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Publié par Edouard Boulogne

1 ) Robespierre à la Convention. 2 L'exécution du roi Louis XVI parmi des dizaines de milliers d'autres, de tous milieux sociaux. 3 ) Décalration de St-Just, l'une des éoiles de la révolution. Nazis et communistes, n'ont été que des disciples.
1 ) Robespierre à la Convention. 2 L'exécution du roi Louis XVI parmi des dizaines de milliers d'autres, de tous milieux sociaux. 3 ) Décalration de St-Just, l'une des éoiles de la révolution. Nazis et communistes, n'ont été que des disciples.
1 ) Robespierre à la Convention. 2 L'exécution du roi Louis XVI parmi des dizaines de milliers d'autres, de tous milieux sociaux. 3 ) Décalration de St-Just, l'une des éoiles de la révolution. Nazis et communistes, n'ont été que des disciples.

1 ) Robespierre à la Convention. 2 L'exécution du roi Louis XVI parmi des dizaines de milliers d'autres, de tous milieux sociaux. 3 ) Décalration de St-Just, l'une des éoiles de la révolution. Nazis et communistes, n'ont été que des disciples.

Êtes-vous démocrate? Moi aussi! Encore faut-il savoir ce que nous mettons chacun sous ce mot. Faute de définitions claires au début d'une conversation celle-ci ne peut tourner, très vite, qu'à une pure battologie, ou si vous préférez à une épouvantable cacophonie.

Le philosophe Eric Weil, grand monsieur de la pensée, d'origine allemande, mais....juif, il dut quitter son pays dès les années 30, et fit sa carrière en France, professeur à l'université de Lille. C'est dans son profond traité de Philosophie politique ( Vrin ) qu'il écrit ce qui suit au sujet du mot qui nous préoccupe : “Le terme de démocratie est d'un emploi tellement difficile qu'il vaudrait presque mieux renoncer à son emploi. Pris dans son sens étymologique, il ne recouvre aucune réalité : le peuple, opposé aux institutions sociales et politiques qui lui donnent une structure et la possibilité de réfléchir et d'agir, n'existe pas en tant qu'unité et, à plus forte raison, ne décide de rien. Les décisions, la réflexion, l'action sont l'affaire des ins­titutions et c'est à ces institutions que le terme de démocratie, dans l'acception indiquée et qui n'est pas celle des seuls philologues, oppose le peuple. C'est le gouverne­ment qui réfléchit et agit, et il peut le faire avec l'aide et le concours d'une représentation du peuple, non du peuple (même dans la démocratie directe, c'est une partie qui représente le peuple). Si, en revanche, on nomme démocratique tout gouvernement qui jouit de l'adhésion des citoyens, les différences de forme n'entrent plus en ligne de compte, et le gouvernement le plus autocratique peut être plus démocratique que tel régime cons­titutionnel ».

J'adhère à cette déclaration, et tout particulièrement sur les dernières lignes. Tel fut le drame de l'Allemagne des années 30 et 40, et de combien d'autres peuples, que d'avoir confié, dans un élan initial, le pouvoir au pire des despotismes.

Les pays communistes d'Europe se dénommaient « démocraties populaires ». Il y avait là une redondance insupportable, puisque démocratie est un mot qui, en Grec vient de Kratos ( le pouvoir ) et de Démos ( le peuple ). L'expression : Démocratie populaire dénotait donc dans l'esprit de ses créateurs la redondance et le souci d'en faire trop pour dissimuler le mensonge qui était leur seule vraie patrie. Démocratie populaire ou le pouvoir du peuple du peuple, ou du peuple du peuple.

De lamentables foules de niais ont cependant, pendant des décennies, récité ces litanies lamentables, et mensongères, et chez nous mêmes en Guadeloupe et Martinique.

Première leçon : faisons attention au sens des mots. C'est par eux qu'on nous « prend la tête » comme disent les...plus jeunes !

 

Mais êtes-vous républicain? Ah ? Moi aussi. Maiiis..... quel sens donnons-nous à ce mot ? Appliquons notre méthode, interrogative, et critique, donc philosophique.

