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Publié par Edouard Boulogne

Tribune des lecteurs :   Ministère de l'égalité réelle : Miracle ou supercherie byzantine ?‏‏ par Jean-Marie NOL.

( Voici une rubrique du Scrutateur, qui doit vous intéresser. Elle ne fait pas double emploi avec les commentaires d'articles. Ceux-ci, en augmentation lente, mais constante, est faite de vos réactions aux articles.

« La voix des lecteurs »vous donne la parole, la possibilité d'enrichir notre blog de vos idées, réflexions, poèmes, réactions propres à l'actualité en général.

Bien entendu je ne publierai que ce qui ne s'en prend pas, éventuellement, aux personnes, au-dessous de la ceinture comme on dit

Les articles signés seront plus particulièrement bien venus. Mais il y a, je le sais d'excellentes raisons, qui ne relèvent pas de la couardise, mais plutôt de ce qu'on appelle le devoir de réserve, à l'anonymat, ou au pseudonyme. Ces articles seront pris en compte. Mais il faudra, que je puisse identifier les expéditeurs de façon précise. Ma discrétion à leur égard étant assurée.

Maintenant, chers lecteurs, à vous de jouer.

 

Edouard Boulogne) .

 

PS : Les propos de lecteurs, n'expriment pas toujours le point de vue du Scrutateur. Ils s'expriment librement. Le Scrutateur n'intervient que pour écarter les attaques qui viseraient des hommes et des femmes, de façon insultante, «  au-dessous de la ceinture » comme on dit.

 

 

Ministère de l'égalité réelle : Miracle ou supercherie byzantine ?

 

A l'examen du déroulé du remaniement ministériel qui a vu la Réunionnaise Ericka Bareigts dont le nom ne cessait de bruisser avant ce remaniement accéder elle aussi au gouvernement en tant que secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, en charge de l'Égalité réelle, nous ne retirons pas un mot de ce que nous avions écrit auparavant dans une précédente tribune à savoir : « Difficultés et erreurs se gravent dans le bronze ; les réussites se meurent dans les mémoires, comme l’eau du ruisseau se perd dans l’océan ». Cette citation de William Shakespeare mériterait d’être méditée par tous les hommes de pouvoir aux Antilles et notamment quand ils sauront que François Hollande en dévoilant son concept d'égalité réelle a fait sienne cette maxime du grand stratège militaire chinois Sun Tzu dans le traité de l’Art de la guerre « Quand vous êtes capable, feignez l’incapacité. Quand vous agissez, feignez l’inactivité. Quand vous êtes proche, feignez l’éloignement. Quand vous êtes loin, feignez la proximité » (...) On sait que tout le succès d’une opération politique visant à réformer un pays voire un parti et son socle idéologique réside dans sa préparation.(...) En ce sens ,François Hollande , que la presse a présenté hier comme un homme sur la défensive à la limite du défaitisme sur les résultats escomptés de sa politique , a su une nouvelle fois pratiquer l'art de l'esquive et cultiver l'art du paradoxe pour ne rien laisser entrevoir de sa stratégie de réforme en douceur du système économique et social des départements et territoires d'outre-mer à l'aide du concept flou d'égalité réelle (Comprendre l'intangibilité de la réduction de la dépense publique et intégrer les mutations considérables de la société apportées par la mondialisation et accentués par l’informatisation de la société et le numérique dans la sphère privée, comme dans la vie de l’entreprise). L'État veut mettre en place un plan pour l'égalité économique réelle en Outre-Mer. Pour quoi faire ? ...Et pourquoi avoir déconnecté l'égalité réelle du ministère de l'outre-mer , et ce alors que le concept vaut uniquement pour les collectivités d'outre-mer?...Ce concept d'égalité réelle , qui en fait cache à notre sens un désengagement financier pur et simple de l'Etat , n’est pas impossible pour François Hollande qui évite de prêter le flanc aux attaques de ses adversaires avec le vocable égalité et grâce à sa défense atypique d'une politique indéchiffrable que d'aucuns considèrent déja en échec avec la réduction des dépenses publiques et les INDISPENSABLES coupes budgétaires à venir . Car, comment parler d'égalité réelle ,quand les collectivités territoriales de Guadeloupe et Martinique , nettement plus que ceux de l'hexagone , seront plus que jamais au régime sec en 2016, et que cela va durer au moins jusqu’en 2018 . L’an prochain, pour l'ensemble des collectivités locales , l’État leur versera 3,7 milliards d’euros de moins, soit 53 milliards contre 56,8 milliards cette année.
Mais sur les quatre ans, “cela représentera une ponction de 28 milliards d’euros” aux dépens des collectivités, a rappelé , le président du Comité des finances locales (CFL), André Laignel (PS). Soit “30 % de dotations en moins”,selon l’Association des maires de France (AMF).
Hausse des impôts, et baisse des dotations : voilà le cocktail que devront ingurgiter les collectivités territoriales nouvelles de Martinique et Guyane, après trois ans de diète.
En attendant, l’ampleur des difficultés financières à venir n’est pas du goût des présidents de collectivités, qui comme le président Alfred Marie-Jeanne parlent d’un “scénario catastrophe”parce que le secteur local connaît une diminution nette de ses recettes et une forte progression de l'endettement . Entre baisse des dotations de l’Etat et augmentation des dépenses sociales, la grogne montera à l’égard du gouvernement. Principal risque pour les plus endettés : être mis sous tutelle de l’Etat, comme la Guadeloupe à deux reprises dans le passé .A cet égard et sans préjuger de l'avenir , Il est intéressant de relever de nouveau un chiffre issu du travail de préparation de la fusion entre conseil régional et conseil général dans la collectivité unique en Martinique. Décidée en 2010 cette fusion, prévue pour 2014 et reportée fin 2015, estime ce surcoût à 79 millions d’euros et le président Marie Jeanne sait pertinemment qu'il devra demander à l’Etat de le prendre en charge. C’est ce chiffre qui est retenu dans la motion de la commission des Outre-mer de l’Assemblée des Départements de France qui demande de “de prévoir l’allocation d’une dotation exceptionnelle « d’amorçage » pour les futures collectivités uniques de Martinique et de Guyane afin de compenser les surcoûts liés à leur création et de ne pas obérer, dès le départ, leur situation financière ;”Quid aujourd'hui de cette dotation , alors que d'aucuns subodorent un déficit budgétaire déja existant voire caché des collectivités de Martinique et Guyane ?

