Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Pages

Publié par Edouard Boulogne

1 ) Quelques candidats de la "droite". 2 ) Un outsider intéressant. 3 ) Le premier mariage gay.
1 ) Quelques candidats de la "droite". 2 ) Un outsider intéressant. 3 ) Le premier mariage gay.
1 ) Quelques candidats de la "droite". 2 ) Un outsider intéressant. 3 ) Le premier mariage gay.

1 ) Quelques candidats de la "droite". 2 ) Un outsider intéressant. 3 ) Le premier mariage gay.

En publiant ces articles consacrés à Nicolas Sarkozy, je ne m'engage pas plus pour ce probable candidat à la primaire de « la droite », que je ne l'ai fait en publiant ces dernières semaines des professions de foi pour d'autres candidats, tel M. Poisson ( pour les propositions duquel, pourtant, j'éprouve une sympathie certaine ).

Je m'efforce seulement, et ce n'est pas si facile, d'apporter une « information critique ».

La tache, donc, est difficile, parce que nous sommes en politique, et que dans le régime « démocratique » surtout, qui est sensé être le nôtre, il est de la nature du débat d'être ambigu.

Comment en effet être clair pour une majorité des électeurs possibles pour chacun, quand quand cette « majorité » est faite de sous-groupes assez disparates, loin d'être d'accord entre eux sur des questions complexes, ( d'ordre économique, politique, moral, spirituel, etc ) sans, pour plaire aux uns, perdre les autres.

Chacun est dans l'expectative, se demandant si, en fin de compte, il ne sera pas floué.

D'autant plus que nous vivons à la suite d'un siècle où « la parole » a été singulièrement dévalué.

Il y a un demi siècle, le père Jean Daniélou exposait clairement, cet état de fait dans un livre remarquablement clair Scandaleuse vérité : « un des traits les plus caractéristiques de notre époque est la méfiance à l'égard de la parole. Et il faut reconnaître que cette méfiance apparaît en grande partie justifiée. Le monde moderne a fait un tel abus de la parole qu'elle ne suscite plus la confiance. A force d'avoir été trompés, les hommes d'aujourd'hui sont devenus méfiants. Toute affirmation les met en garde. Ils ont été trompés par les propagandes poli­tiques. Les plus grands mots ont couvert les pires propa­gandes. Les mots de nationalisme et de socialisme ont servi de paravent à l'entreprise hitlérienne. L'oppression commu­niste se couvre de l'étiquette de démocratie et poursuit son entreprise de domination mondiale en se présentant comme messagère de la paix. Et la liberté qu'affirment les peuples libres est hélas! souvent le masque de la défense de privilèges ».

Dans l'année qui vient nous allons donc devoir faire notre choix, certains d'une seule chose : nous n'aurons pas à choisir entre le BIEN ( laissons cela aux derniers niais de Gauche ) et le MAL, mais entre un mal, et un pire, ou, mieux, et un moindre mal.

Ici, au Scrutateur, nous essaierons, ensemble ( n'oubliez pas la possibilité de concourir au débat, par le moyen de commentaires aux articles, ou des tribunes libres que vous pouvez m'envoyer pour la rubrique La parole aux lecteurs ).

Continuons, ici, à travailler, à tenter d'éclairer les problèmes, à exercer nos courages, et nos capacités d'analyse.

 

Le Scrutateur.

 

______________________________________________________________________

 

( I ) Sarkozy : la stratégie d'un quasi-candidat à la primaire


 

http://premium.lefigaro.fr/politique/2016/06/06/01002-20160606ARTFIG00294-sarkozy-la-strategie-d-un-quasi-candidat.php?a3=763-2244490-891503&een=c14975335b8bc0537b55cb39d83f3170&seen=6&m_i=xugC4goViQttZ%2BM8HBM%2BnmDNtoqtgfLrsCA6eTUemNYx6XHszGadcxc2bZOZBNhYU86Z8onLCEujeQwkxCNt6SK5Ssp29I

 

Par Charles Jaigu
Mis à jour le 06/06/2016 à 20h56 | Publié le 06/06/2016 à 18h48

Le patron des Républicains fait monter la pression autour de sa candidature. Il sera à Lille mercredi, au milieu de ses soutiens, pour un «discours sur la France».

Toujours plus près de la ligne de départ, mais pas encore sur la ligne de départ. Depuis quinze jours, Nicolas Sarkozy n'a cessé d'envoyer des signaux clairs sur son désir d'être candidat à la primaire de la droite pour 2017. Répétant dans ses déplacements qu'il a toujours «la passion de la politique» - elle «coule dans mes veines comme mon sang» -, il a aussi dit son «impatience» de se lancer officiellement. Il a ensuite confirmé, dans une interview à l'hebdomadaire Valeurs actuelles, qu'il avait «pris sa décision», en laissant peu de doutes sur la nature de cette décision.