SI la république est un type de régime, où le peuple a droit à la parole, ou une liberté certaine, donc... soumise à une loi ( pas n'importe laquelle. Question importante chers amis dont nous repousserons l'étude détaillée à une autre fois, parce qu'elle nous imposerait de trop longs et complexes développements ) où une liberté certaine donc préside à la vie publique, alors je suis républicain.

Mais il y a tant de « républiques »! Certaines monarchies ( la Grande Bretagne par exemple ) étant à cet égard plus républicaine que bien des « républiques ».

Souvenons nous des pays communistes, ( plus totalitaires encore, et criminels que l'Allemagne nazie ) qui se proclamaient en Russie : URSS, c'est-à-dire Union des Républiques Socialistes Soviétiques ( Sic ! ). Ouf !

Soyons donc prudents quand les candidats aux élections nous viennent demander l'abandon entre leurs mains de nos suffrages.

 

En France même, aujourd'hui, les Hollande, les Valls, les sublimes Sapin dans leurs discours érotiques ( sur la république ! ) ne cessent de se réclamer de la ...Rééé-Pu-Bliiique », et avec tant d'insistance, que, personnellement, avec mon esprit chicanier ( mais socratique ) je dresse l'oreille intéressé par la gourmandise intellectuelle, mais aussi vaguement inquiet, comme ….mon chat quand il entend un bruit d'assiette, qui annonce soit la patée désirée, soit ...le piège qui l'attirera entre les bras d'un maître qui le prendra dans ses bras, sur le dos, comme un nourrison, position détestée par un chat respectable. .

Quand Peillon, quand la petite Najat Valaud-Belkassim, nous parlent à tous propos et souvent hors de propos des « valeurs de la Républiiique », je me doute qu'il va falloir secouer la tête de droite à gauche ( et vice cersa...,comme font les enfants pour dire NON ).

Car j'aime la République, au sens que j'ai dit, mais un peu moins au sens de Najat, ou de Vincent ou de cet ( censuré ) de François Hollande.

Je les connais, ( comme je connais mon sujet ) je sais de quoi ils parlent, ce à quoi ils se réfèrent, et cela c'est la fameuse « Révolution française » à partir de 1789, et qui...n'est pas terminée.

"Leur" république n'est pas celle dont je brossais plus haut les grands traits, et à laquelle nous sommes tous plus ou moins disposés à adhérer. Elle est une idée, une idéologie, une certaine conception de la République, par laquelle ils cherchent à soumettre les hommes qu'ils considèrent comme la matière première de leur pouvoir, et qu'ils supprimeront s'il leur vient à l'idée de résister.

Aujourd'hui ils continuent leur combat "révolutionnaire" avec des pauses, des armes parfois différentes, des phases d'écoulement lent, et d'autres plus frénétiques.

Nous en sommes à une période insinuante, pénétrante par imprégnation suave par le moyen de l'école, et de leurs médias de masse. Ils ont appris à utiliser la vaseline, parce que par ce moyen ça fait moins mal. Mais le risque demeure : l'esclavagisation de la société toutes classes sociales comprises, par la disparition de la culture, et le conditionnement général des esprits.

Pour savoir qui furent leurs ancêtres, et leurs inspirateurs permanents, je vous invite à regarder et écouter l'émission qui suit, réalisée par des spécialistes de l'histoire et de grands témoins. Et nous y reviendrons, car la finalité d'un organe de communication comme le Scrutateur est de réfléchir et d'appeler à la réflexion par l'échange et l'argumentation.

Croyez moi, chers amis, cela en vaut la peine.

 

Le Scrutateur.

 

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Sur la Révolution ( important. A écouter impérativement pour décongestionner son esprit ). :
 

http://youtu.be/nyHmTLTj1vY

 

 

( I ) INTERVIEW - Max Gallo : "Il suffit de quelques jours pour que la barbarie rejaillisse"

 

L'historien François Furet affirmait que les braises de la Révolution s'étaient éteintes l'année de son bicentenaire. Faut-il réviser cette opinion ?
Je n'ai jamais partagé son point de vue. La Révolution française est un creuset dans lequel il y a toute l'histoire de France depuis ses origines. Un monde nouveau est né de cet événement qui a marqué profondément, par sa radicalité et sa brutalité, notre conscience nationale. Si bien qu'aujourd'hui, de nombreux comportements politiques et humains sont déterminés par la force de ce passé-là.