Par expérience, tout le monde sait que toute fusion induit lorsqu’elle intervient des frais, des dépenses supplémentaires, et que ce n’est qu'au bout d’un certain nombre d’années que l’impact de la fusion, si elle est réussie ce qui n’est pas toujours le cas , conduit à des économies et des compétences pleinement assumées financièrement . Dans les années qui viennent , nous estimons au vu des difficultés actuelles de l’Etat providence et de la réduction de la dépense publique , que le changement de paradigme sera considérable . De toute évidence , sous la pression conjuguée du libéralisme et du numérique , le vent va tourner , provoquant une véritable remise en question des fondamentaux économiques et culturels de la Guadeloupe et de la Martinique et donc un changement contraint et forçé des mentalités qui peut induire une fragmentation de la société antillaise .Nous vivons dans une société cybernétiste, c’est-à-dire largement autorégulée par les circuits de feedback, d’information et d’analyse, qui renseignent les appareils organisés, privés ou publics, sur les effets de leurs actions . Aujourd’hui , dommage que les slogans creux ou flous au choix comme l'égalité réelle tiennent lieu de mots d’ordre pour l'action publique , dans un contexte de crise des finances publiques . Encore faut-il, au préalable, s'entendre sur ce que l'on appelle l'égalité réelle surtout quand on suppute que la réduction de la dépense publique opère déja actuellement un décrochage insidieux des collectivités d'outre- mer par rapport aux régions de l'hexagone .
Coup d’arrêt aux nouveaux projets de développement...et déficit budgétaire en perspectives pour les collectivités des Antilles-Guyane !
Les administrations publiques locales en 2016 réalisent 81 % de l’investissement public aux Antilles .L'investissement public local est un facteur traditionnel de soutien de la croissance. En moyenne, pour la dernière période allant de 2003 à 2013 , l'investissement public représente environ 5% du PIB en Guadeloupe et 8% pour la Martinique .
Sur les finances locales, plusieurs collectivités ont déjà pris la mesure des restrictions des dotations de l’État. Ils sont 25 % à dire avoir déjà fait une première évaluation de l’impact prévisionnel pour les trois prochaines années, alors que 15 % affirment qu’une “évaluation est en cours”. Parmi les effets de cette baisse des dotations, 41 % des responsables estiment que cela remettra en cause de nouveaux projets d’investissement, 39 % que cela les décalera dans le temps et 7 % seulement déclarent que les investissements engagés pourraient être remis en cause. C'est surtout le ralentissement de l'investissement public qui est montré du doigt. En effet, les grands chantiers publics et privés, qui avaient joué un rôle moteur dans l’économie de la Guadeloupe et surtout de la Martinique ces dernières années (TCSP), sont arrivés à leur terme. Si ces grands chantiers avaient soutenu la croissance par leurs effets d’entraînement, leur achèvement induit a contrario un repli de la demande qui pénalisera certains secteurs.En Martinique , le BTP sera particulièrement touché avec une réduction de son volume d’activité après deux années de progression.
Pour maintenir leur niveau d’investissement, un tiers des collectivités envisage d’emprunter davantage, 22 % de maintenir l’autofinancement en réduisant les charges de fonctionnement . Pourtant , en dépit des difficultés financières à venir qui vont plomber le développement des Antilles , le président Hollande, répète avec force anaphore qu'il sait ou il va et qu'il tiendra le cap jusqu'au bout de son mandat . Pour ce faire ,il a bien retenu la leçon de sun-tzu qui dit que tout comme l'eau , sans contours , il faut rester informe et ne pas essayer de lutter de façon stérile contre la loi de la gravité .
