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Publié par Edouard Boulogne

1 ) Jacques Julliard. 2 ) Le bla bla du vivre ensemble à l'école. 3 ) Et...le résultat !
1 ) Jacques Julliard. 2 ) Le bla bla du vivre ensemble à l'école. 3 ) Et...le résultat !
1 ) Jacques Julliard. 2 ) Le bla bla du vivre ensemble à l'école. 3 ) Et...le résultat !

1 ) Jacques Julliard. 2 ) Le bla bla du vivre ensemble à l'école. 3 ) Et...le résultat !

Je publie ici le début d'une chronique de Jacques Julliard, publiée hier 03 avril dans l'hebdomadaire Marianne.

Julliard est un intellectuel, un historien, un chroniqueur talentueux tant dans la presse écrite qu'audiovisuelle. C'est pourtant un homme de gauche....mais un original, comme quoi tout arrive. ( psc ).

Ce que vous allez lire est un constat pessimiste. Mais son pessimisme est actif. C'est à dire que notre auteur n'écrit pas ( du moins pas seulement ) pour se lamenter, mais pour faire entendre autre chose que cette bouillie saumâtre et empoisonnée  que déverse, - à l'instar du « soleil vert » dans le film prémonitoire qui porte ce titre, - ce poison qu'est le conformisme de la presse et des médias subventionnés par les pouvoirs publics, et les maîtres camouflés de la « mondialisation » en cours qui passe, pour ce faire par le décervelage du politiquement correct.

Lecteurs qui veulent échapper au conditionnement psychologique et intellectuel ( et spirituel ), lisez cet article. Sa tonalité est roborative et dynamisante. Et cela est capital pour préserver la liberté et la vraie joie de vivre.

 

Le Scrutateur.

 

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«Le vivre-ensemble est une blague, une blague sanglante».


 

Publié le 03/04/2016 à 19h49

LE CARNET DE JACQUES JULLIARD - L'historien et essayiste médite sur la violence des sociétés multiculturelles, l'actualité de l'œuvre de Bernanos et les toiles du Douanier Rousseau, notre Apollinaire de la peinture.

Le communautarisme est une immense faillite

Les attentats de Bruxelles ont-ils sonné le glas du communautarisme? Ce serait trop beau. Certes, la preuve par Molenbeek et Schaerbeek a été apportée qu'à laisser se constituer des ghettos ethniques au cœur des cités, on joue notre liberté et notre sécurité à la roulette russe, ou plutôt islamiste. Mais la culture de l'excuse a encore de beaux jours devant elle. Quand on ne trouve à l'action des terroristes que des mobiles légitimes, tels que la frustration, le refus de la discrimination et des fractures sociales, le désir de «socialisation» (sic), sans parler du «contexte international», on n'est pas très loin de leur donner raison (ainsi Corinne Torrekens, directrice de DiverCity, un groupe de conseil en sciences sociales et politiques lié à l'Université libre de Bruxelles,Libération, 24-03-2016). Il faudra encore beaucoup de crimes et de souffrances pour que l'on admette que le «vivre ensemble», cette expression inepte, indécente, derrière laquelle on camoufle l'apartheid des cultures, n'est qu'une blague, une blague sanglante.

Nos sociétés sont multiculturelles et sont vouées à le devenir un peu plus chaque jour. La rapidité, le bon marché des transports, les énormes écarts de prospérité entre les nations font que les pays riches d'Europe et d'Amérique sont en train de devenir des mosaïques ethniques, tandis que les pays pauvres conservent pour l'essentiel leur identité. Pour les pays d'accueil, le communautarisme est une solution de facilité et une marque de candeur extrême. Pour permettre au migrant de «conserver ses racines», on somme le pays d'accueil de renoncer aux siennes, ce que les populations locales n'acceptent pas ; elles ont l'impression d'être déracinées sur leur propre sol.

«Le ‘'vivre ensemble'', cette expression inepte, indécente, n'est qu'une blague, une blague sanglante»

Ajoutez à cela un phénomène nouveau, qui est la marque propre de l'islamisme, et qui contraste avec l'immigration du passé: la détestation du pays hôte. Le résultat, c'est ce cocktail détonant qui est en train de gagner toute l'Europe et que l'on appelle sommairement le populisme.

Le communautarisme, c'est-à-dire la juxtaposition sur un même territoire de communautés différentes par l'origine géographique, la langue, la religion, l'histoire, la culture, la philosophie, est une immense faillite. L'Europe, si le phénomène devait persister, ne lui survivrait pas. L'Allemagne, les Pays-Bas, les pays scandinaves l'ont reconnu depuis peu. La Belgique, le Royaume-Uni ne tarderont pas à le faire.

Nos nations multiculturelles sont donc devant une alternative brutale, sans échappatoire: intégration ou guerre civile. Seule la version universelle de l'humanisme, héritée de la chrétienté, des Lumières et de la Révolution française, nous permettra d'échapper à ce désastre.

( …. ).

 

 

4 ) Sans autre commentaire.

4 ) Sans autre commentaire.

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Harry Sotto 06/04/2016 13:02

Ça alors ! On aura tout entendu, y compris l'expression de l'expérience teintée de bon sens et de bonne foi chez un intellectuel de gauche. Il est vrai qu'il s'agit de Jacques Julliard dont l'honnêteté ne saurait être mise en cause, même s'il a plus d'une fois sacrifié au politiquement correct malgré les réserves intelligentes qu'il a toujours été capable d'émettre. Julliard est un de ces chrétiens de gauche dont il faut bien admettre qu'ils appartiennent à deux grandes espèces, les Tartuffe comme Jacques Delors ( ce sont de loin les plus nombreux) et les idiots utiles (ce sont de loin les plus sincères) et M. Julliard, au demeurant fort intelligent, souvent sage et même particulièrement sensé appartient à cette dernière catégorie tout en s'en évadant  car il n'a la langue ni fourchue, ni de bois. Il y a quelques années, lorsque sur sur LCI Jacques Julliard et Claude Imbert - du "Point" - s'affrontaient régulièrement, c'était souvent Julliard qui portait la parole de la droite et Imbert celle de l'air du temps. Pour caricaturer, disons que Julliard faisait figure de porteur de principes (ce qui caractérise la droite) là où Imbert se montrait plus volontiers porteur de courants, c'est-à-dire d'opinions (ce qui caractérise la gauche). Dans le cas présent, il serait un peu excessif de parler de découverte, mais comme devant la contemplation du lever ou du coucher du soleil, il s'agit du constat d'une réalité, ce qui n'est pas tellement "de gauche" où la culture du déni l'emporte toujours sur tout le reste. En résumé, malgré ses mauvaises fréquentations, je l'aime bien, Monsieur Julliard, et je me réjouis à la fois de son diagnostic et de son courage, car combien sont-ils, les intellectuels de gauche qui mentent, trichent et portent de faux-témoignages urbi et orbi dans l'esprit propagandiste et faussaire qui anime les  propagateurs de la vérole socialo-communiste dont le pacte germano-soviétique - et sa suite militaire et politique - a été la plus parfaite illustration historique ? M. Julliard, lui, se trompe peut-être sur le sens de son propre engagement, mais pour ce qui est du reste, il ne ment pas et sa visée, le plus souvent, est juste car c'est un homme de principes, autrement dit de vérité.