Seriez-vous sur la ligne de ces auteurs marxistes et socialistes pour qui la Révolution n'est pas terminée ?
Un événement de cette ampleur n'est jamais terminé. Seulement, j'en tire une conclusion différente. En examinant la Révolution, on découvre combien, dans une société organisée, la sociabilité entre les hommes est extrêmement fragile. Et qu'il suffit de quelques jours, parfois de quelques heures, pour que la barbarie des comportements humains rejaillisse. Je pense depuis toujours qu'un des périls majeurs qui guettent nos sociétés contemporaines est l'irruption de la violence et des barbaries. C'est donc sans aucune indulgence que je considère la Révolution française par rapport aux actes humains. Elle est un antimodèle qui pèse encore aujourd'hui. Le peuple français est capable de balayer en peu de temps une institution millénaire comme la monarchie. Il est toujours dans la posture de pouvoir renverser un gouvernement. Selon lui, il n'y a pas de légitimité donnée, car les hommes politiques sont suspects. La période révolutionnaire les a montrés incapables de régler les problèmes. On a faim en 1798 comme en 1788, malgré dix ans de violences. La guerre et le désordre ne règlent aucun problème. On découvre que les politiques sont des girouettes. Ceux qui ont crié "vive le roi !" ont ensuite suivi en cortège Robespierre et ont fini régicides.

Qui sont les "ventres creux" de notre siècle ?
Il y a aujourd'hui une réalité des ventres creux. Il s'agit de ceux qui ont une condition de vie difficile. Au moins formellement depuis le 26 août 1789, ils naissent libres et égaux en droit. C'est une révolution radicale que de dire cela. Car ce n'était pas le cas de ceux qui, durant la Révolution, mourraient de faim et manifestaient pour une miche de pain.

Avoir le ventre creux aujourd'hui et être de culture française, donc héritier de la Révolution, peuvent être socialement explosifs !
Une de nos caractéristiques nationales est l'extrême susceptibilité à l'inégalité. Ce qui est d'ailleurs très antérieur à la Révolution. Il y a un proverbe du Moyen-Âge qui dit : "Qui est plus haut que nous sur terre est ennemi." Il y a du sacré en chaque homme. Nous avons dans nos valeurs, le refus de l'inégalité affichée. La sensation d'être inférieur est difficilement acceptable. "Égalité" n'est-il pas le mot voûte de notre devise nationale ? De la Guadeloupe à un président d'université, en passant par un enseignant-chercheur ou un ouvrier, on entend les mêmes mots : "On nous méprise !", "On veut du respect !" Cette susceptibilité est révélatrice de cette volonté d'égalité.

Qui sont les ventres dorés et pourris de notre époque ?
Tout le discours politique est fondé sur cette opposition entre ventre creux et ventres dorés, qui sont souvent, en effet, des ventres pourris. Quand on dit que des milliards ont été donnés aux banques, certains répondent : "Et rien pour les autres !" Toujours selon une structure binaire. On peut ajouter les stock-options des patrons, les bonus des traders, les bénéfices de Total... tout ça est inacceptable d'une certaine manière. Cela renvoie dans notre imaginaire au mépris exprimé par Marie-Antoinette, quand on véhicule l'idée que, devant des officiers monarchistes, elle aurait dit : "Ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche."