Et si le but ultime du dessein secret de François Hollande , et la raison d'être de sa stratégie actuelle d'égalité réelle pour les Antilles ,était de déconstruire le système économique et social actuel hérité de la départementalisation sous couvert d'égalité réelle ? ...Soit , alors qu'il le dise clairement et surtout comment y parvenir , car comme l'a si bien dit en son temps Jean Jaurés : "le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire : ce n'est pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe " .La pratique « hollandaise » du pouvoir, depuis 4 ans , déroute les analystes et plonge les Français dans la perplexité voire la colère. Entre les déclamations et les annonces budgétaires rigoristes, la réduction de la dépense publique de 50 milliards , le discours social-démocrate et la sollicitude vis-à-vis des entreprises avec la nouvelle politique de l’offre, pour ne pas parler de l’échec de l’inversion de la courbe du chômage et de la non compétitivité de l’économie française , le président est difficile à décrypter. Indulgents pendant un temps , beaucoup de Français, et pas seulement ses électeurs de mai 2012, mettaient cette illisibilité sur le compte de son habileté ou encore de son personnage lisse , sans relief ni charisme. Après tout, mieux valait peut-être le rusé et intelligent Hollande que le tonitruant Sarkozy pour gouverner la France et la réformer ? Mais aujourd'hui , la fumée ne s’est pas dissipée et la méthode suivie et la stratégie poursuivie par François Hollande est restée impénétrable pour nombre de politologues . Car il y en avait une, n’en déplaise à ses plus radicaux adversaires. Il s’agissait, manœuvrant dans un corridor étroit, de miser sur la stratégie de la roublardise et du pourrissement afin de duper les adversaires de l’austérité pour leur faire avaler la couleuvre de la réforme jusqu’içi impossible à mettre en musique dans une France rétive et rebelle au changement dans la douleur. Tirant les leçons de l’échec de tous les gouvernements précédents à opérer sans contestation et opposition parfois violente , des réformes structurelles de la société Française , François Hollande en a conclu logiquement qu’il n’y avait d’autres alternatives que miser pour réformer en profondeur sur la stratégie de pourrissement volontaire de la situation politique et économique , essayant de laisser croire qu’il y avait des problèmes de croissance , alors que toute la politique économique mise en oeuvre depuis l’élection présidentielle a été justement de casser volontairement la croissance et par voie de conséquence la consommation et l'investissement par une augmentation massive des impôts pour les particuliers et prélèvements sur les entreprises , et ce dans l’optique de tourner la page de la politique économique Keynésienne en oeuvre depuis 40 ans en France et surtout aux Antilles . Pour conjurer le mauvais sort et éviter de reproduire cette dure impuissance à réformer la France, François Hollande a une méthode, une ligne de conduite : il faut réformer dans la douleur sans le dire, car les Français ne veulent pas changer, ils veulent continuer à vivre dans l’illusion que l’État leur évitera l’appauvrissement dû au déclin de leur industrie et à la montée de leur endettement.Pour ce faire ,il évite les chocs frontaux, sauf s’il est sur un terrain qu’il croit au départ dominer parfaitement, comme en politique étrangère, ou pour les questions sociétales comme le mariage pour tous ou la lutte contre le terrorisme . On rappelle souvent, à propos de Hollande, la formule, pour qui : « Il n’est aucun problème assez urgent en politique qu’une absence de décision ne puisse résoudre… ». Elle s’accompagne d’ailleurs d’une autre, moins connue mais beaucoup plus terrible encore : « La politique n’est pas l’art de résoudre les problèmes mais de faire taire ceux qui les posent. » C’est la stratégie du lent pourrissement et de la division , fondée sur l’idée que la plupart des difficultés de la vie politique sont artificielles et voulues par des gens qui finiront peu à peu par se lasser si on ne leur prête pas attention , tant leurs actes et pensées sont déconnectés de la réalité . Ayant choisi d’être indéchiffrable pour éviter de trop prêter le flanc aux critiques, Hollande a décidé dès le début de son mandat d’avancer masqué sur les difficultés sociétales des Antilles, insistant haut et fort sur des détails tout en faisant discrètement adopter des mesures plus significatives mais qu’il valait mieux ne pas