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Publié par Edouard Boulogne

Quatrième photo : Etrange, tout de même ce titre, après de défilé d'images. Mais, il y a encore  d'autres chose dans le livre.! PSC
Quatrième photo : Etrange, tout de même ce titre, après de défilé d'images. Mais, il y a encore  d'autres chose dans le livre.! PSC
Quatrième photo : Etrange, tout de même ce titre, après de défilé d'images. Mais, il y a encore  d'autres chose dans le livre.! PSC
Quatrième photo : Etrange, tout de même ce titre, après de défilé d'images. Mais, il y a encore  d'autres chose dans le livre.! PSC
Quatrième photo : Etrange, tout de même ce titre, après de défilé d'images. Mais, il y a encore  d'autres chose dans le livre.! PSC

Quatrième photo : Etrange, tout de même ce titre, après de défilé d'images. Mais, il y a encore d'autres chose dans le livre.! PSC

Il y a quelques jours, je citais l'ethnologue Claude Lévi-Strauss dans un article sur un sujet brulant ( http://www.lescrutateur.com/2016/08/bizarre-pourquoi-ne-parle-t-on-jamais-de-l-islamophobie-de-claude-levi-strauss.html?utm_source=flux&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=politics ).

Dans cet ouvrage, que j'avais négligé depuis trop longtemps, et que je parcours à nouveau après tant d'années, l'illustre professeur parle à plusieurs reprises de la Martinique ( ah! Que n'a-t-il connu la Guadeloupe ! ).

On peut y lire de savoureux développements sur les rhums de Madinina. Je vous en livre deux, ( en photographie ) lecteurs boulimiques pas seulement de livres et d'articles, mais du nectar que prisent encore les dieux de l'Olympe, invités souvent à la table de leur pair le célèbre Bacchus pour dégustation, entre autres de Neisson, de Clément, de St-James, et d'autres encore qui fleurent le terroir « mahawrtiniquais » comme aime à prononcer leur président chabin.

MAIS, si M. Lévi-Strauss vivait encore, je lui eus expédié à son domicile parisien une caisse de BIELLE, qui fleure, lui, le terroir Marie-Galantais ( donc la Guadeloupe ) pour lui prouver à quel point il avait eu tort de ne pas faire une virée sur Karukéra., en cette triste et lourde année de 1940.

Mais au ciel des ethnologues, où il doit vivre actuellement, où tous interdits sont supprimés car le nectar ne s'adresse plus aux sens, mais à la seule intellectualité pure ( dit-on ), tout dévoiement est exclu, comme « toutes larmes sont séchées ».

Certains attestent la haute valeur du BIELLE, non seulement sur le plan gustatif, mais sur le plan médical et curatif. Ils prétendent, et je cite, jusqu'à précisions contraires ( éventuelles ) du corps médical que l'ambroisie marie-galantaise, a, aussi, le pouvoir de calmer et contrôler le surcroit d'ardeur polémique de certains, à de certains moments.

Encore une fois, sous toute réserve.

 

Le Scrutateur.

 

Un témoignage de Claude Lévi-Strauss sur nos rhum.

 

( …. ) Ce doute s'est imposé à moi pour la première fois pendant le séjour forcé aux Antilles que j'ai évoqué au début de cet ouvrage. A la Martinique, j'avais visité des rhumeries rustiques et négligées; on y employait des appareils et des techniques restés les mêmes depuis le xvme siècle. Au contraire, à Porto-Rico, les usines de la compagnie qui possède sur toute la pro­duction de canne une sorte de monopole, m'offraient un spec­tacle de réservoirs en émail blanc et de robinetterie chromée. Pourtant, les rhums de la Martinique, goûtés au pied dès vieilles cuves de bois engrumelées de déchets, étaient moelleux et parfumés tandis que ceux de Porto-Rico sont vulgaires et brutaux. La finesse des premiers est-elle donc faite des impu­retés dont une préparation archaïque favorise la persistance. Ce contraste illustre à mes yeux le paradoxe de la civilisation dont les charmes tiennent essentiellement aux résidus qu'elle transporte dans son flux sans que nous puissions pour autant nous interdire de le clarifier. En ayant deux fois raison nous confessons notre tort. Car nous avons raison d'être ration­nels en cherchant à accroître notre production et à abaisser nos prix de revient. Mais nous avons raison aussi de chérir les imperfections que nous nous appliquons à éliminer. La vie sociale consiste à détruire ce qui lui donne son arôme. Cette contradiction paraît se résorber quand nous passons de la considération de notre société à celle de sociétés qui sont autres. Car, entraînés nous-mêmes dans le mouvement de la nôtre, nous sommes en quelque sorte partie au procès. Il ne dépend pas de nous de ne pas vouloir ce que notre position nous oblige à réaliser; quand il s'agit de sociétés différentes, tout change : l'objectivité, impossible dans le premier cas, nous est gracieu­sement concédée. N'étant plus agent, mais spectateur des transformations qui s'opèrent, il nous est d'autant plus loisible de mettre en balance leur devenir et leur passé que ceux-ci demeurent prétexte à contemplation esthétique et à réflexion intellectuelle, au lieu de nous être rendus présents sous forme d'inquiétude morale ». ( pp. 344/345, de mon édition ). .

 

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