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Publié par Edouard Boulogne

1 ) Aude de Kerros. 2 ) Texte d'Henri Ey, psychiatre-philosophe, sur l'AC ;
1 ) Aude de Kerros. 2 ) Texte d'Henri Ey, psychiatre-philosophe, sur l'AC ;
1 ) Aude de Kerros. 2 ) Texte d'Henri Ey, psychiatre-philosophe, sur l'AC ;

1 ) Aude de Kerros. 2 ) Texte d'Henri Ey, psychiatre-philosophe, sur l'AC ;

Cette interview de madame Aude Kerros m'a paru décapante, et propre à intéresser les lecteurs du Scrutateur.

Elle porte sur "l'art contemporain".  Non pas sur tout ce qui se peint, s'écrit, se compose en musique ou en littérature, aujourd'hui,  mais sur un phénomène socio-économique qui porte comme un drapeau l'étiquette « Art contemporain », phénomène où le mot « intérêt » se décline... au pluriel.

Aude de Kerros analyse, décortique la chose, toujours avec le sourire, mais non sans une férocité allègre et fort sympathique ( voir le lien ).

Je fais suivre cette interview d'un texte du philosophe André Comte-Sponville, extrait d'un livre co-écrit avec Luc Ferry : La sagesse des modernes. Texte qui suscite mon adhésion.

Diverses illustrations viennent compléter ces considérations. Je fais cohabiter, successivement des oeuvres d'art classiques, et d'art « contemporain », sans indication des noms d'artistes et de leur périodes de composition, car cela prend beaucoup de temps, sûr et certain d'ailleurs que le lecteur saura discriminer d'un coup d'oeil les unes et les autres. .

 

Le Scrutateur.

 

 

 

L'imposture de l'art contemporain, dévoilée par Aude de Kerros.

 

Dans son ouvrage L’imposture de l’art contemporain (Ed. Eyrolles), l’artiste Aude de Kerros dénonce l’utopie financière qui entoure l’art contemporain. Elle assure que grands collectionneurs, mécènes et administrations sont complices pour fabriquer artificiellement la cote des œuvres d’art et tirer les prix vers d’hallucinants sommets.

 

http://www.ndf.fr/nos-breves/27-11-2015/76824#.VrEXfrVyx2B

 

André Comte-Sponville, dans La sagesse des modernes ( avec Luc Ferry ).

 