médiatiser car elles seraient impopulaires. Sa méthode, si l’on peut employer ce terme, consiste souvent à faire et défaire et opérer avec ambiguité deux choses contradictoires au même moment, pour désorienter ses adversaires. Pour bien comprendre cette stratégie de mutation à marche forcée , il convient de revisiter le discours de François Hollande le 9 mai lors de l'inauguration du Mémorial Act' en Guadeloupe ou encore sur le cyclotron en Martinique . Une épreuve sauf à travestir l’exercice, à transformer la politique actuelle d'assistanat en une étape décisive à travers la décentralisation vers une responsabilité accrue à la sphère locale tout en ayant un souci de désengagement financier de l’ Etat . Nous en voulons pour preuve , un document confidentiel remis à l’Elysée qui préconise une cure d’austérité aux communes, aux départements et aux régions. Au risque d’une mise sous tutelle. Explosif ! "Les propositions évoquées dans le rapport sont sans précédent. Elles enferment les collectivités dans un double carcan. Tout d’abord, un gel en valeur de leurs dépenses jusqu’en 2017, ce qui signifie (compte tenu de l’inflation) une baisse de leurs interventions. Du jamais-vu ! Et de l’explosif puisque le personnel, les investissements et surtout certaines aides sociales, tout sera passé au rabot. Encore plus inédit, si l’engagement n’est pas respecté, les maires, notamment, perdront toute maîtrise de leur budget, ils se verront interdire toute augmentation des impôts locaux et seront mis sous tutelle de l’Etat ". En ce sens , Le climat politique ,économique et social aux Antilles n’a aucune raison de s’apaiser. La destination des investissements est très révélatrice des difficultés actuelles des entreprises. Elles ne luttent pas pour conquérir des parts de marchés mais pour maintenir leur activité. Cette situation est très inquiétante car elle ne permet pas d'envisager l'avenir avec sérénité. François Hollande lesté aujourd’hui d’une forte impopularité laissera-t-il avec le concept plus qu'opaque d'égalité réelle , une empreinte pour la postérité ? Quel en sera l’impact historique s’il n’engendre rien de concret sur le terrain …
Un ministère de l'égalité réelle , on ne s’y attendait pas , mais finalement, le changement avec François Hollande , c’est tout le temps et ce n’est plus très facile à comprendre pour le commun des antillais au bord de la crise de nerf avec l'augmentation de la pression fiscale locale en sus de lourds déficits à résorber et déja annoncés à mots couverts pour les collectivités de Martinique et Guyane . La communication présidentielle sur l'égalité réelle a fait place à de l’enfumage et l’action gouvernementale sur ce plan va rapidement se muer en agitation et jeu de rôles entre divers protagonistes . Or, si l’agitation n’est bonne ni pour la santé, ni pour la gestion d’un pays, il n’en reste pas moins qu’elle permet de camoufler les actualités déplaisantes qui, d’ailleurs, ne manquent pas. Le chômage continue son inexorable progression ,et ceux qui sont durablement éloignés du marché du travail voient leur situation empirer, avec de moins en moins de perspectives d’avenir.Quand aux autres ménages , ils ont de plus en plus de difficultés à payer leurs impôts ;Le nombre de lettres de rappel, de relance et de mise en demeure a littéralement flambé depuis deux ans. Entre 2011 et 2015, le nombre de relances envoyées a triplé, selon le rapport annuel de la Direction générale des finances publiques. Les gens attendent ainsi le dernier moment avant de passer à la caisse. Solidaires Finances publiques souligne en effet que les agents constatent une hausse conséquente du nombre de demande de recouvrement sur tout le territoire. Cependant, on notera que, du point de vue du contribuable, l’affaire est entendue et il en sera de sa poche quoi qu’il arrive.
