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Publié par Edouard Boulogne

Au Conseil Régional de la Guadeloupe le conflit de la nouvelle et de l'ancienne majorité n'annonce rien de bon pour les contribuables.

3 04 16   Vote BP 2016 Région.

Débat instructif et révélateur de protagonistes tous les 2, peu pédagogues au sujet d’un domaine que les électeurs et contribuables gagneraient à comprendre ,à savoir  la situation de trésorerie d’une assemblée territoriale dont la masse salariale de 1.200 agents pour 400.000 hab.est équivalente à celle de la commune, très riche, de 35.000 hab., auparavant  administrée, durant 15 ans  par le nouveau président de l’exécutif régional..

Dommage. Car dans leur dotation globale de fonctionnement( DGF) respective, le ratio retenu est équivalent à 1% de la population administrée.

Compte tenu de la réduction annoncée de leur DGF, il faut s’attendre à une augmentation,inéluctable, des impôts afin de la compenser.

 

 

 

( I ) La déclaration de politique générale du président Chalus n'a suscité aucune réaction de la part des élus régionaux, qu'ils soient de la majorité ou de l'opposition.


 

http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/politique/les-intentions-du-president-chalus-laissent-silencieux-370010.php


 

Sans surprise, l'ambiance était électrique, mardi soir, dans l'hémicycle du palais du conseil régional, à l'occasion de la déclaration de politique générale du président Ary Chalus et surtout du vote du budget primitif 2016. Mais jamais on n'avait imaginé que les débats auraient volé aussi bas entre attaques personnelles, mépris, insultes et injures. Alors ne nous y attardons pas...

Arrêtons-nous simplement à la déclaration de politique du président Chalus, qui a duré une quarantaine de minutes, dont la moitié a été consacrée à critiquer le bilan de son prédécesseur afin sans doute de mieux préciser les orientations qui étaient les siennes. Pas d'annonce extraordinaire mais quelques généralités qui lui semblent prioritaires comme « rattraper les trop nombreux retards en matière de distribution d'eau, des gestions des déchets et de transports des personnes » ou encore « préparer la Guadeloupe de demain, celle de 2030, et créer les conditions d'un développement économique et social satisfaisant » .

Un peu plus concrètement, le président Chalus a promis que la Région fera part d'une « proposition après concertation de l'ensemble des acteurs » dans le dossier de la géothermie.

QUELQUES PISTES

En matière d'éducation, de formation professionnelle et d'emploi, le président Chalus prévoit de « favoriser le bilinguisme dès le plus jeune âge, renforcer le dispositif d'appui opérationnel aux porteurs de projets, instituer la gestion prévisionnelle des emplois et des carrières à l'échelle de la Guadeloupe. »

Le président Chalus veut aussi instaurer le contrat social de territoire, censé favoriser les relations entre employeurs et salariés ; créer un fonds d'investissement pour le développement économique et un fonds d'amorçage pour les primo-créateurs, à l'instar du fonds régional d'intervention, qui pourra être sollicité jusqu'à 1,5 million d'euros, pour mettre en place les garanties et avances remboursables ; favoriser l'édification d'une agriculture durable, économe en intrants, respectueuse de l'environnement, de la santé humaine et de la biodiversité, mais surtout qui satisfasse les besoins du marché intérieur ; et faire en sorte que les nombreux talents que possède la Guadeloupe dans les domaines de la culture et des arts puissent vivre de leur métier.

Cette déclaration de politique générale n'a suscité aucune question ou intervention de la part des élus. Il n'y a donc pas eu de débat. Et par la suite, l'ambiance s'est considérablement détériorée.

Finances régionales : il est urgent d'attendre

Concernant le budget primitif, chacun des deux camps semble détenir sa vérité. Et le principal argument du camp Lurel, c'est la non-prise en compte du compte administratif qui s'élèverait à 51 millions d'euros et du compte des gestions qui afficherait un excédent de 36 millions d'euros. Ce à quoi le camp Chalus répond que ce n'est pas une obligation pour la Région de présenter ces documents au moment du vote du budget, comme c'est le cas pour les communes, puisque l'assemblée régionale a jusqu'au 30 juin pour les présenter. Ce qui sera fait sans doute plus tôt, avec peut-être la présentation des résultats de l'audit qui pourraient être disponibles dans quelques semaines. Alors plutôt que de s'attarder sur ce budget qui, de toute façon, sera suivi de décisions modificatives et d'un budget supplémentaire, attendons...

