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Publié par Edouard Boulogne

La société civile peut débloquer la France, par Ivan Rioufol

Intéressant article que celui-ci, publié ce matin dans Le Figaro, par Ivan Rioufol. Comme il pourrait y avoir malentendu sur la notion de « société civile », je propose ce lien avec un article de François-Bernard Huyghe ) qui traite de la question ( société civile : http://www.huyghe.fr/actu_369.htm .). Ceci à destination de ceux de nos lecteurs qui veulent être utiles, à eux-mêmes, d'abord ( prendre soin de soi même est un devoir dans une vision aristocratique de la vie ) et de la société, dont le salut ne saurait se trouver dans des protestations spasmodiques, ou des réflexes d'indignation qui ne vont pas plus loin que des bruits de bouche.

 

Le Scrutateur.

La société civile peut débloquer la France

Ivan Rioufol


 

http://kiosque.lefigaro.fr/ouvrir-liseuse-milibris/le-figaro/eef7ced8-2b14-4da9-a3d8-ef9d6ebe8929


 

L’extrême gauche est l’ennemie de la démocratie. Elle mobilise un terrorisme social contre la société libérale et capitaliste. Au prétexte de dénoncer la loi travail, les factieux désignent les policiers comme cibles et multiplient les intimidations. Dimanche, les locaux de la fédération du PS de l’Isère ont été criblés de balles. La CGT radicalisée, qui ne représente que 3 % des salariés, poursuit cette montée aux extrêmes qui caractérise les fanatismes. Le syndicat pyromane, dirigé par Philippe Martinez, appelle à bloquer les raffineries, les centrales nucléaires, les transports. Jeudi, il a interdit la parution des journaux nationaux, sauf L’Humanité. Le but est d’attiser en retour la violence d’État, qui permettrait aux ultras de se victimiser et de poursuivre leurs surenchères, quitte à menacer l’ouverture le 10 juin de l’Euro 2016 à Paris. Cette tyrannie des minorités, tolérée depuis des lustres, peut mener au pire tant le pouvoir est faible lui aussi.

François Hollande a raison quand, commentant mardi le blocage des raffineries et des dépôts de carburant, il dénonce « une stratégie portée par une minorité ». Manuel Valls est dans son rôle quand il assure : « Il n’y aura pas de retrait du texte », parlant de la loi El Khomeri. Mais le premier ministre a beau dire : « Ça suffit ! », le gouvernement n’est plus crédible. Le pouvoir socialiste n’a guère plus d’assise que la CGT et ses alliés FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL, FIDL. Les sondages donnent moins de 20 % de soutien au couple exécutif. La gauche n’est qu’une ombre. L’opposition interne des frondeurs ajoute à sa décrépitude. Les contestataires n’ont certes pas tort de souligner que la loi travail n’était pas dans les 60 engagements présidentiels. Mais ce règlement de comptes n’a pas à se faire sur le dos des Français. Ils sont en état de légitime défense.

Il est peu probable que le pays réel, méprisé, insulté, agressé, se taise encore longtemps devant ces petits dictateurs en puissance qui se réclament du totalitarisme communisme. Cette engeance s’ajoute aux organisations islamo-gauchistes et leurs « idiots utiles » qui criminalisent la contestation du multiculturalisme. L’oligarchie narcissique est tout aussi insupportable dans son laisser-faire: elle sacrifie la République au profit des castes, corporations, groupes de pression. Quand, au vu des sabotages de la CGT, le patron de Total, Patrick Pouyanné, annonce mardi que le groupe français va « réviser sérieusement » ses investissements dans le raffinage, il exprime une exaspération partagée. Une même indignation s’installe au cœur de la France oubliée. Elle ne se reconnaît plus dans cette démocratie trahie, qui rampe devant les beuglants. Constater l’impasse s’impose.

Dès lors, faudra-t-il que les citoyens descendent dans les rues pour espérer débloquer la France? Les manifestations monstres de 2013 contre le mariage homosexuel, si elles n’ont pas fait reculer le pouvoir, ont démontré la capacité de mobilisation d’une société civile piquée au vif, fédérée par l’Internet et une même colère. Quand le gouvernement annonce, mardi, qu’il annule 256 millions d’euros de crédits prévus pour la recherche, il persiste à aller à l’encontre des intérêts nationaux. D’autant qu’il est loisible de faire le parallèle entre cette somme économisée et les 312 millions d’euros annoncés naguère pour accueillir les 24 000 premiers « migrants » du Moyen-Orient, qui s’ajoutent aux dépenses consacrées aux autres immigrés. Cette politique à courte vue, menée par un pouvoir en fin de règne, ne peut qu’inciter les gens à s’unir davantage, s’ils veulent reprendre en main le destin de leur nation, abîmée par des décennies de choix irréfléchis.

Les droites à Béziers

L’échec de Nuit debout, initiative sclérosée par la pensée formatée qui s’est abattue sur ce rendez-vous gauchiste, ne doit pas décourager d’un nécessaire rassemblement des Français indignés, libérés des œillères de leurs dirigeants. La mise en danger de la nation par des minorités syndicales, politiques, ethniques, religieuses est l’occasion historique qui s’offre à une expression organisée de la société civile. L’intelligence collective qui sommeille dans la démocratie anesthésiée n’attend qu’à être réveillée. Les citoyens sont attendus pour pallier les carences d’un système représentatif qui n’a plus la confiance du peuple. Les « élites » ne tiennent tellement plus leur rôle qu’elles accusent de « populisme » et d’« d’extrême droite » la moindre tentative d’émancipation intellectuelle, tandis qu’elles restent muettes devant les régressions de la gauche « morale » (bloc-notes de la semaine dernière) et de l’extrême gauche islamo-marxiste. Ce deux poids-deux mesures est le meilleur des aiguillons pour ceux qui, s’appuyant sur les réseaux sociaux, veulent faire pression sur la politique qui ne produit plus, à droite comme à gauche, que slogans et anathèmes.

C’est dans cette perspective d’une mobilisation de la société civile contre les fossoyeurs de la nation que votre serviteur a accepté l’invitation de Robert Ménard à participer, ce week-end dans sa ville de Béziers (Hérault), au rassemblement de toutes les sensibilités de la droite, indépendamment des partis et singulièrement du FN, dont Ménard est cependant proche. Le but est de tenter d’élaborer un consensus, notamment sur des sujets économiques et sociétaux, en sortant des sentiers battus et des guerres de tranchées entre les droites désunies. Mercredi, Ménard a annoncé qu’il proposerait, à l’issue de ces journées, le lancement d’un mouvement citoyen - « Oz’ ta droite » - qu’il compare, dans son fonctionnement horizontal et ouvert, au mouvement espagnol de gauche, Podemos. Tout ce qui pourra constituer la société civile en force autonome ne pourra être que bénéfique pour la démocratie enfin honorée. L’idéal serait qu’un candidat présidentiable sorte de cette novation.

L’alerte autrichienne

Les commentateurs se sont félicités, lors de l’élection présidentielle autrichienne de dimanche, de l’échec sur le fil (30 000 voix d’écart) du candidat souverainiste Norbert Hofer face au candidat écologiste Alexander Van der Bellen. Mais c’est surtout l’effondrement des deux grands partis, l’ÖVP (conservateur) et le SPÖ (socialiste), au pouvoir depuis 1945, qui annonce plus généralement la fin des formations traditionnelles. La plupart d’entre elles se montrent, comme en France, incapables d’entendre les inquiétudes identitaires des peuples raisonnables, confrontés à l’immigration de masse et à l’islam conquérant.


 

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