Une révolte de grande ampleur serait-elle possible aux États-Unis ? Les inégalités existent, c'est le moins qu'on puisse dire...
Elles existent évidemment. Les minorités ethniques affirment souvent leur dignité et la volonté de ne plus être traitées comme jusque dans les années 70. Mais la caractéristique de ce pays est que le Noir se définit comme américain. Il n'existe pas ces tensions de l'émiettement que l'on retrouve en France. On arbore le drapeau américain dans son pavillon, on le met à sa boutonnière. Cela s'explique notamment par le fait que ces hommes sont unis par un attachement religieux. Le président prête serment sur la Bible de Washington ou de Lincoln, mais il prête serment d'abord sur la Bible. Il y a, également, ce lien consubstantiel à la naissance d'une nation qui s'est faite contre l'étranger, contre un pays colonisateur, et non au terme d'une guerre civile. Ce qui rend l'unité nationale moins fragile qu'elle ne l'est dans un pays comme la France.

Est-il, selon vous, crucial de réfléchir au passé pour mieux penser le présent et l'avenir ?
Absolument. L'histoire est le seul laboratoire dont disposent les hommes pour comprendre le fonctionnement des sociétés. Chaque fois qu'on fait une réforme aujourd'hui, on se doit de tenir compte de l'extrême susceptibilité quant à la question de l'inégalité. Le CPE qui a déclenché des manifestations en 2006 est apparu inacceptable, car il introduisait, selon ses opposants, de l'inégalité entre différentes couches d'âges. Les auteurs de ce projet n'ont pas mesuré cette apparence capable de dresser contre lui une majorité de la population.
Les politiques, au premier rang desquels Nicolas Sarkozy, se réfèrent-ils suffisamment à l'histoire ?
Pas assez...

En ont-ils la capacité ?
En tant qu'individus, ils ont une moins grande connaissance historique. Ils ne sont que le reflet d'une situation générale liée à la globalisation et à la perte des repères nationaux. Mais il y a un facteur plus aggravant : nous sommes dans une société de l'image. Celle-ci introduit l'immédiateté de l'événement. L'image est sans mémoire, elle produit un attrait qui dure le temps où elle est présente. Cette pression médiatique, associée à celle de l'opinion, rend l'exercice du pouvoir très compliqué. Or, le gouvernement, c'est la longue durée.

 

( Pour lire la suite, cliquer ICI : http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-02-25/interview-max-gallo-il-suffit-de-quelques-jours-pour-que-la/917/0/320453

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pierre 05/05/2016 03:17

une idée de la réalité de l'idéologie révolutionnaire dans quelques lignes d'un rapport de st Just à la convention. " Trois milliards volés...l'administration des armées est pleine de brigands ; on vole les rations des chevaux. On n'y reconnaît point de subordination, parce que tout le monde vole et se méprise."
L'assassinat la terreur et le pillage étaient à l'ordre du jour sous prétexte de liberté et d'égalité.
On sait aussi que les chefs tortionnaires de l'époque se sont assassinés entre eux.
nos zélus ont soins de commémore la prise de la bastille en oubliant de mentionner dans leur discours feutrés,les tortures, les crimes et les ...fosses communes ou sont enterrés les victimes de cette barbarie.

Renaud Dourges 04/05/2016 19:51

cet article me donne l'occasion de signaler dans quelques jours la réédition de Carrier et la terreur nantaise en format poche chez Tempus consacré à celui qui organisa la mort par noyade de 2000 à 5000 personnes Comme le souligne l'auteur Jean-Joël Brégeon, il agissait sans etat d'âme, en simple "technicien" comme le feront d'autres plus tard sous le régime nazi

pierre 05/05/2016 02:31

2000 a 5000 personnes(prêtres, vieillards, jeunes filles, femmes enceintes, enfants) noyées dans la Loire par ce montagnard au sang froid. En voyant le fleuve charrier tant de cadavres Carrier écrivait à la convention : "Quel torrent révolutionnaire que cette loire! .nous ferons un cimetière de la France plutôt que de ne pas la régénérer comme nous l'entendons."

Dissident 01/05/2016 03:14

La révolution soi disant française était (est) fondamentalement anti catholique par conséquent elle est essentiellement satanique. Mais d'ailleurs, vu ses fruits abominables, comment douter encore de son origine infernale ? Je remarque en passant - est-ce une illusion ? - que les grotesques acteurs contemporains de ladite révolution sont carrément dégénérés, ce qui me laisse espérer que cette diablerie pourrait être à bout de mensonges et de souffle.