qu’il arrive. François Fillon, qui rappelle les mises en examen de Nicolas Sarkozy, laisse comprendre qu’il appellerait à voter Alain Juppé si lui-même ne parvenait pas au second tour de la primaire. L’opportune décision du parquet, lundi, de renvoyer l’ancien chef de l’État en correctionnelle dans l’affaire du financement de sa campagne de 2012 (Bygmalion) n’est pas pour déplaire à l’hôte de l’Élysée. Hier, il a fait comprendre qu’il allait défendre sa place. Bref, les jeux sont loin d’être faits.

La stratégie d’Emmanuel Macron, qui expliquait dimanche (JDD) vouloir créer « une dynamique progressive », a le mérite d’identifier sa politique, même si l’ex-ministre de l’Économie ressert le ragoût d’une idéologie orgueilleuse dont les excès ont produit des désastres. Sa vision d’une « frontière » avec les « conservateurs » serait recevable si la droite se reconnaissait dans cette pensée ouverte à l’autorité et au réformisme libéral. Le conservatisme induit une modestie devant l’histoire; il préfère le réel au possible, le limité à l’illimité, le proche à l’éloigné (3). Mais ce beau mot, qui récuse les mensonges des vendeurs de salades, est compris comme une insulte par une partie des Républicains. Ceux-là virevoltent en fonction des vents. Ils sont souvent peu crédibles car insincères. Leur détestation pavlovienne du FN éloigne le spectre du « bloc réactionnaire », que Valls agite comme une dérisoire muleta.

Mouvement de fond

Partout en Europe, mais aussi aux États-Unis avec Donald Trump, l’histoire pousse les droites patriotiques. Elles bousculent le Système coupable d’abus de confiance pour avoir décrété la fin des nations et des peuples, au nom de la mondialisation et d’un Babel fauteur de guerres. L’échec électoral enregistré localement par Angela Merkel, dimanche, dans son fief de Mecklembourg-Poméranie (son parti, la CDU, a été battu par le mouvement populaire de l’afD) est une première réponse à la folle décision de la chancelière, il y a un an, d’ouvrir l’Allemagne à 800 000 « migrants » musulmans. En septembre 2015, des médias français se bousculaient pour louanger « Mère Angela » et lui promettre le prix Nobel de la paix (voir mon blog). Ils ne peuvent que constater les désillusions et leur consternante naïveté. Semblablement, les « Welcome » brandis à Calais ont transformé la ville en camp retranché. Lundi, les habitants ont manifesté massivement. La veille, des milliers de Chinois de France étaient dans les rues de Paris pour dénoncer le racisme des cités.

Ce mouvement de fond met la gauche doctrinaire en danger. C’est la raison pour laquelle il faut s’attendre de sa part, ces prochains mois, à toutes les hystéries apocalyptiques sur le retour de la « Bête immonde » et aux « années 1930 », tandis que le nazislamisme sera laissé en paix. Libération a lancé, mercredi, son Observatoire du FN. Des médias n’hésitent pas à déformer des propos afin de les rendre odieux. Les mouvements antiracistes, muets sur les attaques contre les Asiatiques, s’en sont pris cette semaine à Robert Ménard, le maire de Béziers, accusé d’avoir dit qu’être français, c’est « être européen, blanc et catholique », oubliant volontairement le « aussi » qui réduisait l’affirmation. Évoquer la préférence nationale, l’abolition du droit du sol, le retour au roman national met la Collaboration en transes. Ses indignations s’infiltrent dans les rangs de cette droite effacée, qui n’ose parler rudement, sinon aux « populistes ». Ne comprendrait-elle que le coup de pied aux fesses?

L’audace de Ménard

L’union des droites est une nécessité que les gauches donneuses de leçons se sont appliquée il y a près de cinquante ans. C’est pourquoi l’initiative de Ménard de tenter de rassembler, cette semaine, les bonnes volontés chez les Républicains et au Front national peut être un utile aiguillon politique. Pour cette audace, il n’a pas fini d’être lynché par la meute affolée. Pressentirait-elle sa fin prochaine?

 

 

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pierre De lavachkiri 10/09/2016 15:10

Vos bourreaux angéliques de l'élysée-matignon pourraient repasser haut la main...et vous remettre la main aux poches! la gauche bobo-beaux a le soutien sans faille des droites super menteur! alors?! elle est pas belle la vie avec les sourires de Sarkosy, Juppé et hollande?
wait & see.

Lucien Kabois 09/09/2016 18:13

Aux États-Unis, aucun des deux candidats connus n'inspire l'adhésion. En France, cela risque d'être la même chose. Et, avec une "droite" aussi répulsive (pour les électeurs qui aimeraient voter à droite), c'est un boulevard qui pourrait s'ouvrir pour la gauche - et même pour Hollande, qui, même s'il est un piètre président de la République (comme il a été un piètre président de Conseil général de Corrèze) est, en campagne électorale, une vraie bête de concours. Un VRP de première classe, quoi !