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Publié par Edouard Boulogne

Renaud Lavillennie, grand champion, ou... « raciste » ?

Cet article du Huffington Post est doublement intéressant.

Par le récit du concours où notre champion a été battu par un jeune Brésilien remarquable, et deuxièmement par ce qui est dit des techniques par lesquelles on peut maîtriser son vécu psychique en milieu hostile. Car il y a eu hostilité du public brésilien pour des raisons de chauvinisme évident.

J'ai vu Lavilennie pendant l'épreuve, tentant de se concentrer malgré les clameurs et les insultes.

Je l'ai revu, plus tard sur une chaine de TV regrettant en termes généreux le comportement du public de Rio, et disant que son jeune adversaire avait mérité sa médaille d'or.

Or j'ai lu hier, sur un site facebook, afrocentriste en diable, ( et donc …. antiraciste ) que Lavilennie avait insulté le public brésilien ( qui est métissé, comme vous savez. Donc... vous avez compris ! ).

Il y a chez ces gens là des complexes d'enragés, relevant d'une psychanalyse que nous effectuerons incessamment.

 

Le Scrutateur.

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Réussir à faire le vide dans un environnement hostile comme Renaud Lavillenie? C'est très difficile

( http://www.huffingtonpost.fr/2016/08/16/renaud-lavillenie-faire-le-vide_n_11539468.html?utm_hp_ref=france ).

 

JEUX OLYMPIQUES - Un redoutable adversaire, une pluie diluvienne et... des sifflets. Renaud Lavillenie a rappelé lundi 15 août après avoir été devancé par le jeune Thiago Braz combien l'hostilité d'un public pouvait être difficile à gérer. "Ce n'est pas pour cette raison que j'ai perdu mais il faut comprendre que ça prend énormément d'énergie de se concentrer quand on se fait siffler, surtout quand tu n'as rien fait de mal, si ce n'est essayer d'être le meilleur pour aller chercher un deuxième titre olympique", assurait-il au micro d'Europe 1.

Le champion clermontois a dénoncé le manque de fairplay du public, une attitude anti-sportive selon lui: "Ils n'étaient pas 'pas pour moi', ils étaient 'contre moi'. C'est moche de voir ça sur l'une des plus grandes compétitions de sa carrière où tu te fais siffler parce que tu veux juste faire ton sport et juste être le meilleur. On ne peut pas dire que ça n'a pas d'influence, surtout dans un cadre où il n'y a plus que ça, où les gens n'étaient plus focalisés que sur ça. À la fin, j'ai commencé à manquer d'énergie. Normalement, tu vas puiser le manque d'énergie dans le public, sauf que là, je n'avais pas grand-chose à puiser. Le clan français avait beau faire ce qu'il voulait, il ne pouvait pas lutter".

Si en saut à la perche, Renaud Lavillenie n'a pas souvent eu à faire face à un tel déferlement de huées, dans d'autres sports comme le football ou le tennis, une telle ambiance est une composante à part entière du jeu, un élément de la préparation comme l'état du terrain ou la météo.

Se concentrer sur ce qui est à notre portée

Des sifflets seuls ne peuvent expliquer toutes les défaites, certes. Mais la psychologie s'est intéressée à l'impact d'une attitude négative du public sur les performances physiques sportives, en particulier dans les sports collectifs comme le football où ce genre de mésaventures est très courante.

Une étude de 1983 sur le football montre ainsi que des manifestations hostiles prolongées ont un "impact résolument négatif" sur l'équipe qui ne joue pas à domicile (et un impact très légèrement positif sur l'autre équipe). Outre les conséquences psychologiques sur le sportif, cela pose aussi un vrai problème logistique.

Dans le livre "Psychologie du sport", réédité en 2013, Richard Cox rappelle ainsi l'exemple de l'équipe de volley américaine largement favorite aux championnat du monde de 1982 au Pérou. En finale, dès qu'une joueuse américaine s'apprêtait à toucher le ballon, le bruit se faisait assourdissant. Impossible pour l'équipe, l'entraîneur ni même l'arbitre de communiquer verbalement pendant plus de deux heures. Les Américaines ont finalement perdu.