L'ancien président est donc bien dans un compte à rebours. La seule question désormais est celle du moment de sa déclaration. Elle n'aura pas lieu avant le 2 juillet, date du conseil national de son parti, les Républicains, où il entend expliquer à tous ses rivaux réunis pour l'occasion qu'il est bien celui qui a sauvé le parti de la décomposition. Même si certains le poussent à se déclarer en juillet, Sarkozy semble préférer une annonce vers la fin d'été. Il se félicite en tout cas d'avoir su résister à tous ceux qui lui conseillaient de se déclarer candidat dans les premiers mois de l'année, pour stopper la chute dans les sondages. «Il sait que ce serait le coup d'envoi de la campagne, et personne, surtout pas les Français, n'a envie que cette campagne commence trop tôt», résume Luc Chatel.

En attendant la vraie campagne, le patron des Républicains doit faire vivre le faux suspense de sa candidature. Il lui faut rassurer ceux qui le pressent, et mobiliser ceux qui pourraient douter de sa détermination. L'annonce du soutien de François Baroin a contribué à l'animation de ces derniers jours, d'autant plus que le président de l'Association des maires de France n'a lésiné ni dans son soutien ni dans sa critique d'Alain Juppé.

Mais pour transformer le buzz en offensive politique, Sarkozy a aussi décidé il y a une semaine d'organiser ce mercredi une grande réunion publique à Lille, sur le thème de l'identité de la France. «Ce n'est pas parce qu'il est président du parti qu'il doit se réfugier dans le silence», prévient son entourage. En clin d'œil à une campagne présidentielle qui lui avait réussi, Nicolas Sarkozy précise: «Ce discours sera un peu la suite du discours de Nîmes que j'ai prononcé il y a dix ans.» À l'époque, il n'était pas encore officiellement candidat. «Il pense qu'il a repris la main chez les sympathisants de droite, et il veut enfoncer le clou», explique l'un de ses lieutenants. «Tous ses soutiens sont convoqués», explique-t-on. De François Baroin à Laurent Wauquiez qui lui aussi s'est exprimé dansLe JDD ce week-end, lui apportant un soutien qui n'est toutefois «ni inconditionnel ni aveugle». On annonce une trentaine de parlementaires pour une première démonstration de force.

«Je suis en train d'y arriver»

Le discours annoncé comme «fondateur» pour la primaire sera résolument à droite, s'appuyant sur les deux valeurs qui sont aujourd'hui «battues en brèche par le pouvoir en place», l'autorité et l'identité nationale. «C'est le début d'une campagne qui va au peuple. Il veut être à la fois le rempart et le capteur du populisme ambiant, de cette colère qui monte», décrypte l'un de ses lieutenants.

Convaincu depuis des mois que le phénomène Juppé va s'épuiser, Sarkozy a confié à un proche: «Aznar, Blair, Giscard, Jospin n'ont pas réussi à revenir, et je suis en train d'y arriver.» Une certitude qui repose sur la conviction qu'il devrait gagner la primaire et que le gagnant de la primaire est celui de la présidentielle. «Face à un mec de gauche de 72 ans, je ne peux pas perdre à la primaire», conclut Sarkozy, en visant Juppé.

Une certitude qui s'appuie surtout sur le pari que les électeurs de la primaire seront en premier lieu les sympathisants LR. Et qu'il faut se concentrer sur leur mobilisation. «C'est dans cet électorat que la cote Sarkozy est en train de remonter», confie un proche. «En ce moment, ce n'est pas “La France pour la vie” (titre du livre de Nicolas Sarkozy, NDLR), mais “Les Républicains pour la vie”», résume ce dernier. «Il est temps de récolter les dividendes d'une tâche ingrate qu'il a accomplie pendant deux ans», conclut son vieux compagnon de route, Brice Hortefeux.


La réponse de Juppé à Baroin: «Dommage, moi j'ai eu confiance en lui»

«Si la question est de savoir si, avec Alain Juppé, la confiance est mutuelle, la réponse est non.» En officialisant, dimanche, son ralliement à Nicolas Sarkozy, le chiraquien François Baroin avait assorti son annonce d'une pique à l'attention du maire LR de Bordeaux. Réponse lundi du favori des sondages pour la primaire de la droite: «C'est dommage. Moi, j'ai eu confiance en lui. Je lui avais confié ma succession à la tête de l'UMP quand je m'étais écarté en 2003.» Pour Alain Juppé, «François Baroin est quelqu'un de grande qualité, qui a été un bon ministre de l'Économie». Les relations entre les deux hommes sont tendues depuis l'automne 1995 lorsque Juppé, alors premier ministre, avait écarté Baroin de son gouvernement.

 

 

( II ) Identité nationale, mariage… Les autres débats de la droite

 

http://premium.lefigaro.fr/politique/2016/06/06/01002-20160606ARTFIG00300-identite-nationale-mariage8230-les-autres-debats-de-la-droite.php

 

Par Guillaume Tabard
Mis à jour le 06/06/2016 à 19h48 | Publié le 06/06/2016 à 18h59

Le contre-point de Guillaume Tabard.

