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Publié par Edouard Boulogne

Jean-Frédéric Poisson : « La manière dont un certain nombre de musulmans envisagent la vie en société pose problème aux Français »
  1. Jean-Frédéric POISSON est le président du PCD ( Parti Chrétien Démocrate ). Il est aussi, candidat à la candidature aux prochaines Primaires « de la droite et du Centre » ). Il vient de publier cette tribune dans l'hebdomadaire Veleurs Actuelles.

LS.

 

 

Jean-Frédéric Poisson : « La manière dont un certain nombre de musulmans envisagent la vie en société pose problème aux Français »

http://www.valeursactuelles.com/politique/jean-frederic-poisson-la-maniere-dont-un-certain-nombre-de-musulmans-envisagent-la-vie-en

 

Tribune libre. Jean-Frédéric Poisson est député Les Républicains et président du Parti Chrétien Démocrate (PCD). Candidat à la primaire de la droite et du centre, il propose de "supprimer le Conseil Français du Culte Musulman".

Aujourd’hui, la France est divisée. C’est cette réalité-là que le prochain Président de la République devra affronter.

C’est historiquement avéré, la France tire sa force du fait qu’elle est un Etat-Nation. Or, aujourd’hui, elle est davantage devenue une juxtaposition de communautés aux intérêts et cultures divergentes qu’une communauté nationale soudée autour d’une culture de référence et d’un projet commun.

La France est traversée par cette question identitaire et religieuse depuis 30 ans. Les responsables politiques successifs l’ont volontairement ignorée.

J’ai grandi dans les banlieues nord de Paris. Nous parvenions à vivre ensemble à l'époque, car il y avait un cadre culturel de référence : il restait la France comme repère commun et obligatoire. Il n’y avait pas encore ce rêve omniprésent d’une société multiculturelle qui n’a absolument aucun sens, et que je refuse. 

La tournure tragique qu’a prise cette question ces derniers mois oblige à un travail de clarification. Pour ma part, je veux affronter sereinement et énergiquement cette question car il en va de l’unité et de la paix de notre pays.

Il faut avoir le courage de dire aujourd’hui que la manière dont un certain nombre de musulmans envisagent la vie en société pose problème aux Français.

Pas seulement l’islam radical et l’agression constante qu’il fait peser sur notre société et notre mode de vie : celui-là n’a pas sa place dans notre territoire, ni dans d’autres sociétés. Mais bien l’islam «tout court», si l’on peut dire. Dans la mesure où ses déclinaisons sociales et politiques entrent en collision avec les principes fondateurs de notre société, en tous cas avec notre mode de vie. Non pas qu’il faille empêcher les musulmans de croire et de pratiquer leur religion dans des conditions décentes. Mais nos conceptions respectives de la liberté, de l’égalité, de la fraternité, de la dignité humaine et de la laïcité sont si différentes que les Français ne comprennent plus aujourd’hui comment la vie commune, sans changement, est encore possible.

Alors, il faut sortir du déni et agir.

Pour ma part, je défends l’idée de supprimer le Conseil Français du Culte Musulman qui n’a aucun mandat possible pour engager les mosquées de France dans un contrat avec l’Etat. En remplacement, je promeus la mise en place d’un accord contractuel avec chaque association cultuelle.

Par cet accord, les associations cultuelles s’engageront à ne recevoir aucun financement étranger et à ce que les enseignements et prêches soient effectués en français. Elles devront également s’engager à respecter les principes fondamentaux de la vie en société en France, à savoir la liberté de culte de chacun, l'égalité stricte entre les hommes et les femmes, et la fraternité au-delà de leur communauté. Cet engagement contractuel réciproque fera l’objet de contrôles a posteriori.

Qu’il y ait en France des mosquées financées par des fidèles, il n’y a rien à y redire. Mais, comme le prévoit le droit français, chaque mosquée doit être régie par une association cultuelle constituant un interlocuteur formel et identifiable vis-à-vis de l’Etat, capable de prendre des engagements fermes. Et si jamais ces engagements n’étaient pas tenus, alors il y aurait dissolution de cette association cultuelle.

Nous devons afficher de manière claire les exigences à l’égard de la communauté musulmane. C’est la seule façon de sortir du marasme dans lequel nous sommes. Nous ne pouvons pas rester au milieu du gué au prétexte que ce serait « islamophobe » ou « discriminant ». Tous ces prétextes sont faux. Il faut traiter ce sujet. C’est la seule façon de pacifier la société française.

Cette méthode contractuelle et pragmatique est la seule façon de permettre aux musulmans pacifiques de prendre le pas sur ceux qui ont une approche harcelante à l’égard de la société française. Cette méthode permettra de donner toute leur place aux nombreux imams et aux intellectuels qui sont prêts à engager, conformément à la tradition de notre pays, un examen critique du Coran et de ses sourates qui appellent au crime contre les « infidèles ».

Parallèlement, je suis convaincu que notre pays aurait tout à gagner à se réapproprier collectivement notre culture de référence qui est chrétienne. La partager, ce n’est pas refuser la différence. C’est simplement affirmer qui nous sommes et se respecter soi-même. C’est être enraciné ; c’est être debout.

La liberté, l’égalité et la fraternité sont des concepts dont l’origine est chrétienne. C’est au nom de cette culture que nous sommes fondés à exiger le respect de ce que nous sommes, pour peu que nous commencions par nous respecter nous-mêmes.

La France est un pays de tradition chrétienne, comme toute l’Europe. C’est une vérité historique.  Dire cela, ce n’est pas refuser l’autre. C’est la condition de toute intégration. La France n’a pas vocation à devenir un pays musulman, ni un pays multiculturel.

L’émergence de radicalismes de plus en plus répandus et violents est un appel au réveil de la France, c'est-à-dire au respect qu'elle doit avoir pour elle-même, à la promotion de sa culture, de son histoire, à la transmission de l'ensemble des valeurs qui l'ont fondée.

C’est ce projet de réconciliation des Français que je porterai tout au long de cette campagne de la primaire.


 

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Antoine de Panou 10/06/2016 17:08

J'incite le plus possible de lecteurs du Scrutateur à suivre de près la candidature de J.F. Poisson et à l'encourager sous toutes ses formes. J'invite également tous les lecteurs du Scrutateur à faire partager à leur carnet d'adresse et à leurs relations familliales ou amicales leur attention à la présence dans le paysage politique français d'un homme de grande qualité intellectuelle et morale, admirablement formé à l'IPC (Institut de Philosophie Comparée) qui est probablement l'une des meilleures filières en humanités qui puisse figurer dans le choix français: exactement le contraire de l'ÉNA. Compte tenu du poids écrasant du politiquement correct et de la puissance de diffusion tant de l'ignorance que de l'imoralité, j'invite le maximum de "nos" amis à se ressaisir et à prendre en main le destin de la France en entourant les très rares personnalités qui sont en mesure - parce qu'ils ont conscience à la fois de l'état de la France et des véritables enjeux au-delà du petit confort de différents réseaux - en se mobilisant autour de J.F. Poisson et en faisant corps autour de lui pour essayer de peser de manière significative sur une petite chance de redressement d'une France complètement sinistrée - au sens le plus étymologique du terme.