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Publié par Edouard Boulogne

Ralph Monplaisr.

Ralph Monplaisr.

Le Site d'Antilla, publie un article très intéressant, de monsieur Yves-Léopold Monthieux, un Martiniquais que nos lecteurs connaissent déjà.

Intéressant, et aussi plein de cette ironie légère que détestent tant les gens sommaires, et les esprits haineux, ceux de la Martinique, et de la Guadeloupe aussi hélas ! ( trois fois ).

Dans un esprit de paix, je ne nommerai pas le petit copain de Christiane ( ? ….. la Taubira, voyons !  ), et ses spadassins. Ils existent aussi à la Martinique. YY-L Monthieux les désignent gentiment ainsi «  On sait que dans ce pays le grattage de l’épiderme est un sport national » .

De façon plus rustique je parle moi, en ce qui concerne la Guadeloupe, de « racleurs de grattelle ». C’est  un peu plus hard ( à l’instar des deux copains ).Il suffit d'écouter Elie ( Censuré ) pour comprendre ce que je veux dire.

Mais je bavarde, et je m'attarde. Laissons la parole plutôt à Y-L Monthieux.

 

Le Scrutateur.

 

Case­ Pilote : le « Tous Créoles » est en marche

 

( http://www.antilla.mq/2016/08/24/case%C2%AD-pilote-le-tous-creoles-est-en-marche/ ).

 

Le moment approche où les Martiniquais se lasseront de la chronique permanente qui met en scène les rapports entre les hommes politiques et les békés. Il est de règle pour les partis politiques de gauche d’afficher leur détestation de ces Martiniquais, lesquels sont porteurs, selon eux, de la triple tare de descendants d’esclavagistes, de patrons capitalistes et de Blancs pays.

Il y a peu de martiniquais qui, à l’un de ces titres ou aux 3 à la fois, ne pourraient pas trouver matière à poursuivre cette aversion qui instille le discours de la société martiniquaise. Sauf que tout le monde se fatigue et qu’au moment où chaque citoyen tient en permanence à la main un appareil photo enregistreur, il devient impossible de camoufler les contradictions. Les instruments qui ont trahi le vieil homme sont les mêmes qui trahissent ceux qui le condamnent. Il ne suffira plus de posséder en douce, honteusement, son « bon béké » ou son « bon métro » tout en stipendiant la gente des békés et celle des métropolitains. Halte à l’hypocrisie : les hommes publics se verront de plus en plus obligés de parler vrai.

En cette situation de faillite des idéologies, ceux qui les ont portées en pure perte depuis 50 ans voudraient absolument leur survivre, indifférents à leur responsabilité de bergers qui se sont trompés et ont trompé le peuple.

Pour tenir ce qui leur reste de troupes, et qui conditionne leur raison d’être, ils se raccrochent à des idées archaïques dont la compréhension est plus facile à obtenir en ce qu’elles touchent à l’épidermique. Or on sait que dans ce pays le grattage de l’épiderme est un sport national. De même qu’il ne se passe pas de jour, en France, sans qu’on ne parle du temps qu’il fait, les allusions à la couleur de la peau et à la chevelure fait partie du quotidien martiniquais.

Bien entendu, les comportements sont différents entre ceux qui ont des contacts avec les békés et ceux, la grande majorité, qui n’en ont pratiquement jamais avec cette minorité de 1% de la population martiniquaise. S’estimant peut-être à l’abri de toute « contamination », les dirigeants politiques et les directeurs de conscience, ceux qui prêchent et montrent le chemin, font partie des premiers. Ils y trouvent parfois leurs meilleurs amis. Il est vrai que l’interdépendance des responsabilités politiques, économiques et des ambitions artistico-littéraires est telle que de véritables relations, voire des amitiés, donc, naissent entre les békés et ceux qui, par ailleurs, font métier d’arborer des postures destinées à tenir leurs troupes ou leurs fidèles en émoi.

Il n’est pas besoin de remonter au-delà de l’époque où ce secrétaire général d’un parti politique, parvenu aux responsabilités, avait entrepris (le propos est de lui) de voir ce que les békés avaient dans le ventre. « Il y est allé et y est resté », avaient raillé ses adversaires.

