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Publié par Edouard Boulogne

Sûreté : une série de vérifications lancée à Roissy, après le crash du vol MS804.
Sûreté : une série de vérifications lancée à Roissy, après le crash du vol MS804.

La catastrophe du vol MS804, parti de Roissy à destination du Caire, est impressionnante et pose des questions redoutables. Si l'attentat islamiste n'est encore qu'une piste, pas une absolue certitude, c'est sur cette voie que la plupart des chercheurs privilégient pour l'instant.

L'article qui suit, et quoi qu'il en soit en définitive, suscite des questions redoutables. Il y a déjà plus de vingt ans, que Philippe de Villiers dans son livre Les mosquées de Roissy avait, avec sa clairvoyance habituelle bien posé le problème.

Mais comme il fallait s'y attendre, il n'avait pas été écouté. Les « responsables » politiques, comme d'habitude avaient tenté de jeter sur lui le discrédit, le qualifiant d'extrémiste de droite, et d'islamophobe.

Pourtant, c'est la sureté publique, la nôtre, pauvre bétail ordinaire des compagnies de navigation, qui est en question.

Fasse le ciel que nous soyons épargné par la furie islamique, et la lâcheté de nos dirigeants.

 

Le Scrutateur.

 

Sûreté : une série de vérifications lancée à Roissy

 

Le vol MS804 étant parti du terminal 1 de l’aéroport, les autorités recherchent tout élément pouvant éclairer la possible piste terroriste.

Jean-Marc Leclerc


 

http://kiosque.lefigaro.fr/ouvrir-liseuse-milibris/le-figaro/35f3347b-0d9d-4570-98b4-8651451dfd86


 

LE CRASH du vol MS804, avec ses 56 passagers et 10 membres d’équipage, a des conséquences directes sur la sûreté aérienne en France. Car cet Airbus A 320 est parti de Roissy. Pour Gérard Arnoux, pilote chevronné et président du Comité de la sécurité aérienne, « si la piste de l’acte terroriste devait être privilégiée, cela obligerait à se poser les questions qui grattent, car Roissy, ce n’est pas l’aéroport du Caire »…

Sans attendre, les autorités à Paris ont engagé un processus de vérifications pour s’assurer de la manière dont le contrôle des passagers et des bagages a pu être effectué à Roissy avant le crash de cet Airbus A 320. L’enquête officielle a été confiée à la gendarmerie du transport aérien (GTA). À charge pour celle-ci d’établir notamment qui était en poste à l’inspection-filtrage et qui a eu accès à l’avion. Les séquences vidéo des caméras qui ont pu filmer l’embarquement des passagers et le chargement des bagages seront entièrement visionnées. La liste des passagers et même le pedigree des membres d’équipage vont être étudiés.

S’agissant d’un embarquement depuis le terminal 1, le gestionnaire du site, Aéroports de Paris (ADP), va devoir fournir des réponses précises. « Les enquêteurs vont inévitablement s’intéresser au personnel de piste, pour être bien certains qu’il n’y avait pas parmi ces employés un profil à risques. Plusieurs salafistes ont déjà été détectés, par le passé, parmi ceux qui avaient accès aux zones de chargement et déchargement des avions », souligne un cadre de la police aux frontières (PAF).

Mi-décembre, le patron d’ADP, Augustin de Romanet, avait en effet annoncé que « près de 70 badges » d’agents sur les 85 000 qui travaillent dans les zones les plus sécurisées de Roissy et d’Orly avaient été retirés depuis début 2015, notamment pour « des phénomènes de radicalisation ».

Selon un policier très au fait des questions de sûreté aérienne, « on a beau prendre des précautions à l’embarquement, le danger vient toujours du maillon le plus faible de la chaîne de sécurité. À Charm el-Cheick, par exemple, dans le dernier avion pris pour cible, la bombe a été placée dans l’appareil depuis la piste par un terroriste qui avait accès à cette zone. Il y a parfois des complicités dans les aéroports… »

L’enquête qui commence, sous la houlette du parquet de Paris, est une course contre la montre. Car si des complicités se font jour à Roissy, il faudra rapidement retrouver les membres de ce réseau, qui peuvent frapper à nouveau. L’affaire est prise très au sérieux.

Le 12 mai dernier, Augustin de Romanet assurait avoir alerté le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, sur un relatif manque d’effectifs policiers dans les plateformes aéroportuaires parisiennes. Puisque la politique de l’État consiste de plus en plus à déléguer au secteur privé des tâches accomplies jusqu’alors par des fonctionnaires de police.

Le trafic aérien, il est vrai, a « crû depuis 2008 d’environ 20 % », alors que « les effectifs de la PAF, globalement à Roissy et à Orly, ont décru », a-t-il précisé.

L’Intérieur a fixé la barre très haut en termes de sûreté. Dans le cadre de la lutte contre le djihadisme notamment, les contrôles se sont développés. Ils ont été étendus à certains pays situés en zone Schengen. Le contrôle des passeports désormais se doit d’être systématique, avec passage au fichier central. Les tâches des agents ont même été élargies à des missions de renseignement.

Mais voilà, l’engorgement aux points de filtrage peut multiplier par quatre ou cinq les temps de passage. Il n’est pas rare de voir les agents débordés se limiter à un contrôle très superficiel. Dans des conditions de stress que les fonctionnaires de la PAF ont du mal à cacher. Parfois, l’accès aux fichiers centraux est impossible, en raison d’une panne provisoire du système informatique, pudiquement qualifiée d’« opération de maintenance ».

D’ici à trois ans, les autorités veulent doubler le nombre de cabines Parafe, ces systèmes de contrôles automatisés des passeports qui permettent de gagner du temps. ADP espère en voir fonctionner 80 au total sur ses plateformes. Associées à un dispositif de reconnaissance faciale dont on attend les premières expérimentations.

Des profileurs ont également été recrutés dans les aéroports pour détecter les comportements suspects. Un expert aérien le confie au Figaro cependant : « Il faudrait, partout sur les lignes à risques, des scanners corporels pour détecter des explosifs ingérés. Or, ce n’est pas encore le cas. » En clair : le risque kamikaze demeure à Roissy, comme dans bien d’autres grands aéroports.


 

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Georges-Louis Carambar 20/05/2016 15:22

Réponse à la question : le problème, ce sont les statistiques ! Et les statistiques, sans être directement accusatrices, valent la plus précise des démonstrations. Mais ! Mais ! Mais ! Les socialos en redemandent, au nom de la laïcité, qui n'a qu'une adversaire résolue, obscurantiste et anti-démocratique : la religion catholique. Cela a beau être l'expression d'un fanatisme dangereux, ce n'en est pas moins la réalité. Entre fanatiques...

Léon Dy 20/05/2016 14:19

Tiens ! Pourquoi pense-t-on que ce sont des musulmans qui auraient fait le coup ? Halte à l'islamophobie !