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Publié par Edouard Boulogne

1 ) Lectrice du Scrutateur. 2 ) Sans paroles. 3 ) Scrutateur sardoniquant.
1 ) Lectrice du Scrutateur. 2 ) Sans paroles. 3 ) Scrutateur sardoniquant.
1 ) Lectrice du Scrutateur. 2 ) Sans paroles. 3 ) Scrutateur sardoniquant.

1 ) Lectrice du Scrutateur. 2 ) Sans paroles. 3 ) Scrutateur sardoniquant.

C'est notre article d'hier « les Français ne voudraient pas d'un Frexit », qui a provoqué ce commentaire remarquable, qui devrait interdire à certains « ténors » qui se réclament du gaullisme, avec une ( censuré; l'adjectif commençait par un « p » et de terminait sur le suffixe « ssière » ! ) foi. Je publie en article avec un sourire sardonique.

J'ajoute un autre commentaire, sur le même article, qui me paraît, lui aussi tout à fait judicieux.

 

LS

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( I ) Sondage : les Français ne voudraient pas d’un « Frexit ».

La mise à l'index des vieux a débuté avant même que le vote ait lieu : sur différents médias, tout anglais pro-Brexit avait bizarrement des cheveux blancs et des rides alors que les "remain" étaient forcément jeunes et enthousiastes...

Une course en avant à une supranationalité artificielle fait perdre de vue aux eurocrates que la nation demeure à l'échelle humaine et que chaque peuple peut s'y reconnaître, tant dans son territoire que dans son histoire.



Dans ses " mémoires d'espoir" le Général De Gaulle faisait déjà une mise en garde, alors que les pays européens n'étaient qu'à six, mais qu'une certaine tendance technocratique voulait prendre le pas contre l'intérêt des peuples,ce qui ne correspondait pas du tout à ses propres perspectives d'indépendance et de souveraineté pour la France.

On ne peut pas laisser un peuple se sentir dépossédé de lui-même,être méprisé,soumis à des contraintes qu'il n'approuve pas et devenir "étranger" sur son propre territoire, sans qu'il n'exprime son refus, bien compréhensible et saine réaction de la nation.



Extrait, à propos de la construction européenne :

" En effet, l'opération, indépendamment de sa très grande portée économique, se trouve enveloppée d'intentions politiques caractérisées et qui tendent à empêcher la France de disposer d'elle-même. C'est pourquoi, tandis que la Communauté se bâtira dans les faits, je serai, à plusieurs reprises, amené à intervenir pour repousser les menaces qui pèsent sur notre cause.

La première tient à l'équivoque originelle de l'institution.



Celle-ci vise-t-elle - ce qui serait déjà beaucoup ! - à l'harmonisation des intérêts pratiques des six Etats, à leur solidarité économique vis- à-vis de l'extérieur et, si possible, à leur concertation dans l'action internationale?

Ou bien est-elle destinée à réaliser la fusion totale de leurs économies et de leurs politiques respectives afin qu'ils disparaissent en une entité unique ayant son Gouvernement, son Parlement, ses lois, et qui régira à tous égards ses sujets d'origine française, allemande, italienne, hollandaise, belge ou luxembourgeoise, devenus des concitoyens au sein de la patrie artificielle qu'aura enfantée la cervelle des technocrates?



Il va de soi que, faute de goût pour les chimères, je fais mienne la première conception. Mais la seconde porte tous les espoirs et toutes les illusions de l'école supranationale.

Pour ces champions de l'intégration, l'« exécutif » européen existe déjà bel et bien: c'est la Commission de la Communauté économique, formée, il est vrai, de personnalités désignées par les six Etats, mais qui, cela fait, ne dépend d'eux à aucun égard.



A entendre le chœur de ceux qui veulent que l'Europe soit une fédération, quoique sans fédérateur, l'autorité, l'initiative, le contrôle, le budget, apanages d'un gouvernement, doivent désormais appartenir, dans l'ordre économique, à ce chœur d'experts, y compris - ce qui peut être indéfiniment extensif - au point de vue des rapports avec les pays étrangers.



Quant aux ministres « nationaux », dont on ne peut encore se passer pour l'application, il n'est que de les convoquer périodiquement à Bruxelles, où ils recevront dans le domaine de leur spécialité les instructions de la Commission.

(...)



A quelle profondeur d'illusion ou de parti pris faudrait-il plonger, en effet, pour croire que des nations européennes, forgées au long des siècles par des efforts et des douleurs sans nombre, ayant chacune sa géographie, son histoire, sa langue, ses traditions, ses institutions, pourraient cesser d'être elles-mêmes et n'en plus former qu'une seule?

A quelles vues sommaires répond la comparaison, souvent brandie par des naïfs, entre ce que l'Europe devrait faire et ce qu'ont fait les Etats-Unis, alors que ceux-ci furent créés, eux, à partir de rien, sur une terre nouvelle, par des flots successifs de colons déracinés?



Pour les Six, en particulier, comment imaginer que leurs buts extérieurs leur deviennent soudain communs, alors que leur origine, leur situation, leur ambition, sont très différentes?"






Charles de Gaulle - "Mémoires d'espoir", 1970.

 

 

( II ) Sondage : les Français ne voudraient pas d’un « Frexit ».

Je me méfie des sondages qui sont en général destinés à influencer l'opinion publique, sachant que - c'est un phénomène mécanique - les gens préfèrent se rallier à la majorité. À partir de cette réalité d'ordre à la fois psychologique et sociologique, il est évident que les gros intérêts sont du côté de L'Europe-L'Europe-L'Europe, et qu'ils ne lésinent pas sur les moyens. Il n'y a qu'à regarder le jet de boue médiatique qui s'abat sur le Royaume Uni. Ça, c'est ma première observation : je ne crois pas du tout à la véracité de ce sondage destiné à intoxiquer les faibles d'esprit. Cependant, je n'exclus pas qu'il puisse refléter quelque chose de réel, sachant que la propagandastaffel, en France, atteint des sommets. La France qui, sur 40 millions d'habitants comptait une centaine de millions de "résistants" à la Libération, avait massivement acclamé le maréchal Pétain à Strasbourg et à paris quelques semaines avant le débarquement. Alors, ce qu'il faut penser de ce sondage est une question assez secondaire. Il faut simplement prendre acte de ce que la propagandastaffel prend les devants au fur et à mesure que l'Europe-L'Europe-L'Europe est de plus en plus suspecte de félonie et de totalitarisme aggravé aux yeux des Européens qui se se reconnaissent pas dans L'UE (L'Ubuesque Europe) d'une oligarchie occulte aux pouvoirs dictatoriaux et illimités.

 

 

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