« ( ….. ) Je suis allé récemment à l'exposition du Musée d'art moderne de la Ville de Paris, sur « Les années trente en Europe » (mais on y voit aussi des toiles des années vingt), et à celle du Centre Georges-Pompidou, sur les peintres travaillant en France dans la seconde moitié du siècle (« Made in France, 1947-1997»). Ce qui m'a frappé d'abord, et dans les deux cas, c'est l'absence de queue : autant les dernières expositions sur Gauguin ou Corot supposaient des heures d'attente, vous vous en souvenez, autant l'on pouvait, pour Mondrian ou Klein, entrer immédiatement... Je ne crois pas que ce ne soit qu'une coïncidence. Plusiçurs dizaines de milliers de Français ont pris le train ou l'avion pour aller voir l'exposition Ver-meer à La Haye. Combien l'auraient pris pour une rétrospective Kandinsky ou Dubuffet? On me dira que c'est toujours comme ça, qu'il faut du temps pour qu'un artiste trouve son public... Mais cette platitude ne me paraît qu'une demi-vérité : dans les siècles passés, c'est plutôt la nouveauté qui plaisait (pensez à Michel-Ange, à Raphaël, à Rubens, à Corot...), et les maîtres d'autrefois, comme disait Fromentin, qui devaient être défendus contre l'oubli ou le dédain. Dans quel autre siècle le grand public, y compris cultivé, a-t-il ainsi systématiquement préféré les œuvres du passé ? Je n'en vois pas d'exemple, si ce n'est (mais il s'agit d'un cas à tous égards singulier) la fascination que ressentaient les hommes de la Renaissance ou du classicisme pour l'Antiquité grecque et latine. Même alors, pourtant, cela n'allait pas sans enthousiasme pour leur propre temps. Alberti, au quattrocento, ou Vasari, au cinque-cento, avaient plutôt l'impression, et on les comprend, de vivre une époque bénie des dieux, sans précédent depuis l'Antiquité, voire la plus glorieuse, peut-être, que l'humanité ait connue... Qui oserait en dire autant aujourd'hui? Surtout, la désaffection actuelle ne porte pas seulement sur nos contemporains : des artistes nés il y a plus de cent vingt ans, et morts avant notre naissance, en sont éga­lement l'objet. Quand j'étais adolescent, on nous expliquait que Mondrian, Malevitch ou Kandinsky opéraient une rupture si considérable, dans l'histoire de l'art, qu'ils rendaient comme obso­lète toute la peinture figurative, laquelle ne pouvait plus nous intéresser que comme objet historique. Trente ans plus tard, Rem­brandt ou Vermeer nous fascinent toujours, nous passionnent, nous bouleversent... Mais Kandinsky? Mais Mondrian? Mais Malevitch? Dans L'Homme dépaysé, Tzvetan explique qu'il échangerait volontiers un Mondrian contre un tapis glaoui '. Combien de Mondrian donnerait-il pour un Vermeer, ou même, je connais ses goûts, pour un Pieter de Hooch? On m'objectera que d'autres échangeraient volontiers plusieurs Vermeer contre un Mondrian... On peut tout dire, et il se peut qu'en effet le cas existe. Mais enfin je n'en ai jamais rencontré. On ne peut éviter ici les références personnelles. Chardin a changé ma vie, comme Schu­bert, comme Michel-Ange. Quel jeune d'aujourd'hui peut voir la sienne changer parce qu'il a soudain découvert PoUock ou Schôn-berg? Il est trop tôt? Mais ils sont morts depuis plus de quarante ans... En 1787, à Prague, Mozart constate que tout le monde chan­tonne dans la rue des airs des Noces de Figaro, créées à Vienne, d'ailleurs avec un succès immédiat, l'année précédente. Et il nous arrive, aux uns et aux autres, de les chantonner encore... Qui a jamais entendu chanter, dans la rue, des airs du Pierrot lunaire (créé en 1912), de Wozzeck (1925), ou du Marteau sans maître (1955) ? Et qui peut croire qu'on les y entendra dans deux siècles ? Contrairement à la tarte à la crème de l'avant-garde, qui voudrait que l'avenir appartienne à ceux qui ennuient leurs contemporains, la plupart des œuvres qui nous plaisent ont plu aussi en leur temps, parfois immédiatement, parfois dans les années qui ont suivi. Gela vaut pour les chefs-d'œuvre, mais aussi, simplement, pour les suc­cès populaires. Qui ne voit que la beauté moderne, en musique, s'est davantage jouée dans le jazz, dans le rock, dans la variété? Cinquante ans après, Petite Fleur (Sidney Bechet, 1952), Rock around thé Clock (Bill Haley, 1954) ou L'Accordéoniste (Edith Piaf, 1939) nous charment encore, nous secouent, nous touchent, et bien plus que les œuvres d'avant-garde de ces années-là, qui s'excusaient de leur insuccès populaire, déjà, en prétendant inven­ter l'avenir... La beauté moderne? Elle change bien sûr selon les individus et les époques. Quand j'avais dix-sept ans, ce fut pour moi Lindbergh, de Charlebois (je ne connais pas d'œuvre, aujourd'hui encore, qui me dise autant le goût de ces années...), ou Ray Charles, ou les Beatles, ou Nougaro... Petite musique? Sans doute, si on la compare à Bach ou à Beethoven. Mais qui vaut mieux qu'une grande musique, ou prétendue telle, qui ne saurait qu'ennuyer.

Des exemples? Ils ne peuvent bien sûr être que subjectifs. Disons donc, en toute subjectivité, que pour ma part je donnerais volontiers les œuvres complètes de Boulez, que je me force parfois à écouter, pour les six minutes et demie de What'd I say.

Et que je donnerais pourtant tout Ray Charles pour le Quin­tette en «ut» de Schubert... ». ( In La sagesse des modernes, PP. 370 à 372 ).

 

 

La dernière image de cette galerie est l'oeuvre d'un peintre très humble, amateur, qui ne se serait cerainement pas prise pour une artiste. En tout cas, ce n'est pas dans la catégorie de l'art contemporain que je la classerais. Elle s'appelait Miquette Dormoy,. Guadeloupéenne, elle m'était apparentée, par alliance. Hommage à elle.
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Commenter cet article

Raoul Dheste 03/02/2016 20:19

Tiens ! Il y a des contestataires sur la toile. Eh bien on va faire un concours bibliographique. Signalons à Monsieur de Belleville un livre plus récent, de Georges Mathieu, immense peintre (moderne) inspiré. Lui, il a écrit en 1994 : Le Massacre de la sensibilité, aux Editions Jean Picollec, Paris. Et il n'y a pas été avec le manche du pinceau, croyez-moi.

Léon de Belleville 03/02/2016 20:01

On peut prendre les choses de deux façons : soit en disant, là où y'a du fric et d'la com', y'a de l'imposture, ou on dit : là où y'a du fric et d'la com', y'a plus (jamais! d'imposture. Oh ! le sujet n'est pas nouveau : puis-je citer le titre d'une œuvre d'Henri Charlier qui analyse en profondeur la question ? " Le martyre de l’art, ou L’art livré aux bêtes", illustré par l’auteur, aux Nouv. Ed. Latines. Réédition aux Editions Dominique Martin Morin en 1989.

Livia 03/02/2016 18:53

Ce n'est pas pour rien qu'on pense à la merde, quand on parle de cet "art-là", car s'en est, il vole bas, et se vautre dans les WC, la vomissure et les sexes... juste pour du fric!