Peu importe que les finances publiques soient dans le rouge depuis 40 ans, que les dépenses publiques représentent déjà plus de 57 % du PIB et que de telles « relances » s’évanouissent dans une aggravation du déficit commercial, il faut s’installer dans une posture visant à faire croire qu’un pays vivant au dessus de ses moyens peut s’en sortir … en dépensant plus encore plus de cet argent qu’il n’a pas. Si la contestation touche de nombreuses catégories sociales, leurs revendications restent trop disparates pour converger. Il y a des tensions liées à des suppressions d’emplois : fermetures d’entreprises et d’usines et faillites des exploitations agricoles.
Il y a aussi des tensions liées à la politique fiscale chaque fois qu’un groupe économique ou social a le sentiment de payer plus d’impôts que ce qui pourrait être légitime comme on l'a vu à Sainte Anne en Martinique ou au Lamentin et Petit Bourg en Guadeloupe .Mais le vrai problème, lui aussi de taille, c’est qu’à cause de cette croissance atone, le chômage va inexorablement continuer à grimper en 2016/2017 et le déficit budgétaire français va inévitablement déraper , car la politique de l’offre prônée maintenant clairement par le gouvernement ne produira vraisemblablement pas d’effet avant 2017/2018. Avant cette période , le gouvernement ne pourra pas tenir ses engagements et rentrer dans les clous du pacte de stabilité budgétaire comme l’y engage la commission Européenne , d'ou de nouvelles coupes budgétaires attendues .
Ce flou politique et idéologique de la politique gouvernementale aux Antilles accroît le sentiment général d’un manque de repères et accentue par là même un climat déja anxiogène . La pauvreté gagne du terrain, les plus démunis survivent avec presque rien , sinon avec un RSA déja mis en cause (pour preuvre , la collectivité territoriale de Saint-Martin exsangue financièrement vient de voter"l'instauration d’un prélèvement forfaitaire de nature fiscale sur les sommes reçues au titre du revenu de solidarité active ». Le taux de ce prélèvement est fixé à 30%, mais les sommes allouées au titre du « RSA activité » ne seraient elles, pas taxées. La Collectivité compte ainsi sur des recettes de l’ordre de 4,4 millions d’euros sur l’année. Autrement dit, les 3833 foyers qui ne perçoivent que le RSA socle (c’est-à-dire qui ne déclarent aucun revenu professionnel) verraient le montant de leur allocation diminuer de 30%." ...Dans ce contexte, les tensions sociales ne peuvent que progresser , alors on se pose la question , une France « invisible » peut-elle se révolter ?
Trop de difficultés, peu ou pas d’espoir, une conjoncture qui devient une longue tendance d’austérité déplorable, un tissu social qui se désagrège, le sentiment d’être transparents face à une crise partie pour durer et peut être même s’envenimer avec la déroute financière actuelle des bourses qui risque de se transmettre à l'économie réelle .
Oui, la « France d'Outre- Mer invisible » peut aussi se révolter , si l'on n'y prend garde...!!!
La bombe sociale a beau être à retardement, elle risque fort d’être dévastatrice si le moindre grain de sable vient enrayer la machine .Mais François Hollande en tant que président de la république garant de l’intérêt supérieur de la nation , avant que d’être un socialiste , n’ignore rien de ces fragilités et d’un potentiel risque d’explosion sociale aux Antilles , parce qu’il a été onze ans durant premier secrétaire du PS , et de fait , il a parfaitement intégré ce risque liberticide ,et c’est pour celà qu’il est passé maître dans l’art de gouverner avec des concepts flous comme l'égalité réelle et ce tout en se moquant des incompréhensions . Il sait bien que « quand le paon regarde ses pieds , il défait sa roue » . C’est encore pour celà qu’il s’amuse avec dérision de l’image de « tébè »que certains thuriféraires s’acharnent à lui coller avec son ministère de l'égalité réelle . En son for intérieur , Il a toujours voulu être un président stratége à l’image de François Mitterand et il croît pouvoir fabriquer sa propre synthèse à l’Elysée pour réformer par la ruse et la manipulation le socle idéologique du socialisme sur des bases nouvelles en matière économique , et sociale plus pragmatiques et changer le cours politique des choses en France. L’absence de résultats à terme de cette stratégie politique très risquée d'égalité réelle , dans un contexte mortifère de coupes budgétaires , signera pour certains antillais la fin brutale du rêve .