L'ancien joueur de football américain Grey Ruegamer confirme ainsi qu'il faut ne faut pas "autoriser un 'environnement hostile' à entrer dans son esprit et semer le désordre". Pour cela, il faut rester conscient de ce que l'on peut maîtriser, sa performance sportive, et du reste, l'attitude du public, contre laquelle on ne peut rien faire. Plus facile à dire qu'à faire? Cela demande en effet, une force de caractère et un entraînement particulier.

La méthode de Novak Djokovic, se mentir

En septembre 2015, Novak Djokovic doit faire face à deux adversaires particulièrement redoutés: Roger Federer et le public du Arthur Ash Stadium. Pour le second, le champion serbe a décidé de tromper son esprit. "J'ai essayé de me jouer un tour. Le public criait 'Roger' et j'imaginais qu'ils criaient 'Novak'". Un des entraîneurs de l'équipe de Federer a même salué le calme de Djokovic pendant ce match.

À l'écouter, sa meilleure arme est son expérience. Une enfance dans un pays en guerre, divorce de ses parents, sport à haut niveau, tout cela lui a permis de se forger une carapace. "Je passe par beaucoup d'émotions sur le court, comme tout le monde. Je pense juste qu'avec le temps, j'ai réussi à apprendre comment utiliser mon expérience et comme gérer la pression dans les moments difficiles". Pour ce match-là, le champion savait à quoi s'attendre et c'est dans cet état d'esprit qu'il est entré dans le match. "Je m'y étais préparé mentalement et je pense que ça m'a aidé pour garder mon sang-froid dans les moments les plus difficiles."

Au bureau, en politique ou dans un stade, même combat

Sans pratiquer un sport à haut niveau, nous pouvons avoir à faire face au cours de notre vie professionnel à des défis comparables. Face à un public hostile, le sang-froid n'est malheureusement pas inné. Pour réussir à rester concentré coûte que coûte, l'entraînement est de mise.

Selon Larine Kase, psychologue comportementaliste qui professe ses conseils sur LinkedIn, dans ce genre de situations, il faut être clair sur l'objectif de sa présentation. Quel est le message principal que vous voulez faire passer? Voilà sur quoi, il faut concentrer son énergie. Ce jour-là, il faut, plus encore que d'ordinaire, être sûr de ce que l'on avance. La moindre hésitation ou approximation sera une arme de plus pour les personnes qui nous font face.

Enfin, dans la mesure du possible, il faut établir une connexion. Quels points communs partagez-vous avec ces gens? Quel ressenti? "Avec cette stratégie, même le public le plus hostile ne peut faire autrement que de se sentir plus proche de vous et ainsi ressentir moins de négativité pendant votre présentation".

Lire aussi :
3 choses que l'échec peut vous apprendre sur la réussite, selon ces athlètes des Jeux olympiques
Avant le record du monde de Renaud Lavillenie en 2014, les 10 sauts qui ont marqué sa carrière
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claude Houël 17/08/2016 16:51

L'esprit sportif est supposé régner sur les stades et autres lieux de compétition, entre les compétiteurs mais aussi dans les rangs du public.
Il est tout à fait normal que les supporters "supportent" leurs équipes ou leurs champions pour les encourager.
Il est inadmissible que les mêmes déstabilisent les autres concurrents car cela fausse le résultat.
Il serait grand temps que les organisateurs prennent des mesures en conséquence : arrêter tout match ou compétition ou le public ne joue pas le jeu.
Cela se fait déjà mais selon des critères flous laissé à l'appréciation des organisateurs ou des arbitres, cela s'est vu lors de match de foot ou aux JO au départ de certaines épreuves de natation suspendues tant que le silence ne se faisait dans le public.
Il faut que cela devienne la règle appliquées par tous et pour tous.
Cela évitera de voir la Marseillaise huée ou les cris de singes sur certains stades français.
Oui le vainqueur brésilien du saut à la perche mérite son titre mais non notre champion n'est pas raciste ( au fait pour avoir comparé le public brésilien aux nazis contre Owens?) mais il ne méritait les huées ni pendant ses sauts ni à la remise des médailles qui auraient dû, à minima, être suspendues.