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Publié par Edouard Boulogne

Christiane Taubira bientôt devant un juge d’instruction

L'ex égérie des gouvernements Ayrault et Valls ( sous la haute protection de F. Hollande, qu'elle a laissé tomber comme une vieille chaussette, dès que les affaires du « président » ont commencé à se déglinguer ) Christiane Taubira ( puisqu'il faut l'appeler par son nom ) va devoir s'expliquer devant les juges qu'elle manipulait en un temps pas si ancien.

Mais cet ancien Garde des sceaux, n'en doutons pas ne manquera pas d'avocats, et d'armes puissantes ( même si elles commencent à s'émousser ), telle que l'accusation de « racisme » ( dont elle se déclarera victime, évidemment ) qui a fait ses preuves depuis qu'avec la complicité de François Mitterrand elle a été forgée dans les années 1980. Telle aussi que la sympathie que lui portent un nombre certain de magistrats, qui se manifestèrent impudemment dans l'affaire dite du « mur des cons ».

 

Le Scrutateur.

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Christiane Taubira sera entendue le 24 août dans l’affaire Anticor dans le cadre d’une plainte pour prise illégale d’intérêts.

Paule Gonzalès


 

( http://kiosque.lefigaro.fr/ouvrir-liseuse-milibris/le-figaro/f1b76ee5-59e4-45e9-8784-ed73e40a537b )


 

JUSTICE La justice marche à son rythme, mais suit son cours. Inexorablement. Plus de trois ans après la plainte de l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson, contre Christiane Taubira, la juge d’instruction ­Sabine Kheris a décidé d’entendre le 24 août prochain l’ex-garde des Sceaux aux fins de mise en examen dans l’affaire Anticor. Elle pourrait tout autant ressortir de cette audition en tant que témoin assisté.

Il est reproché à l’ancienne ministre de la Justice, alors en fonction Place Vendôme, une prise illégale d’intérêts pour être demeurée au comité de parrainage d’Anticor, l’association de lutte contre la corruption et la fraude fiscale.

Cette dernière est aujourd’hui partie civile dans l’affaire des sondages de l’Élysée. En 2010, Anticor avait porté plainte pour favoritisme. En ligne de mire Patrick Buisson certes, mais aussi et surtout Nicolas Sarkozy. L’affaire est classée une première fois en 2011, par la cour d’appel de Paris jugeant de l’immunité pénale du chef de l’État. Une seconde plainte contre X est déposée le 19  décembre 2012 par Anticor ajoutant au délit de favoritisme celui de détournement de fonds publics. Contrairement à 2010, le parquet de Paris décide l’ouverture d’une enquête préliminaire. Entre-temps, Christiane Taubira a été nommée garde des Sceaux. Et une guerre médiatique à coup d’articles de presse et de communiqués s’est enclenchée entre l’ancienne équipe de l’Élysée et la Chancellerie. Ce début de quinquennat Hollande est en effet marqué par la déferlante d’affaires politico-financières qui vaudront au total à l’ancien président de la République 96 heures d’auditions et de gardes à vue devant la Brigade de répression de la délinquance économique et du pôle financier.

En février 2013, Patrick Buisson porte plainte contre la ministre pour prise illégale d’intérêts. Une situation très délicate pour la justice qui mettra un an pour « informer la plainte ». Même si cette dernière est indépendante, il n’est pas simple d’enquêter sur son ministre de tutelle. La juge d’instruction en charge du dossier sera aidée par la communication, en juin 2015, d’échanges de mails et de courriels entre les membres dirigeants d’Anticor. Révélés par Le ­Figaro (nos éditions du 10 novembre 2015), ils témoignent de l’inconfort des dirigeants devant ce mélange des genres, mais aussi de la connivence entre l’association et la Chancellerie, notamment en ce qui concerne l’affaire Patrick Buisson. Pour Me Gilles-William Goldnadel, conseil de ce dernier, il est clair que « la garde des Sceaux a nécessairement eu une influence sur l’ensemble des magistrats, tant du siège que du parquet qui ont à connaître des deux procédures diligentées par l’association Anticor. C’est d’une formidable hypocrisie de la part de la personne qui nous a chanté à tue-tête l’air de l’indépendance de la justice ». L’avocat se félicite de la convocation de Christiane Taubira mais regrette que « la procédure avance si lentement et au forceps. Il est aussi dommage que cette convocation arrive au cœur de la trêve estivale. Enfin, le fait que cette convocation arrive alors que Christiane Taubira n’est plus ministre de la Justice m’inspire des sentiments mélangés », conclut-il.


 

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Livia 21/07/2016 17:09

Et nous n'avons sûrement pas fini avec les "AFFAIRES" de tout ce vilain monde! Je pense que les prochains devraient se montrer implacables envers toutes leurs malversations! Et il y en a sans doute beaucoup!