Jean-Marie Nol
Economiste financier

 

 

 

 

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GUILLIOD CLAUDE 13/02/2016 16:08

DE la Démagogie des élus!!!!!!!!!!!!!!!

cet article est très bien pensé, toutefois Hollande n'est pas Mitterand et n'a nullement son habileté politique. Il est évident que la France va devant de grandes difficultés financières, liées à son taux d'endettement généré par des déficits budgétaires récurrents. -28% de valorisation sur nos principales banques interpellent, cette situation augure de lendemain ténébreux!! Hollande risque de payer chèrement des engagements de campagne démagogiques. Ni le terrorisme et encore moins l'état d'urgence ou la déchéance de nationalité sont de nature à assurer une réélection. en un an il est impossible de relancer l'économie française pour inverser la courbe du chômage, bloqué dans son propre piège, Hollande tente d'unir aile gauche et écolos en vu d'affronter le front national au 2ème tour ce dans un contexte d'une France plus que jamais à droite! En ce qui concerne l'égalité réelle et singulièrement en Guadeloupe, il est évident que le Département connaitra de grosses difficultés notamment au niveau de sa marge de manœuvre qui est en voie d'extinction (effets explosion dépenses sociales + baisse des dotations de l'Etat), cette collectivité n'aura d'autre alternative qu'augmenter la taxe sur le foncier bâti avec comme conséquence le "raz le bol fiscal" des contribuables '( notre Département occupant déjà les premières places au hit parade de la pression fiscale). Rien de bien réjouissant sous les cocotiers sauf l'explosion dans un proche avenir: là rien avoir avec le LKP, il n'y aura même pas de leader sinon des SMS lancés par des cohortes de barbares...................le nihilisme!!!!!! Avec des jeunes clochardisés, un langage qui leur est propre et incompris de la population. Le drame de cette catastrophe annoncée, est que nos élus et ce président de la République ne pense qu'à leur réélections : ne rien faire pour déplaire, flatter les bas du peuple pour obtenir leurs suffrages quand l'intérêt du pays devrait conduire à prendre des mesures douloureuses à court terme et salvatrices dans le temps!!!!!!!