LIRE AUSSI : "Lurel defend sa gestion "


 

( II ) Lurel défend sa gestion


 

Victorin Lurel affirme que les finances de la Région sont « opulentes » .

Peu avant l'assemblée plénière de la Région, consacrée au budget primitif 2016, l'ex-président a choisi le cadre d'une conférence de presse, mardi matin, pour défendre l'état des finances qu'il lui a laissé en héritage.

Tout a commencé en début de semaine par la diffusion de l'exécutif en place d'un document épinglant « une gestion désastreuse » et traitant même Victorin Lurel de « prestidigitateur » des chiffres, lui reprochant d'avoir négligé « des règles de prudence les plus élémentaires de la gestion publique » (lire à droite).

« LA RÉGION QUE J'AI LAISSÉE EST OPULENTE »

Victorin Lurel n'a, bien entendu, pas la même lecture des finances régionales. « C'est une grossière stratégie de communication, une posture dangereuse pour la crédibilité de l'institution régionale et au-delà pour l'économie de la Guadeloupe. Je l'affirme, le nouvel exécutif du conseil régional et sa majorité disposent de tous les leviers pour mener leur politique. Ils disposent des moyens budgétaires nécessaires, pour peu qu'ils sachent faire les choix clairs et qu'ils les assument. Je le dis, la Région telle que je l'ai laissée est opulente. »

Vantant une trésorerie qui dépasse les 60 millions d'euros, l'ex-président effrite qu'il n'est donc pas acceptable que les entreprises ne soient pas payées depuis quatre mois.

« L'actuel président de la Région prétend qu'il n'y a plus d'argent, alors qu'il dissimule depuis plus de deux mois le résultat du compte administratif 2015 dont le solde excédentaire dépasse 50 millions d'euros, confirmé par le compte de gestion payeur qui, lui, est excédentaire de plus de 36 millions d'euros.

Je n'ai procédé à aucun « surengagement « pseudo électoraliste » en 2014 et en 2015, dans la mesure où les autorisations de programme (AP) n'ont pas représenté 1,15% en 2014 et 3% en 2015 du volume total d'AP. En matière d'autorisation d'engagement, seuls 7, 3% ont été affectés en 2014 et 8,6% en 2015 sur les 733 millions d'euros engagés depuis 11 ans. »

Entouré de quelques camarades et proches de son ancienne équipe régionale, Victorin Lurel a défendu les C2DT qui « représentent une inscription budgétaire de 120 millions d'euros sur la période de 2015-2020, soit environ 20 millions d'euros par an. C'est tout à fait supportable. »

SORTIR DE L'HYPOCRISIE

Il a affirmé qu'avec 311 millions d'euros à la fin 2015, l'encours de la dette de la Région peut être remboursé en 5,2 années et s'est félicité du taux moyen des emprunts de la collectivité, de 2,62%. Solennel, Lurel lance : « Je demande au président de Région de sortir de cette hypocrisie qui consiste à dissimuler le compte administratif depuis plus de 2 mois et de n'évoquer que les problèmes des autorisations de programme et d'engagement. Il est évoqué un volume d'investissement de 323 millions d'euros, qui serait à inscrire obligatoirement en 2016. C'est faux. » L'ex-homme fort de la Région de rappeler, en s'épongeant le front, que l'ensemble des grands chantiers comme la déviation à La Boucan, la reconstruction du lycée de Baimbridge, les C2DT sont des programmes engagés depuis longtemps, financés par le Feder, le contrat de plan État-Région, les emprunts ou l'autofinancement...

Parallèlement à cette guéguerre politique à laquelle se livrent désormais Victorin Lurel et Ary Chalus, de nombreuses entreprises serrent les dents en attendant d'être payées par la collectivité. Nombreuses ont leur proche avenir scellé aux arbitrages de la Région.

« Des finances déséquilibrées »

Le président Chalus a indiqué sur le document que « les budgets des exercices 2014 et 2015 ont connu une hypertrophie à caractère électoraliste, basée sur des emprunts qui vont grever la capacité d'action de la Région pour les 10 ans à venir. » Le chef de l'exécutif évalue les encours de la dette régionale au 31 décembre 2015 à un peu plus de 311 millions d'euros, pour un volume des engagements à la même date équivalent à 703,7 millions (508,28 millions d'engagements cumulés sur les autorisations de programme et 195 millions d'engagements cumulés sur les autorisations d'engagement).

LIRE AUSSI : "Les intentions du president Chalus laissent silencieux "


 

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