Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

Un Jacques Martial passable dans le « Late show » de Jordan Rizi, sur Guadeloupe 1 ère.
Un Jacques Martial passable dans le « Late show » de Jordan Rizi, sur Guadeloupe 1 ère.

Le Late-show est une émission inégale, mais le plus souvent dynamique et sympathique à l'instar de son animateur Jordan Rizzi.

Hier soir, l'invité était Jacques Martial, comédien, devenu, au fil des années, en métropole, puis en Guadeloupe, administrateur culturel, et actuellement Président du MACTE, ( le Mémorial ACT.e ).

J'attribuerai au show d'hier soir la mention « assez bien ».

Parmi les éléments positifs il y avait évidemment M. Martial, même si l'accès aux fonctions élevées, surtout au delà d'un certain âge exigent souvent des sacrifices, et notamment le port d'un masque. C'est ainsi depuis, au moins, l'âge de Cro-Magnon. Mais Jacques Martial a du métier, il émane de lui, apparemment, une force tranquille adossée à de solides appuis. Il sourit ce qui est agréable, et parle posément.

On pouvait craindre qu'il ne fut question que du Mémorial, mais l'animateur a dû penser , non sans motifs, qu'on en a fait des tonnes, et qu'il convenait en invitant son président de parler, aussi, d'autres choses. Ce qui fut fait et, dans l'ensemble assez bien fait.

On porta le projecteur, et les dialogues sur la carrière de Jacques Martial, et ce fut intéressant.

On questionna aussi l'invité sur certains faits d'actualité.

Une question sur l'affaire Black.M qui a fait le buzz, récemment, vaut à l'émission d'hier la réserve légère qu'on peut soupçonner dans le choix du « passable » au lieu d'un « bien » franc et massif ( Black.M est ce jeune chanteur noir, qui avait été invité – par des blancs - a chanter à Verdun sur le champs de bataille, dans un style de rappeur, assez anti français et provocateur. C'est cela, et non sa couleur de peau qui a suscité un vaste mouvement de protestation et finalement l'annulation de son contrat. Là où des centaines de milliers d'hommes, Français – parmi lesquels des noirs, antillais et Africains, et Allemands ont sacrifiés leurs vies, et soufferts mille morts, les commémorations sont du domaine du sacré, et le viol du sacré est de l'ordre du sacrilège.

Imaginons, par exemple, dans une cérémonie commémorative de la traite négrière, un concert, ou un White.M serait invité à faire la mariole et a éructer des petites insanités?

Je ne sais que dirait Jacques Martial dans ce cas problématique, et d'ailleurs la question ne lui a pas été posé.

Sur la protestation de toute une France encore saine, Martial a parlé du « réveil des forces obscures ». Et je me suis alors senti montré du doigt, mais sans honte aucune, par ce comédien environné de lumières ( au pluriel, comme disait Péguy d'une des variantes du mot « honneur » qui n'a pas le même sens au singulier et au pluriel ).

J'ai pensé aussi que ses parents eussent été de mon côté dans ce cas particulier. Ses parents que j'ai bien connus, qui ont soutenu mon journal Guadeloupe 2000, moralement mais aussi financièrement, par virements automatiques mensuels, et sur la fin ( 2002 ) par chèques.

Ses parents, et tout particulièrement son père, le militaire, l'officier dont je me  souviens particulièrement pour sa participation, active et sympathique, à un souper, chez le colonel de la garnison de la Jaille, où javais été le seul des invités à n'être pas un ancien combattant, ou un officier d'active.

J'évoque ces souvenirs, sans acrimonie, juste pour mettre en perspective, à destination des jeunes qui n'ont pas encore d'expérience et ne peuvent encore juger des attitudes et des postures selon leur degré de « vérité relative ». Car l'expérience, si elle est un poids, il ne faut pas  oublier qu'elle est aussi le lest dont on a si souvent besoin pour éviter de chavirer dans l'océan sans fond de l'exploitation de l'ignorance et de la légèreté.

Ces petites réserves que je formule sur certaines dits du président Martial, sont parfaitement compréhensibles, comme on voit dans le Cyrano de Bergerac que le comédien ne peut ignorer. Et elles n'elèvent rien à l'estime que j'ai par ailleurs de cerains aspects de son oeuvre de comédien.

Mais Anouilh le fait dire aussi à son Antigone : « il faudrait ne jamais devenir vieux ».

Comme dit monsieur Toulemonde : «  C'est la vie, que voulez-vous » !

Et qui est sans péché?

 

 

Le Scrutateur.

 

La carrière de Jacques Martial :

 

http://www.lescrutateur.com/2015/06/jacques-martial-president-du-memorial-act-e.html

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

XAM CIREDERF 28/05/2016 17:16

Jacques est un homme qui a de la bouteille aussi bien au titre de son passé d'acteur et de professionnel du spectacle et de l'art.
Son Père qui est un ami qui au titre du CNAM en Guyane, alors qu'il était au CSG, s'est fait un devoir d'acquérir une formation de gestionnaire et suivait avec assiduité mes cours . Jacques est un "bon produit" d'intelligence et de compétence, qui sait aussi que les chausses trappes ne manquent pas dans ce poste qu'il occupe, sans que je n'ai jamais pu savoir de quoi il était PRESIDENT? Mais ce sont les mystères du MACTe, de la SEMPAT et de tant d'autres choses. Dommage que le bâtiment soit déjà "branlant dans ses fondations", mais attendons de voir comment le "bourgmestre de Petit Bourg " va gérer ce bien qui semble toujours propriété de la SEMPAT ?????