Il n'y a donc pas que l'économie. Après avoir affiché leur rupture avec le quinquennat Hollande par des propositions audacieuses sur le terrain économique et social (retraites, temps de travail, assurance chômage, ISF, droit du travail…), les candidats à la primaire de la droite vont devoir s'avancer sur le terrain sociétal ou identitaire.

Parce qu'il n'a jamais été à l'aise avec l'étiquette «libérale», Nicolas Sarkozy veut remettre au-devant de la scène son discours sur l'«identité nationale», sur la France dans laquelle il voit un «miracle millénaire». Il l'a fait il y a deux semaines devant le think tank France fière. Il va le refaire avec plus d'éclat encore mercredi lors d'un meeting dans le Nord. L'occasion pour lui de plaider en faveur d'un «nouveau pacte d'assimilation» dans le cadre duquel l'histoire de France n'aurait plus à s'effacer devant les «idéologies du multiculturalisme».

Parce qu'il avait été mal préparé, pas assumé et qu'il n'avait débouché sur rien, le débat sur l'identité nationale que Sarkozy avait lancé sous son mandat avait viré au fiasco. Et l'idée même rangée dans le placard des sujets à haut risque qu'il valait mieux ne plus aborder pour ne pas être jugé «réactionnaire» ou être cloué au pilori médiatique. Le président des Républicains fait le choix d'y revenir, persuadé que l'opinion, elle, n'a pas envie d'être privée de ce débat. Comme souvent, Sarkozy se targue de mieux sentir le «peuple de droite» et se fait fort de gagner la primaire en empruntant cette voie.

Comme la question de l'identité nationale et d'autres, celle du mariage rappelle aux candidats de la droite qu'il ne suffit pas d'enterrer une question pour que les électeurs ne se la posent plus

Mais ce qui est vrai de l'identité nationale pourrait l'être d'un autre débat que la droite s'est empressée de clore: le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels. Y compris Sarkozy qui a entériné l'intégralité de la loi Taubira dans son livre La France pour la vie. Y compris Jean-François Copé qui, en première ligne dans les manifestations de 2013, ne veut pas «diviser le pays». Or, un sondage OpinionWay révèle que 31 % seulement des électeurs de la primaire veulent «le maintien en l'état» de la loi Taubira. Tandis que plus des deux tiers des électeurs de la droite et du centre réclament sa remise en cause soit par sa suppression pure et simple (28 %), soit par son «aménagement» pour réserver l'adoption aux couples hommes-femmes (40 %).

On est ici face à un déséquilibre entre les attentes de l'électorat de l'opposition et la position de ses dirigeants. Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire défendent la position d'un petit tiers des électeurs de la primaire ; Jean-Frédéric Poisson et Hervé Mariton, peu visibles dans les sondages, celle d'un nombre équivalent ; et François Fillon, qui veut retravailler la question de l'adoption, de 40 % d'entre eux. Relancer ce débat est évidemment périlleux. Mais comme la question de l'identité nationale et d'autres, celle du mariage rappelle aux candidats de la droite qu'il ne suffit pas d'enterrer une question pour que les électeurs ne se la posent plus. Si, comme l'affirme Sarkozy, les enjeux de civilisation priment sur les recettes économiques, ce débat aura sa place dans la campagne de la primaire.

 

4 ) A gauche, pas de primaire, tant le meilleur candidat s'impose irrésistiblement.

4 ) A gauche, pas de primaire, tant le meilleur candidat s'impose irrésistiblement.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Léon de Belleville 07/06/2016 14:25

Que d'agitation inutile. Dans l'indifférence la plus complète pour l'avenir de la France, n'en doutons pas une seconde. Paradoxe du comédien enfilant un scaphandre pour jouer le rôle de Narcisse dont il veut à tout prix changer la partition, et qui ne reconnaît même plus l'image qu'il contemple dans l'onde, persuadé que le masque sous-marin est le reflet fidèle du champion de natation qu'il croit être devenu. Bref ! un concours de connerie, quoi ! dont le règne et les photographes sont la récompense du meilleur... en connerie. Sur ce dernier point, il suffit de se reporter à la jurisprudence de 2012. Et si un candidat veut ridiculiser le champion d'alors qui, naturellement tient à poursuivre ses exploits, il lui suffira de diffuser les enregistrements de la campagne de 2012 de celui que les Français ont adoubé comme celui qui leur ressemblait (et qui leur ressemble encore) le plus.

Dissident 07/06/2016 12:19

Dans les yeux de NKM on lit la haine froide et la démence hallucinée. L'œil gauche est haineux et l'œil droit est dément. Mais, alléluia, on peut au moins se rassurer en se persuadant que nous n'avons pas à faire là à une succube puisqu'elle n'a aucun charme.