Ce chèque émis à l’ordre du PPM, brandi dans un geste théâtral à la télévision par Alfred Marie-Jeanne, n’avait pas arrangé les choses.

Depuis, celui-ci n’a pas manqué de se faire des amis dans le monde des entreprises. Mais c’est encore son adversaire qui, aux dernières élections, était réputé avoir le soutien du monde économique, comme on dit pudiquement pour désigner les békés.

A Case-Pilote, on tient probablement l’un des derniers épisodes de l’histoire de ce béké, mis en scène depuis qu’il s’était imprudemment dévoilé dans un entretien à la presse nationale.

La Cour de cassation l’a mis hors de cause, pas les rumeurs de la rue auxquelles la plupart des hommes politiques obéissent.

Au cours de la fête patronale de la commune dirigée par Ralph Monplaisir, il a été décerné à Alain Huygues-Despointes une distinction honorifique. Elle fut remise en présence notamment du président de la CTM, Alfred Marie-Jeanne, président d’honneur de la manifestation, et du président de l’assemblée, Claude Lise. Saisissant l’occasion pour dénoncer une coupable collusion de ses adversaires avec l’ennemi, le tout nouveau secrétaire général du PPM se fendit d’un communiqué de protestation. Sauf qu’il fut informé plus tard – trop tard, peut-être – qu’en présence de tout ce beau monde, la distinction fut remise à l’industriel martiniquais par son maire, le sénateur-maire du François, Maurice Antiste. Or celui-ci n’est autre qu’un des barons d’Ensemble pour une Martinique nouvelle (EPMN) présidé par le patron du PPM, Serge Letchimy.

Aussi bien, après la participation des békés à la commémoration du 150ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage, à Trénelle, ainsi que la rencontre d’Aimé Césaire et Bernard Hayot autour du Courbaril de l’Habitation Clément, la date du 15 août 2016, à Case-Pilote, pourrait se révéler une étape importante de la normalisation des rapports entre martiniquais.

Tout le monde se tient par la barbichette.

Quels arguments crédibles, en effet, pourront avoir les uns et les autres pour se reprocher mutuellement des rapports prétendument interdits et surtout continuer de soumettre la population martiniquaise à leurs discours hypocrites ?

A vrai dire, il y a que les békés qui puissent rassembler tous les élus martiniquais. Tous ensemble à Case-Pilote, ou presque. Bref, il semble bien que « Tous Créoles » soit en train de gagner son pari.

Yves-Léopold Monthieux, le 22 août 2016

NB: les surlignages sont de Antilla.

 

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ANDRE 24/08/2016 18:23

Heureusement qu'il y a encore des martiniquais qui, c omme Yves Léopold Monthieux, n'hésitent pas à mettre sur la table les incohérences, les contradictions et les complexes d'une majorité.
Vous connaissez, Edouard Boulogne, mes convictions qui selon moi viennent de mon éducation. Mon père et ma pére qui furent à l'époque de leurs débuts d'enseignants, précepteurs des enfants de Mr Joseph Hayot et qui nous ont enseignés des valeurs et des concepts qui semblent ête piétinés par ces gens qui ne parlent que de haine, d'intolérance et de réparations.
Certains vont même à parler de martiniquais et de békés, les mettant en opposition comme si être béké interdisait d'être martiniquais.
Yves Léopold a raison de préciser que pour des raisons électoralistes certains politiques préfèrent maintenir et amplifier un climat de méfiance voire de rejet. Je profite de cette rubrique pour féliciter et encourager Roger de Jaham avec son association Tous Créoles à poursuivre cette éducation indispensable à la cohésion et au mieux vivre ensemble.

Louis de Poméranie 24/08/2016 17:11

Ah ! Césaire ! Césaire ! Césaire ! Si tu n'avais pas fait de la négritude quelque chose qui ressemble à une maladie de l'égo et de l'âme... Le pire, c'est que tu l'as fait en connaissance de cause, à l'inverse de tous les crétins dont tu as fait des machines à répéter des slogans qui pourrissent la vie des Martiniquais et blessent les âmes de tes congénères que tu as prétendu libérer d'on ne sait trop quoi en les extrayant du genre humain ordinaire. Césaire ! Césaire ! Césaire ! c'est le grand malentendu entoure un mal entendu, ou plutôt un mal entretenu.